Monde

On peut être prince héritier du Danemark et se faire refouler à l'entrée d'un bar

Temps de lecture : 2 min

Le prince Frederik, l'héritier du trône du royaume scandinave, n'avait pas de quoi prouver son identité pour pénétrer dans un établissement australien, pays où une nouvelle loi draconienne vient d'entrer en vigueur.

Frederik du Danemark | frederikofdenmark via Instagram.
Frederik du Danemark | frederikofdenmark via Instagram.

Même les têtes couronnées peuvent avoir du mal à passer la porte d'un bar. Vendredi 18 août, le prince Frederik du Danemark, premier dans l'ordre de succession au trône du royaume du même nom, n'a pas pu pénétrer dans un établissement de Brisbane, ville côtière d'Australie. À l'instar de tout autre client, l'homme au sang royal s'est vu interdire l'accès au Jade Buddha pour un motif simple: il n'avait pas de passeport ou de document justifiant son identité, relate le site de l'Australian Broadcasting Corporation.

Cette obligation de montrer patte blanche à l'entrée d'un bar est strictement appliquée dans l'État du Queensland depuis le 1er juillet, date de l'entrée en vigueur de lois destinées à lutter contre les incidents violents liés à l'alcool et à la drogue. À partir de 22 heures, toute personne désireuse de s'offrir une boisson alcoolisée dans l'enceinte d'un bistrot doit désormais soumettre ses papiers d'identité au contrôle d'un scanner. L'appareil technologique permet de reconnaître d'éventuels semeurs de troubles et de les empêcher d'aller étancher leur soif dans d'autres bars.

Mais pour les patrons de troquets –et, le temps d'une soirée, pour le prince Frederik–, le système est un vrai «cauchemar», comme l'a qualifié le copropriétaire du Jade Buddha, Phillip Hogan.

«Le prince est arrivé accompagné d'officiers de protection des dignitaires, mais ils étaient habillés en civil, a-t-il raconté. Les officiers ont refusé que la sécurité contrôle l'identité du prince, et n'ont pas voulu dire qui il était. Ils ont dit qu'ils étaient de la police, mais tout ça semblait irrégulier étant donné que la loi nous oblige à identifier les gens. Les agents de sécurité ont dû faire leur travail, mais pour rendre justice au prince, il avait l'air très sympa. Il devait avoir vraiment envie de rentrer chez nous, parce que quinze minutes après être parti, il est revenu.»

Après une petite recherche Google sur le nom de l'héritier, la confirmation que ses accompagnateurs étaient bien policiers et un coup de fil aux autorités compétentes, la joyeuse bande a finalement été autorisée à rentrer. Et Frederik du Danemark à commander un «Dark and Stormy», subtil mélange de rhum ambré et de bière au gingembre.

Slate.fr

Newsletters

En Ouganda, une pénurie de médicaments met en danger les personnes séropositives (mais pas seulement)

En Ouganda, une pénurie de médicaments met en danger les personnes séropositives (mais pas seulement)

Depuis le début de l'année, le pays n'est plus approvisionné en Septrin, un traitement antirétroviral administré notamment aux personnes atteintes du Sida.

Les États-Unis séparent désormais les parents migrants de leurs enfants

Les États-Unis séparent désormais les parents migrants de leurs enfants

Pour dissuader les nouvelles arrivées, l'administration Trump sépare les familles qui traversent la frontière avec le Mexique. Même les enfants en bas âge sont concernés.

En Irlande, «celles qui n’ont pas d’argent ont des bébés»

En Irlande, «celles qui n’ont pas d’argent ont des bébés»

Ce 25 mai, les Irlandaises et Irlandais sont appelés aux urnes pour le référendum sur la révision du huitième amendement de la Constitution, qui rend l’IVG illégale dans quasiment tous les cas.

Newsletters