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En Nouvelle-Zélande, des avocats volés vendus sur Facebook

Repéré par Juliette Mitoyen, mis à jour le 22.08.2017 à 14 h 23

Repéré sur The Guardian

L'explosion de la demande nationale et internationale alimente les vols du fruit vert, qui sont ensuite troqués sur le marché noir.

Un avocat dans une ferme en Californie, le 5 mars 2014 | David MCNEW / AFP

Un avocat dans une ferme en Californie, le 5 mars 2014 | David MCNEW / AFP

Depuis plusieurs années, une véritable guerre de l’avocat fait rage en Nouvelle-Zélande. Alors que ce fruit figure parmi les mets préférés des Néo-Zélandais, qu’il soit enroulé dans des sushis ou directement écrasé sur une tartine de pain, les vols dans les vergers ne cessent de se multiplier face à la demande exponentielle. Et d’après le Guardian, les voleurs ont trouvé l’astuce parfaite pour revendre leur butin: Facebook.

Le quotidien britannique explique qu’auparavant, les voleurs revendaient les fruits à prix cassés sur des étals de bord de route ou bien directement, dans des petits magasins. Mais cette saison, les policiers ont redoublé de vigilance, en patrouillant sur les routes et chez les maraîchers. Les criminels ont dû se faire plus créatifs et ont ainsi décidé de se tourner vers Facebook pour écouler leurs stocks.

Alors que durant la saison 2017, le prix d’un avocat a pu atteindre les 7,50 dollars (4,65 euros) via les circuits légaux, les vendeurs du marché noir le proposent en général pour un dollar.

Recrudescence des vols

En 2016 déjà, les vols d’avocats dans les vergers étaient monnaie courante en Nouvelle-Zélande, et la tendance n’a cessé de s’accentuer. L’île du Nord est particulièrement touchée, et des douzaines de raids nocturnes ont eu lieu depuis juillet 2017. Interrogé par le Guardian, le sergent Trevor Brown, du district de Western Bay of Plenty, explique que les cultivateurs se sentent de plus en plus assiégés:

«Les arboriculteurs sont beaucoup plus vigilants à cause de l’année dernière. Les voleurs jouent à une échelle commerciale. Des milliers de dollars de fruits peuvent être volés en une seule nuit, ce qui ruine la vie des cultivateurs. Ce n’est pas comme s’il s’agissait de deux mandarines dérobées dans le jardin du voisin. On prend ça très au sérieux.»

La police néo-zélandaise a profité de cette nouvelle vague de crimes pour rappeler que voler ou revendre un fruit volé peut coûter jusqu’à dix ans de prison.

Face à une demande toujours plus affamée, l’industrie néo-zélandaise de l’avocat, qui pesait 70 millions de dollars en 2013, s’est envolée pour atteindre les 198 millions en 2017, selon New Zealand Avocado, l’organisation officielle des avocats du pays.

Car, en plus de devoir satisfaire la demande intérieure, la Nouvelle-Zélande exporte également ses récoltes dans dix autres pays, parmi lesquels l’Australie, dont l’appétit pour ce fruit est réputé «insatiable».

 

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