Culture

Ces prophéties qui annoncent la fin du monde pour le… 23 septembre 2017

Temps de lecture : 2 min

Une certaine interprétation d'un chapitre de la Bible a donné lieu aux théories les plus abracadabrantesques.

Détail du Jugement Dernier, tableau de Michel-Ange | Sanao via Wikimedia Commons License by

Ouragans, séismes, glissements de terrain, élévation du niveau des mers, menace nucléaire... Pas besoin de prophéties apocalyptiques pour prendre conscience que nous traversons une période instable. Mais nous pourrions en avoir besoin pour connaître la date exacte de notre fin, avance Ruth Graham sur Slate.com. Selon certaines prophéties bibliques, le Jugement dernier est prévu pour demain, samedi 23 septembre 2017.

David Meade, un écrivain catholique autoédité qui déclare avoir étudié l'astronomie à l'université, base ses prédictions autour du nombre 33 –sans préciser pourquoi, mais probablement en référence à l'âge de Jésus à sa mort– et d'une planète nommée Nibiru dans la mythologie babylonienne. Cette dernière, dont la Nasa a maintes fois démenti l'existence, se dirigerait vers la Terre, et son passage au-dessus de Jérusalem samedi provoquerait une série de catastrophes mettant fin au monde tel qu'on le connaît. De plus, le 23 septembre a lieu trente-trois jours après l'éclipse solaire du 21 août, un signe selon Meade.

Le site chrétien Unsealed affirme également que ce jour précis marque le début de la fin. Demain pourrait se produire la «Rapture» –«ravissement» en anglais– au cours de laquelle les croyants s'élèveraient au ciel tandis que les non-croyants continueraient de subir des tourments sur Terre durant des années.

Le site a même mis en ligne une jauge calculant «l'indice de Rapture», censée mesurer la probabilité de l'imminence de l'événement à partir de 27 indicateurs dont des éruptions volcaniques, des conditions climatiques extrêmes ou encore des manifestations violentes. L'aiguille est actuellement placée à 9/10.

On s'en rapproche dangereusement.

«Blabla blabla blabla, l'apocalypse commence le 23 septembre 2017»

YouTube grouille de vidéos annonciatrices de phénomènes similaires. Le 23 septembre serait la date du «Nouveau départ d'Israël», d'une «tempête de feu dévastatrice» et de la convergence astronomique la plus importante «depuis Adam et Ève». Robert Breaker, qui se décrit comme un «évangéliste missionnaire» sur sa chaîne, dessine dans une vidéo une frise chronologique destinée à prouver qu'Abraham, la mort de Jésus, la guerre des Six Jours et la Déclaration Balfour mènent tous à samedi 23 septembre.

Toutes ces prophéties, écrit la journaliste de Slate.com, sont basées sur des interprétations subjectives du douzième chapitre du Livre de l'Apocalypse, le dernier du Nouveau Testament.

«Pour faire court, ce passage hallucinant ressemble à ça: “Une femme enceinte donne naissance à un fils et s'enfuit en pleine nature pendant 1.260 jours. Au ciel, la guerre éclate entre les anges et un dragon. Le dragon se replie sur la Terre et poursuit la femme. Elle développe soudain des ailes d'aigle et prend à nouveau la fuite dans la nature. Le chapitre se termine avec le dragon, en colère, sur une plage.” Blabla blabla blabla, l'apocalypse commence le 23 septembre 2017.»

«La Grande déception»

Ce type de prophéties continue de faire parler et d'intriguer les gens, croyants ou non. Lorsqu'une secte new-yorkaise a prédit le retour de Jésus sur Terre le 22 octobre 1844 et que ça ne s'est pas produit, cela a été vécu comme «La Grande Déception». Cette secte a par ailleurs inspiré certains éléments de la série The Leftovers, qui raconte comment les habitants de la Terre survivent à la disparition soudaine et simultanée de 3% d'entre eux.

En 2011, une radio dirigée par l'évangéliste Harold Camping a dépensé cent millions de dollars pour proumouvoir sa vision, selon laquelle la fin du monde devait survenir le 11 mai de l'année. Enfin, de nombreux prophètes ont fait craindre une apocalypse au passage en l'an 2000. Dix-sept ans plus tard, force est de constater que la Terre continue de tourner, et nous avec.

Slate.fr

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