Monde

Trump dit avoir «beaucoup d'amour» pour les jeunes sans-papiers qu'il menace d'expulsion

Temps de lecture : 2 min

Le président américain a fait plusieurs déclarations contradictoires sur le sort des 800.000 jeunes sans-papiers protégés par le programme DACA.

Une manifestation contre la fin de DACA, le programme qui protège des jeunes sans-papiers, à Washington le 5 septembre 2017. ZACH GIBSON/AFP
Une manifestation contre la fin de DACA, le programme qui protège des jeunes sans-papiers, à Washington le 5 septembre 2017. ZACH GIBSON/AFP

Le mardi 5 septembre, la Maison-Blanche a annoncé la fin de DACA, un programme mis en place par Barack Obama pour permettre à des jeunes sans-papiers d'étudier et de travailler dans le pays sans craindre d'être expulsés.

Le président Donald Trump n'a pas lui-même annoncé ce revirement, qui concerne 800.000 jeunes arrivés aux États-Unis avant seize ans. C'est Jeff Sessions, le ministre de la justice qui s'en est chargé, en accusant le programme d'avoir «privé d'emplois des centaines de milliers d'Américains en permettant à ces illégaux de prendre leurs emplois».

Trump a ensuite diffusé un communiqué d'un ton similaire, dans lequel il déclare «que les jeunes Américains ont eux aussi des rêves» et qu'il faut aussi avoir de la compassion pour les «Américains oubliés».

L'annonce a été vivement critiquée –et qualifiée de cruelle– y compris par des Républicains, et des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs villes.

Quelques heures après, Trump a évoqué le sujet de vive voix avec des journalistes et son approche était différente:

«J'ai beaucoup d'affection pour ces gens dont on parle, beaucoup d'amour pour eux [...] et j'espère que le Congrès va pouvoir les aider et faire les choses bien.»

Ensuite, dans un tweet de soirée, le président semblait carrément opposé à la fin des protections pour les jeunes «dreamers»:

«Le Congrès a maintenant six mois pour légaliser DACA (chose que l'administration Obama n'a jamais réussi à faire). S'ils n'y arrivent pas, je réexaminerai la question!»

Il semblerait donc que Trump ne sache pas vraiment quoi penser à ce sujet, comme l'a souligné CNN:

«Trump n'est pas content de sa décision sur DACA».

Cette confusion avait été soulignée plus tôt par le New York Times. Selon une source anonyme, plusieurs officiels de l'administration avaient dit être inquiets que Trump ne comprenne pas l'impact de son annonce, et qu'il changerait d'avis une fois qu'il comprendrait mieux les conséquences.

Le programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals ; en français, action différée pour les arrivées d'enfants) est dans une situation légale compliquée car il n'a jamais été approuvé par le Congrès américain. En seize ans, il y a eu plusieurs tentatives de faire passer cette loi, mais elles ont toujours échoué. Maintenant, Trump demande au Congrès de trouver une solution en six mois, sans donner aucune idée de ce qu'il faudrait faire.

Slate.fr

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