Monde

L'ancien porte-parole de Trump regrette d’avoir crié sur des journalistes

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 20.09.2017 à 9 h 34

Repéré sur The New York Times

Depuis une semaine, Sean Spicer s'est lancé dans une tournée rédemptrice.

Sean Spicer lors des Emmys, à Los Angeles (États-Unis), le 17 septembre 2017. Frederic J. Brown / AFP

Sean Spicer lors des Emmys, à Los Angeles (États-Unis), le 17 septembre 2017. Frederic J. Brown / AFP

Il y a deux mois, Sean Spicer assurait n'avoir aucun regret sur la façon dont il avait traité les journalistes au lendemain de sa prise de fonction. Aujourd'hui, il assure le contraire.

Petit retour en arrière: le 20 janvier 2017, lors de l'investiture de Donald Trump comme président des États-Unis, de premiers chiffres indiquent que la foule présente est moins importante que pour celle de Barack Obama, huit ans plus tôt. Quelques heures plus tard, Sean Spicer débarque en salle de presse à la Maison Blanche et allume les journalistes présents, assurant qu'il n'y a jamais eu autant de monde présent à une cérémonie d'investiture, discréditant la presse devant les yeux de millions d'Américains.

Après six mois à son poste, Spicer avait finalement présenté sa démission «après plusieurs clashs avec les médias et un fort désaccord avec Donald Trump à propos de la nomination d'Anthony Scaramucci au poste de directeur de la communication». À l'époque, interrogé par Sean Hannity sur la chaîne conservatrice Fox News, il avait assuré ne pas avoir le moindre regret.

Deux mois plus tard, cela semble bien avoir changé. Depuis une semaine, Sean Spicer fait une petite tournée, où il essaie d'apparaître sous son meilleur jour. Invité chez Jimmy Kimmel, il reconnaissait que ses débuts avec les journalistes n'étaient pas les meilleurs qu'il aurait pu y avoir, et essaie de se dédouaner. Spicer a ensuite continué sa tournée rédemptrice aux Emmys, où il a repris la parodie qu'avait faite Melissa McCarthy de lui. Une présence sur scène qui en a fait rire certains et scandalisé d'autres.

En essayant de passer d'un personnage haï par beaucoup pour sa (longue) participation à l'administration Trump à celui qui arrive à rire de lui-même et réussit à avoir du recul, «il espère transformer son passage au poste de porte-parole en quelque chose de plus long et lucratif», explique le New York Times.

«Les Emmys constituaient une chance pour M. Spicer d'entretenir un public issu du monde de la télévision et dont il pourrait avoir besoin alors qu'il cherche à participer à des conférences et des apparences télévisées payées dans sa vie post-Maison Blanche.»

Et puis l'ancien porte-parole de la Maison Blanche s'est expliqué dans le New York Times et a assuré qu'il regrettait «absolument» d'avoir critiqué la véracité des articles de presse qui indiquaient que la foule était moins nombreuse lors de l'investiture de Donald Trump que lors de celle de Barack Obama. Un 180° en l'espace de deux mois. Le #SeanSpicerRedemptionTour est bien lancé.

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