Culture

VIDÉO. Si «Game of Thrones» se déroulait dans le monde d'aujourd'hui

Temps de lecture : 2 min

Jaime Lannister serait Premier ministre et Targaryen, le nom d'une station de métro.

Terminées, les prises de forteresses à coups de flèches enflammées. Terminées, les traversées interminables de la Narrow Sea. Terminée, l'ambiance charrette de foin et cottes de mailles. Le trailer de «Westeros, la série», qui se présente comme un spin-off de Game of Thrones, transpose l'univers de la création phare de HBO à notre époque.

L'ombre d'un dragon survole les gratte-ciels, une femme en talons aiguilles accompagnée d'un loup sortent d'une voiture, la statue du Titan de Braavos en ruines est encerclée d'éoliennes, le trône de fer repose dans une cage de verre, une station de métro porte le nom Targaryen, chars blindés et fusils d'assaut remplacent épées et marteaux.

«Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes», indique le slogan de ce Game of Thrones du XXIe siècle. Elles sont simplement mises au goût du jour, mais la maison qui règne sur Westeros et l'existence supposée de créatures menaçantes au nord du Mur sont toujours d'actualité. Le discours du «Premier ministre Lannister» à propos des «rumeurs sur le nord» est diffusé sur les écrans de Times Square par une chaîne d'information en continu qui n'est pas sans rappeler CNN.

«Je peux vous assurer qu'il n'y a rien à craindre: il n'y a rien au-delà du mur», scande un homme aux airs de Régicide tandis que défilent sur un bandeau les dernières «Breaking news»: «Un mort dans les émeutes de Port-Réal –La reine condamne l'attaque terroriste– Les loups de Winterfell...»

«Je crois que je suis dans la mauvaise série télé»

Comme à la fin de toute bande-annonce, le nom de la série et sa date de sortie s'affichent sur fond musical énigmatique: «Westeros – 2019». Publiée le 29 août, la vidéo a recueilli plus de deux millions de vues. La chaîne YouTube qui l'héberge annonçait alors une suite à ce premier trailer, et près de 12.000 personnes s'y sont abonnées.

Une semaine plus tard, soit le 4 septembre, une deuxième vidéo est mise en ligne sous le nom «Westeros, la série –La révélation». Elle aurait tout aussi bien pu s'appeler «La supercherie», «La récupération» ou «Le meilleur coup de pub de l'année». Dans la première vidéo, un homme demandait à un autre «Es-tu prêt à affronter la nuit?» et le second ne lui répondait pas. Dans la deuxième, il se décide à donner une réponse à laquelle personne ne s'attendait... en néerlandais:

«Je crois que je suis dans la mauvaise série télé. Je viens de “Sunday with Lubach”. On sera de retour le 10 septembre sur NP03.»

Tandis que certains fans de l'adaptation télévisée de l'univers créé par George R. R. Martin crient au scandale dans les commentaires, d'autres saluent l'initiative des producteurs de l'émission néerlandaise et y voient une source d'inspiration pour la potentielle création d'un Game of Thrones contemporain.

Ce n'est pas la première fois que des publicitaires profitent du succès planétaire de la série de science-fiction pour promouvoir des produits ou des idées. On se souvient par exemple de Hodor en employé du KFC répétant sans cesse les mêmes mots...

...ou de l'apparition de Septa Unella et de la Montagne dans un spot pour l'appareil de gazéification de boissons de Sodastream...

...ou des logos de réseaux sociaux jaillissant de la terre à la manière des bâtiments de Westeros dans le générique, animés par HootSuite...

...ou d'un Marcheur Blanc qui sensibilise au réchauffement climatique, sous la houlette de Greenpeace...

...ou encore des héros de la série en candidats à une élection, pour inciter les citoyens américains à aller voter à la présidentielle de 2016:

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