Monde

L’association Peta dédommage une famille après avoir volé et euthanasié son chien «par erreur»

Repéré par Juliette Mitoyen, mis à jour le 17.08.2017 à 17 h 38

Repéré sur The Guardian

Maya, le chihuahua volé, appartenait à une enfant de 9 ans.

Chihuahua | Melissa Sundman, MSPhotography via Flickr CC License by

Chihuahua | Melissa Sundman, MSPhotography via Flickr CC License by

En octobre 2014, en pleine journée, une camionnette de l’association Peta (People for the Ethical Treatment of Animals) se gare dans un parc à mobile homes d’Accomack, une ville de l’est de la Virginie. Une femme descend, s'empare d’un chihuahua qui attend sous le porche d’une habitation, et le met à l’arrière du véhicule, raconte le GuardianTout cela est enregistré par les caméras de surveillance du parc. Quelques heures plus tard, Maya est euthanasiée. Pourtant, les lois de l’état de Virginie stipulent que les refuges doivent attendre un minimum de cinq jours avant de piquer un animal recueilli.

Sauf que le chihuahua récupéré par les deux femmes n’était pas un chien errant, et appartenait à Cynthia Zarate, une petite fille de 9 ans. Son père, Wilber Zarate, affirme que Maya était un cadeau de Noël fait à sa fille pour la réconforter après leur déménagement depuis le Mexique et leur arrivée aux États-Unis.

L’homme a donc décidé de poursuivre Peta en justice, accusant l’association d’euthanasier les animaux en bonne santé car elle «considère que posséder des animaux est une forme d’esclavage involontaire pour eux».

Peta a nié cette déclaration et expliqué qu’il s’agissait d’une «regrettable erreur». Elle a affirmé que les deux membres de l’association visibles sur la vidéo avaient été appelées par le gardien du parc de mobiles homes qui voulait se débarrasser de chiens errants dans ses alentours.

49.000 dollars de dédommagement

Alors que le procès de l’association devait commencer en septembre 2017, Peta a proposé 49.000 dollars de dédommagement à la famille (soit près de 42.000 euros), que cette dernière a annoncé avoir accepté le 16 août.

«La famille Zarate a estimé que cet arrangement était une bonne chose pour compenser la perte tragique de Maya. Ça leur permet de clore un chapitre très douloureux de leur vie», a déclaré William H. Shewmake, l’avocat de la famille.

Cet arrangement à l’amiable empêchera donc les avocats de la famille Zarate de questionner des employés de Peta sur leur politique d’euthanasie. En effet, connue pour ses campagnes et manifestations contre la fourrure, la corrida, les parcs marins ou encore les tests sur animaux, l’association n’en est pas moins critiquée pour ses taux très élevés d’euthanasie dans ses refuges. Des animaux bien souvent qu'elle juge trop malades, agressifs ou sauvages pour être adoptés.

Le refuge du siège de Peta, à Norfolk en Virginie, est notamment pointé du doigt. En 2011, 96% des animaux recueillis y auraient été euthanasiés. Au total, plus de 30.000 y auraient ainsi été mis à mort depuis 1998.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte