Culture

Au Danemark, il ne sait pas jouer «Wonderwall», la police le renvoie chez lui

Temps de lecture : 2 min

«Le guitariste jouait très mal et très fort.»

ejaugsburg via Pixabay CC License by
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Le Danemark n'est pas que le pays où on refoule les princes des bars. C'est aussi celui où la police danoise veille à la protection des oreilles des habitants, comme l'explique The Independent.

Le soir du 17 août 2017, alors qu’il chantait sa version de «Wonderwall» accompagné de sa guitare dans une rue d’Aalborg, une ville du nord du pays, un musicien de rue a été prié par la police de rentrer chez lui. Non pas qu’il ait fait quoi que ce soit d’illégal, mais les forces de l’ordre ont jugé que les passants n’avaient pas à subir sa reprise, apparement horrible, du célèbre tube d’Oasis.

Le communiqué de presse publié sur le site de la police de Nordjyllands affirme que «le guitariste jouait très mal et très fort» et qu’il «n’avait rien de Liam Gallagher», le chanteur d’Oasis, interprète originel de «Wonderwall».

Visiblement choqués par cette version, les policiers ont intitulé leur communiqué de presse «TODAY IS GONNA BE THE DAY THAT THEY’RE GONNA THROW IT BACK TO YOU», soit les premières paroles de la chanson. «Le fait que vous sachiez jouer Wonderwall ne signifie pas que vous devriez», a conclu la police.

Clip officiel de «Wonderwall», d'Oasis.

«Wonderwall», le grand classique des musiciens
de rue

Que le malheureux musicien amateur se rassure: il est loin d'être le seul à avoir massacré ce monument de la britpop. Elfes saouls à Manchester, passants eux aussi alcoolisés en Nouvelle-Zélande, à Newcastle ou à Liverpool: «Wonderwall», son air entraînant et ses paroles connues de tous sont toujours des victimes faciles lorsqu'on a un petit coup dans le nez.

Liam Gallagher lui-même avait révélé qu'il «n'aimait pas particulièrement» ce morceau. Après l'avoir entendu et chanté des centaines et des centaines de fois, l'artiste ne supporte plus d'être assimilé à ce titre:

«Le problème est que ça a été un très, très gros succès pour nous. Quand je vais aux États-Unis et qu'on me demande: "Est-ce que tu es monsieur Wonderwall?", j'ai envie de frapper quelqu'un.»

Slate.fr

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