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Facebook est capable de déterrer des secrets familiaux, mais refuse de dire comment il sait

Temps de lecture : 2 min

Le réseau social a réussi à mettre en contact deux personnes d'une même famille qui ignoraient l'existence l'une de l'autre.

Facebook. LOIC VENANCE / AFP
Facebook. LOIC VENANCE / AFP

C'est l'un des nombreux mystères de Facebook. Comment le réseau social détermine-t-il les personnes que vous pourriez connaître? Depuis plusieurs mois, divers médias cherchent à comprendre la logique derrière cette fonctionnalité, sans jamais obtenir toutes les réponses. Parmi certains de la centaine de facteurs, indiquait USA Today, en juillet dernier:

«Avoir des amis en commun. C'est la raison la plus classique pour ces suggestions. Être dans le même groupe Facebook ou être taggés ensemble dans une photo. Les réseaux (exemple: même école, université, ou employeur). Les contacts mis en ligne.»

Pendant un certain temps, Facebook utilisait également la localisation, rappelle Recode, mais a arrêté quelque temps après la publication d'un article dévoilant que les patients d'un psychiatre avaient reçu des propositions de connexion les uns avec les autres de la part du réseau social.

Si cela permet de régler pas mal de cas, ce n'est pas le cas de tous. Une journaliste de Gizmodo raconte ainsi qu'elle a cherché pendant plusieurs mois à comprendre ce qui la liait aux potentiels nouveaux «amis» que lui suggérait le réseau social.

«Chaque jour, il me recommandait environ 160 personnes, certaines encore et encore. Au cours de l'été, il m'a suggéré plus de 1.400 personnes différentes. Environ 200, soit 15%, étaient des personnes que je connaissais, mais les autres semblaient m'être étrangers.»

Refus de répondre

Parmi ces «étrangers», elle a notamment découvert une femme, avec qui elle n'avait aucun lien, mais qui, elle l'a ensuite appris, est sa grande-tante: elle s'est mariée avec le frère de son grand-père biologique, qui avait abandonné son père à la naissance. Aucune des deux femmes n'était au courant de l'existence de l'autre.

«Comment Facebook a réussi à nous mettre en contact reste compliqué à déterminer. Mon père avait rencontré son mari en personne une fois, après l'enterrement de ma grand-mère. Ils ont échangé quelques e-mails, et mon père avait son numéro dans ses contacts. Mais aucun d'entre eux n'utilise Facebook. Comme aucune personne entre moi et Rebecca Porter dans notre arbre généalogique.»

La journaliste tente bien de comprendre, et contacte Facebook, qui refuse de lui répondre, et lui conseille plutôt de supprimer cette suggestion si elle ne lui convient pas. Autant dire que Kashmir Hill (comme nous tous) est toujours à la recherche d'une réponse pour comprendre ce qui se passe au sein de la fonctionnalité et cherche toujours à déterminer les liens qui existent entre elle et les différentes personnes avec qui Facebook essaie de nous mettre en contact chaque jour.

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