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En Mongolie, les chevaux ont maintenant leur Facebook

Temps de lecture : 2 min

Les éleveurs et propriétaires peuvent désormais partager toutes les informations sur leurs bêtes via ce premier réseau social entièrement dédiés aux équidés.

Des chevaux de Przewalski dans le parc national de Hustai, en Mongolie, le 5 juin 2013. MARK RALSTON / AFP
Des chevaux de Przewalski dans le parc national de Hustai, en Mongolie, le 5 juin 2013. MARK RALSTON / AFP

Les chevaux occupent depuis près d’un millénaire une place essentielle dans la culture mongole. Après tout, c’est à dos de cheval que le sanguinaire Genghis Khan et ses cavaliers ont conquis l’Asie et établi le plus grand empire que le monde ait connu.

Logique donc qu’une application mobile pour chevaux ait vu le jour en Mongolie, comme le raconte Motherboard. Si les trois quarts des 3 millions d’habitants du pays vivent dans des aires urbaines, il n’en reste pas moins que les courses équines de vitesse et d’endurance y sont depuis plusieurs siècles des sports nationaux. Des disciplines pratiquées même par les jeunes enfants, bien que cela soit interdit par la loi du pays.

Artur Byambadorj a donc de grandes ambitions pour l’application qu’il a créée, baptisée Uyaach («entraîneur»):

«On veut que cette application devienne un outil important pour les éleveurs et les fans de courses de chevaux. On veut que cela deviennent leur Facebook et qu’ils l’utilisent tous les jours.»

Une première étape

Sur Uyaach, les propriétaires et les vendeurs de chevaux peuvent rentrer les caractéristiques de leurs animaux, de leur âge à leur filiation en passant par leur état de santé. Ils ont la possibilité d’ajouter des photos à destination des potentiels acheteurs ou des fans de courses qui visitent l’application simplement pour en apprendre plus sur leurs étalons et juments favoris.

Même si l’on perçoit souvent la Mongolie comme un pays rural où les plaines s’étendent à perte de vue et au sein duquel les gens vivent dans des yourtes, il n’en reste pas moins que, selon Motherboard, la plupart des ruraux possèdent des smartphones. L’ensemble du territoire n’est pas couvert par les réseaux 3G et 4G, mais Uyaach est justement adapté pour fonctionner aussi hors connexion.

Un cavalier mongol à dos de cheval avec son téléphone portable à la main, le 16 juillet 2016, dans la province de Tov, près d'Oulan Bator (Mongolie). JOEL SAGET / AFP

L’application ne permet pas d’éviter la fraude –très courante– concernant les informations des chevaux, souvent débattues entre acheteurs et vendeurs. Mais les créateurs espèrent aller plus loin, en implantant à terme des puces électroniques dans tous les chevaux enregistrés sur l’application, pour que chaque bête ait une identification unique.

Lancée début juin et disponible sous Apple, Uyaach a déjà été téléchargée plusieurs centaines de fois et arrivera sur Androïd en septembre. Elle devrait donc rameuter encore plus de fans de chevaux, symboles de l’héritage nomade de la Mongolie.

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