Monde

L'administration Trump a maintenu des contrôles d'identité au Texas malgré l'ouragan Harvey

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 26.08.2017 à 16 h 23

Repéré sur Quartz

En cas de catastrophe naturelle, le bureau des contrôles de l'immigration mettait jusqu'à présent les contrôles d'identité en pause.

Le passage de l'ouragan Harvey au Texas le 25 août 2017  I MARK RALSTON / AFP

Le passage de l'ouragan Harvey au Texas le 25 août 2017 I MARK RALSTON / AFP

Si votre maison est menacée par un ouragan, il y a de fortes chances pour que vous cherchiez refuge. Et vite. C’est ce qu’il s’est passé pour des milliers de personnes sur la côte texane aux États-Unis, lors du passage de l’ouragan Harvey dans la nuit de vendredi 25 août. Harvey est considéré comme l’ouragan le plus violent depuis Katrina en 2005. Et malgré la violence de la tempête, l’administration de Donald Trump a décidé de maintenir les contrôles d’identité des automobilistes.

D’après le site Quartz, cette décision est anormale : lors de précédentes tempêtes, le US Customs and Border Protection (Bureau des douanes et de la protection des frontières) avait toujours mis ces contrôles d’identité en pause. L'État américain avait notamment décidé de suspendre toutes les activités de contrôle lors du passage de Matthew en 2016. Mais pas cette fois, comme l’explique l’agence dans un email envoyé vendredi :

«Les points de contrôles qui se trouvent sur le chemin de l’ouragan Harvey fermeront en même temps que les autoroutes. (...) Les points de contrôles qui se trouvent en dehors du passage de la tempête resterons ouverts.»

Cela signifie que des personnes ne possédant pas de papiers d’identité, ont pu se faire arrêter par les autorités américaines alors qu’elles tentaient d’échapper à la tempête. Le Texas a été balayé par des vents extrêmement violents, avec des rafales allant à 215 kilomètres par heure. Et comme l’explique Quartz, plusieurs routes utilisées pour les évacuations comptaient des points de contrôles du US Border Protection. 

L’annonce n’a en tout cas tout plu aux associations de défense des droits civils. «C’est un choix répugnant», a expliqué le directeur de la section immigration de l’Union américaine des libertés civiles à Quartz. 

«La patrouille frontalière ne devrait jamais garder ses contrôles ouverts durant une catastrophe naturelle. Tout le monde, peu importe leur couleur de peau ou leur origine, mérite d’être sauvé.»

La décision n’a pas forcément été directement prise par le Président américain. Mais celle-ci est en phase avec la politique d’immigration de Donald Trump, qui cherche toujours à financer le mur entre le Mexique et les Etats-Unis, promis lors de la campagne présidentielle. 

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