Culture

2009: Le cinéma d'auteur est plus vivant que jamais

Temps de lecture : 2 min

Olivier Père, nouveau directeur artistique du Festival de cinéma de Locarno, propose sa vision du cinéma mondial en 2009. Il estime qu'une nouvelle génération de cinéastes a su proposer un cinéma «indépendant et libre».

Le cinéma d’auteur est plus vivant que jamais, mais il faut savoir aller à sa rencontre, parce que ça se déplace très vite sur la carte mondiale. Il suffit d’un film réalisé dans son coin par un bricoleur de génie, d’un cinéaste vraiment original, pour allumer l’étincelle. Récemment, on a pu observer l’émergence des cinémas d’Amérique latine, de Roumanie, d’Israël ou des Philippines. Aujourd’hui, je pense qu’il faut surveiller du côté des ex-pays de l’Est – mais on ne sait jamais vraiment d’où la nouveauté viendra.

Olivier Père note aussi un paradoxe qui s'étend dans les salles obscures: le cinéma n'est plus l'art populaire qu'il fut au XXème siècle; mais «les salles commerciales sont de moins en moins adaptées pour programmer un certain type de films «de recherche», sauf exceptions, et le plus souvent sur un malentendu.» D'où l’importance des festivals, qui permettent de révéler certains cinéastes ne rentrant pas dans le moule. Il souligne ce que Pascal Ferran (auteur de Lady Chatterley) et ses co-auteurs, avaient mis en avant dans Le milieu n'est plus un pont mais une faille, rapport assez inquiétant sur l'état du cinéma. L'ouvrage expliquait (c'était en 2008) que les «films du milieu» -ceux qui longtemps avaient fait le pont entre recherche esthétique poussée et vocation populaire - sont aujourd'hui de plus en plus difficiles à produire.

Olivier Père confirme: «Je ne voudrais en tout cas pas d’un cinéma d’élite résistant contre du bas de gamme formaté. Ce n’est pas une fatalité.»

[Lire l'article complet sur Le Temps.ch]

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Image de une: Inglorious Basterds

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