Science & santé

Le dur et drôle retour à la gravité d'un astronaute américain

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 19.09.2017 à 11 h 46

Repéré sur The Ringer

Dans l'espace, tout était un peu plus simple.

Leland Melvin © NASA

Leland Melvin © NASA

Leland Melvin est un astronaute américain, dont vous ne connaissez peut-être pas le nom, mais dont vous avez déjà vu le portrait. L'homme qui s'est rendu à deux reprises dans l'espace est aussi celui dont le portrait pris par la Nasa fait le tour du web (à plusieurs reprises), pour des raisons assez compréhensibles.

Dans un article de The Ringer qui lui est consacré, Leland Melvin raconte d'ailleurs que ce qu'il préfère dans cette photo est qu'avec ses deux chiens, Jake et Scout, ils ont l'air de se tenir la main (outre le fait que la photo a la même composition pyramidale qu'un tableau de la Renaissance, note le site internet). Il y a quelques mois, l'astronaute américain avait raconté qu'il avait dû faire entrer ses deux chiens en douce, leur présence étant normalement interdite sur place.

Mais l'une des anecdotes les plus fascinantes de ce portrait concerne le retour de Melvin sur Terre. Après avoir passé plusieurs mois dans l'espace, il s'était tellement habitué à vivre en apesanteur qu'une fois de retour sur la planète bleue, il a bien eu du mal à se réhabituer à la gravité.

«Si vous devez uriner dans l'espace au milieu de la nuit, vous poussez un peu votre lit, vous flottez, vous faites votre petite affaire, et puis vous retombez. Donc une fois de retour, je me réveille, et j'essaie de pousser le lit pour me mettre à flotter, mais ça ne marche pas. Et puis, je m'écrase sur le sol, je me demande ce qui ne va pas. Je finis par ramper jusqu'aux toilettes, avant de comprendre ce qui est en train de se passer.»

En juin dernier, après son retour d'une mission de six mois dans l'espace, Thomas Pesquet racontait avoir eu lui aussi un peu de mal à se réhabituer à la gravité.

«C'est un peu difficile de revenir de l'espace et de se réhabituer à la gravité au début, mais le corps humain est une machine formidable et on s'habitue très vite. Au bout de douze heures, j'avais retrouvé mon équilibre, la force dans les jambes, je pouvais me déplacer tout seul. Maintenant, il va falloir revenir au même niveau de performance qu'avant la mission. Là, je suis à 99% au bout de dix jours donc ça va très vite.»

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