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Cette journaliste est retournée voir l’enfant qu’elle avait fait pleurer le jour de la rentrée. Il va mieux

Temps de lecture : 2 min

L'enfant était devenu l'un des mèmes les plus touchants de 2015.

Image extraite d'un reportage de la chaîne KTLA, via
Image extraite d'un reportage de la chaîne KTLA, via

C'était en août 2015, en Californie. Le très jeune Andrew Macias, âgé de 4 ans, s'apprête à vivre l'une des journées les plus importantes de sa jeune vie: son premier jour d'école. Quelques minutes avant d'entrer en classe, Courtney Friel, une journaliste de la chaîne KTLA, vient lui coller son micro sous le nez pour lui poser quelques questions dans le cadre d'un reportage que l'on qualifierait de «marronnier». Elle lui demande s'il est prêt pour sa rentrée, le garçon répond que oui.

La journaliste, qui sent que son interviewé du jour n'est pas un très bon client (que peut-on espérer d'un enfant de 4 ans en même temps?), décide de jouer le tout pour le tout et tente un coup bas: elle lui demande si sa mère va lui manquer. Mais Andrew reste monosyllabique et répond que «non». La journaliste insiste, en rigolant: «Non?» S'ensuit un rire nerveux pour Andrew, qui laisse rapidement place à des sanglots. «Ne pleure pas», glisse Courtney Friel en souriant. Sait-elle, en tentant de consoler cet enfant dévasté qui cache mal son malheur derrière ses mains maladroites, qu'elle tient là une séquence culte? Car à peine la vidéo mise en ligne, Andrew accède au rang de mème sur Internet.

Des milliers d'internautes isolent son changement d'humeur incontrôlable, en font des gifs, des Vines, des parodies. Quoi de mieux, en effet, qu'un enfant tentant de lutter contre le désespoir pour exprimer son propre désarroi face à la vie? Sur Instagram, dans une photo supprimée depuis, la journaliste a expliqué avoir eu le cœur brisé en déclenchant les larmes d'Andrew, car elle-même était terrifiée à l'idée d'envoyer ses enfants à l'école.

Et puis les internautes sont passés à autre chose. Après tout, le monde regorge d'enfants en larmes, prêts à être «mèmifiés». Mais Andrew, lui, qu'est-il devenu? Nous l'avons laissé là, au fond du bac, sans nous soucier de son premier jour d'école. La question est importante car de nombreux mèmes dans le monde voient leur vie basculer, et rarement dans le bon sens.

Heureusement, la journaliste Courtney Friel a décidé de retrouver Andrew, comme le rapporte le New York Magazine. En voix off, Courtney Friel affirme avoir reçu des critiques pour avoir posé la fameuse question, et ce même si elle-même a un fils du même âge et que la mère d'Andrew était juste à côté de lui ce jour-là. «Je pense qu'il s'est juste senti triste», explique cette dernière, Patricia, avant d'affirmer à la journaliste qu'elle n'était pas en colère contre elle. «Ce n'était pas votre faute.» On apprend également qu'Andrew est apparu dans une émission de télévision et dans une pub pour eBay. Toujours intimidé par la caméra, le garçon aujourd'hui âgé de 6 ans explique que les gens dans la rue le reconnaissent parfois et lui demandent de prendre des photos avec lui. Courtney Friel lui a alors reposé la terrible question: «Est-ce que ta mère va te manquer?» Cette fois, le courageux garçon a répondu «oui» sans sangloter. Va en paix, Andrew Macias, la journaliste de KTLA et Internet ne t'embêteront plus.

Slate.fr

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