Life

La tyrannie de la beauté

Slate.fr, mis à jour le 28.12.2009 à 15 h 47

La beauté, un atout considérable. Et bien au delà du seul domaine de la séduction. Comme l'explique le magazine Sciences Humaines, la beauté serait associée à ce qui est bon et bien. «On dit une «belle personne» en parlant de ses qualités morales et «vilain» est synonyme de «méchant», comme s'il suffisait d'être beau pour être paré de toutes les autres qualités.» Les discriminations envers les laids viendrait se nicher dans tous les domaines de la vie quotidienne. L'auteur de l'article explique qu'elles commencent dès l'école. Au delà des moqueries que doivent subir ceux que la nature a moins gâté, un enfant au physique ingrat serait noté plus sévèrement.

Au travail, entre amis ou chez la boulangère, les beaux et belles seront plus appréciés, plus écoutés et mieux traités. Pour décrocher un job, même constat. Jean François Amadieu, professeur de sociologie à l'université de Paris 1 a réalisé une étude auprès de recruteurs: un CV avec un visage disgracieux ou obèse a moins de probabilité de décrocher un entretien qu'un autre. «Au travail, être grand et beau est un avantage, y compris en matière de salaire» poursuit le journaliste. Si les codes esthétiques varient selon les époques et les pays, si vous cumulez petite taille gros nez et boutons, vous avez peu de chance d'être un jour considéré comme un canon.

A la machine à café, la sélection par le beau continue. Les sociologues démontrent que les personnes les plus belles attirent plus de sympathie de la part de leur collègue. Passer trop de temps avec des laids fait peur, cela reviendrait à être assimilé à leur disgrâce physique. Il y a donc mise à l'écart des obèses, laids et handicapés dans les entreprises.

Sur le marché des coeurs à prendre, la loi de la beauté règne sans merci. Pour l'auteur de l'article, aucun doute: les beaux vont vers les beaux et les laids vers les laids. «Il arrive certes parfois que la plus belle et charmante fille du lycée, du quartier, de la fac, s'entiche d'un sale type: laid, stupide et sans attraits apparents.Mais ces exceptions sont rares. Elles sont remarquables justement parce qu'exceptionnelles. La beauté offre un précieux  capital de séduction «plus ou moins élevé.»

Lire l'article dans son intégralité sur Sciences Humaines.

Lire également: La pauvreté rend obèse.


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Image de Une: Les dents du bonheur Reuters

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