Plus de 30 milliards d'euros de déficit pour la Sécu en 2010

Cette publication au J.O. intervient après la censure, le 22 décembre, par le Conseil constitutionnel de 10 des 94 articles du texte pour des raisons de forme. Le Conseil a estimé que ces articles, tous ajoutés par amendement au cours du débat parlementaire, n'avaient en fait pas leur place dans une telle loi.
Les dispositions les plus médiatisées de la loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010 ont en revanche été validées par le Conseil constitutionnel. Ainsi, pour tenter d'enrayer le dérapage des dépenses médicales, le gouvernement mise sur un contrôle strict des dépenses et va relever un certain nombre de prélèvements. D'abord le forfait hospitalier: chaque journée passée dans un hôpital sera désormais facturée au malade 18 euros, contre 16 euros en 2009. La proposition du Ministère de la Santé de réduire les remboursements sur certains médicaments a été suivie. Pour les produits dits à «service médical rendu faible», les remboursements passeront de 35% à 15%. Le «forfait social», cette taxe sur l'intéressement, la participation et l'épargne salariale, sera multiplié par deux. Enfin, le droit à l'image collectif, qui avait suscité cet automne la colère de nombreux dirigeants sportifs, sera lui supprimé le 30 juin 2010.
Pour autant, ces différentes mesures ne permettront pas de réduire le déficit dans des proportions suffisantes. Seuls 3 milliards d'euros supplémentaires seront dégagés et un tel niveau de déficit ne sera pas supportable longtemps sans affecter la solidité et la crédibilité à l'étranger de l'économie française.
Le principal problème de la Sécurité sociale tient à la hausse du chômage qui en diminuant le nombre de cotisants a un impact direct sur les recettes. Le gouvernement et les partenaires sociaux parient sur une reprise de la croissance et une baisse du chômage en 2011 afin de réduire significativement le déficit de la Sécurité sociale. Reste à savoir, même dans cette hypothèse favorable de reprise de l'économie, si pour vraiment réduire le déficit, il ne faudra pas à nouveau augmenter les cotisations. La plupart des économistes estiment que le système devra à nouveau être réformé pour assurer sa survie.
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Image de Une: Médecin en train de manifester Pascal Rossignol / Reuters
Mis à jour le 28/12/2009 à 14h25

























Bonjour,
J'ai une autre proposition qui permettrait peut-être de réduire les déficits et un gaspillage inutile sauf pour les laboratoires : il s'agit de conditionner les médicaments à l'unité ou conformément au traitement.
Nos armoires à pharmacie regorgent de boites entamées qui ont donné lieu à remboursement par la Sécurité Sociale et qui finiront au mieux, recyclées, au pire à la poubelle.
Il faut imposer un conditionnement qui permettrait au pharmacien de ne vendre que les doses nécessaires.
Si vous êtes d'accord avec cette proposition vous pouvez signer un initiative populaire à l'adresse http://www.e-nitiativepopulaire.fr/Conditionnement-des-medicaments-a-l-unite
Ce système a déjà cours aux USA et il n'est pas moins coûteux, loin de là car il faut conditionner davantage à la pharmacie et donc davantage rémunérer le pharmacien et suppose un temps de service bien plus long. Les seuls avantages en terme de santé publique résulteraient dans la diminution des risques de suicides médicamenteux et dans l'épuisement des "stocks" détenus dans les armoires à pharmacie de chacun ... à condition de prendre l'intégralité du traitement prescrit, ce qui est rarement le cas dans la pratique courante, surtout en ce qui concerne des thérapeutiques occasionnelles.
Enfin, sachez que les dépenses de médicaments ne représentent qu'une faible partie des déficits de la Sécurité Sociale, on pourrait supprimer le remboursement des médicament, la "Sécu" aurait toujours un lourd déficit ... ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire des efforts sur le prix des médicaments!