Culture

Comment un roman s'est retrouvé en tête des ventes du New York Times grâce à de fausses ventes

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 27.08.2017 à 16 h 04

Repéré sur The Guardian

L'auteure de «Handbook for Mortals» aurait acheté des livres en gros pour se retrouver en tête des ventes.

La couverture du livre de Lani Sarem. DR.

La couverture du livre de Lani Sarem. DR.

Vous ne connaissez probablement pas le roman «Handbook for Mortals» de Lani Sarem. Et pourtant celui-ci était numéro un de la liste des best-sellers du New York Times jusqu’à la fin de cette semaine. «Était» parce que le livre pour jeunes adultes a été supprimé du classement, suite à des accusations de fausses ventes.

Le roman de Lani Sarem, qui parle «d’une jeune fille issue d’une longue dynastie de tarologues qui voyage à Los Angeles», était arrivé en première position de la liste du New York Times en début de semaine avec près de 18 597 ventes sur seulement un week-end. Cette belle performance, comme l’explique The Guardian, a cependant fait tiquer plusieurs auteurs, dont Phil Stamper. Celui-ci se demandait sur Twitter «comment un livre dont personne n’a entendu parlé, à part deux blogs de niche, peut-il arriver premier des ventes ?». Encore plus étrange, le livre était en rupture de stock dans la plupart des boutiques en ligne.

C’est là, explique le journal, que des internautes et des auteurs ont décidé de se lancer dans une enquête digne d’un roman d’Agatha Christie. Il est alors apparu rapidement que des commandes contenant jusqu’à 100 livres avait été passées dans différentes librairies américaines. Le New York Times a alors réagi rapidement, en supprimant le livre de sa liste. D’après le site américain de divertissement Pajiba, Lani Sarem, qui est également actrice, aurait cherché à obtenir le fameux sticker «#1 New York Time’s Best Selling novel» pour lancer et jouer dans une adaptation cinématographique.

L’auteure a très rapidement nié, dans une interview auprès du Hollywood Reporter, avoir essayé de se jouer du système. Sarem explique avoir simplement demandé à des librairies d’acheter plusieurs copies de son livre en avance, dans le cadre de séances de dédicaces. Tomas Ian Nicholas, un acteur qui devait diriger l’adaptation cinématographique du livre, juge être victime d’une chasse aux sorcières :

«La dernière fois qu’un livre a causé autant de controverse, il s’agissait de “50 nuances de gris», parce qu’il n’y avait jamais eu un livre pareil avant.»

Comme le note Vulture, au vu de la controverse engendré par le roman, il paraît peu probable que celui-ci soit un jour adapté au cinéma. Le livre ne récolte qu'un score médiocre de 1 sur 5 sur le site Goodread.

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