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Si Trump choisit de rester en Afghanistan, c'est à cause de femmes en minijupe

Temps de lecture : 2 min

Le président, qui souhaitait à l'origine le départ des troupes, s'est laissé convaincre par une photo de femmes afghanes en 1972.

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H. R. McMaster et Donald Trump, le 10 août 2017, dans le New Jersey | Nicholas Kamm / AFP

Donald Trump a donc choisi de maintenir la présence américaine en Afghanistan. Le président s'est éloigné de ses discours de campagne et de ses premiers mots après son élection, où il promouvait «l'Amérique d'abord», et a, à la place, décidé de poursuivre la politique militaire de Barack Obama. Il n'a cependant pas donné de chiffres, mais Le Monde indique que l'on s'oriente probablement vers l'envoi de troupes supplémentaires, «jusqu’à 3 900 personnes, selon des médias américains».

«Mon instinct initial était le retrait, et historiquement, j’aime suivre mon instinct. Mais toute ma vie, j’ai entendu que les décisions sont bien différentes une fois dans le Bureau ovale», s'est ainsi justifié le président américain.

Alors, qui a réussi à faire faire un 180° à Donald Trump sur ce sujet? Le Washington Post indique que ses discussions avec les généraux ont joué un rôle clé, notamment celle avec John Kelly, son nouveau chef de cabinet, qui a bien en tête les risques de ces missions.

«Son fils, le lieutenant Robert Kelly, 29 ans, y a été tué en 2010, en marchant sur une mine, alors qu'il menait une section de marines.»

Son secrétaire à la Défense, James Mattis et H. R. McMaster, son conseiller à la sécurité nationale, qui ont tous deux longtemps combattu en Afghanistan, l'ont également mis en garde face aux conséquences d'un retrait de troupes sur la région.

Plus surprenant, le quotidien américain rapporte que «l'une des façons dont McMaster a essayé de persuader Trump de renouveler l'effort était d'essayer de le convaincre que l'Afghanistan n'était pas un endroit désespéré».

«Il a montré à Trump une photo en noir et blanc datant de 1972, sur laquelle se trouvent des femmes afghanes en minijupe, marchant dans Kaboul, pour lui montrer que les normes occidentales existaient alors et pourraient faire leur retour.»

Quartz indique que cette photo est probablement celle utilisée dans le tweet ci-dessus, et qu'elle a beaucoup circulé par le passé, et a notamment été utilisée par des groupes de défense des droits de l'Homme (comme Amnesty), et des historiens «pour expliquer à quel point les femmes étaient plus libres avant l'arrivée des talibans».

Slate.fr

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