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Des scientifiques créent des nanomachines capables de détruire des cellules cancéreuses

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 01.09.2017 à 10 h 26

Repéré sur The Telegraph, The Verge

Ces machines motorisées sont activées par des rayons lumineux et peuvent détruire des cellules en quelques minutes.

Un schéma d'une nanomachine créée par des scientifiques des universités de Durham, Rice et North Carolina State. TOUR GROUP/RICE UNIVERSITY

Un schéma d'une nanomachine créée par des scientifiques des universités de Durham, Rice et North Carolina State. TOUR GROUP/RICE UNIVERSITY

Les prix Nobel de chimie 2016 avaient découvert comment créer des nanomachines à partir de molécules, et une autre équipe de scientifiques vient de mettre cette découverte en application. Pour une étude publiée dans la revue Nature, des chimistes de trois universités américaines et britanniques ont créé des nanomachines capables de détruire des cellules cancéreuses. 

Ces machines sont si petites que cinquante mille d'entre elles collées ensemble seraient environ de la largeur d'un cheveu humain. Chaque nanomachine motorisée est sensible à une protéine particulière (dix spéciments différents ont été crées), et lorsqu'elles sont activées par des rayons lumieux, elle tournent sur elles-mêmes trois millions de fois par seconde, ce qui leur permet de percer une cellule.

Des tests à développer

 

À Durham University, les chercheurs ont testé leurs machines sur des cellules de cancer de la prostate, et en moins de trois minutes, une de ces nanomachines a pu détruire la cellule.

«Nous nous rapprochons de notre ambition de pouvoir utiliser des nanomachines activées par la lumière afin de cibler des cellules cancéreuses dans les tumeurs au sein et les mélanomes, y compris celles qui ne peuvent pas être traitées par la chimiothérapie» a expliqué le professeur Robert Pal. 

Les chercheurs sont en train d'expérimenter avec ces machines sur des micro-organismes et des petits poissons afin de voir si cela est efficace dans un organisme vivant.

«L'espoir est de passer rapidement aux rongeurs pour tester l'efficacité des nanomachines pour de nombreux traitements médicaux», a précisé le professeur James Tour.

Une des limitations actuelles est que l'activation par rayon ultraviolet ne permet de traiter que des cellules en surface des tissus, là où la lumière peut être dirigée via fibre optique.

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