Monde

Alors, c’est comment de dormir dans la maison de Trump?

Repéré par Juliette Mitoyen, mis à jour le 24.08.2017 à 10 h 06

Repéré sur The New Yorker

«Le four ne marche pas. La chasse d’eau ne fonctionne que faiblement.»

La maison d'enfance de Donald Trump, dans le Queens, le 12 septembre 2016 | Drew ANGERER / AFP

La maison d'enfance de Donald Trump, dans le Queens, le 12 septembre 2016 | Drew ANGERER / AFP

Pour la modique somme de 644 euros –minimum–, il est désormais possible de s’offrir une nuit dans la maison où a vécu le petit Donald Trump jusqu’à ses 4 ans. Située à Jamaica Estates, un quartier de classes moyennes supérieures du Queens, à New York, la demeure a été construite en 1946, par le père de Trump lui-même.

Cinq chambres, seize lits, 232m2: de quoi donner du potentiel à la «Trump house», que l’on imagine au moins aussi impressionnante que l’immense égo du 45e président des États-Unis.

Une maison «petite, sombre, fortunée et silencieuse»

Amanda Petrusich, auteur au New Yorker, fait partie de ces journalistes qui ont relevé le défi de passer la nuit chez Donald Trump. Dans son article publié pour l’occasion, elle affirme que la maison est «petite, sombre, fortunée et silencieuse» et que son séjour n’a rien eu de sensationnel:

«Il y a plusieurs grandes télévisions, mais je n’ai pas réussi, sur aucune d’entre elles, à voir le discours du Président sur l’Afghanistan ce soir-là. Le four ne marche pas. La chasse d’eau ne fonctionne que faiblement.»

Elle ajoute que les chambres possèdent des «lits superposés branlants» et que, bien que la maison soit très grande, «elle est tellement tordue et caverneuse» et qu’elle a plusieurs fois eu besoin de s’arrêter et se réorienter.

Pas de quoi vous faire rêver, donc.

Sur les photos proposées par AirBnb, on observe que les pièces sont truffées de cadres en verre qui mettent fièrement en avant des citations célèbres de Donald Trump, telles que «La persistance est la différence entre le succès et l’échec» ou encore «J’aime penser grand. Je l’ai toujours fait».

Amanda Petrusich explique aussi que six exemplaires de son livre The Art of the Deal sont disponibles, au cas où les locataires voudraient perfectionner leurs techniques de négociation. Les placards de la cuisine sont remplis de pintes de bière à l’effigie de Trump et une silhouette cartonnée grandeur nature du président américain trône même dans le salon.

La journaliste affirme qu’elle n’a pas fermé l’oeil de la nuit. En même temps, qui pourrait la blâmer lorsqu’au-dessus du lit proposé aux locataires, est accroché un énième cadre dans lequel on peut lire que «dans cette chambre, le président Donald J. Trump a certainement été conçu par ses parents, Fred et Mary Trump»?

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