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  • Par Eric Le Boucher
  • Eric Le Boucher est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste, chef de service, chroniqueur économique au journal Le Monde, il est depuis 2008 directeur de la rédaction d'Enjeux-Les Echos. Il est l'auteur d'«Economiquement incorrect».
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Eric Le Boucher: le déclin de la France et de l'Europe s'accélère

Les centrales nucléaires d'Abou Dhabi seront coréennes et pas françaises, Volvo vient d'être racheté par un «petit» constructeur chinois et à Copenhague l'Europe donneuse de leçons a été superbement ignorée.

Les basculements géopolitiques ont rapport avec la tectonique des plaques.  Les forces s'accumulent sous la surface mais restent invisibles, on les ignore, puis tout craque d'un coup. Les nouvelles structures apparaissent, nouveaux sommets, nouveaux creux. Il en est ainsi aujourd'hui de l'Europe. L'Asie est montée en puissance ces dernières années, l'Asie des usines pas chères. La Chine «atelier du monde» nous exportait ses téléviseurs et ses jouets. L'Inde «brillante» nous a montré une intelligence dans les services informatiques. Singapour a commencé à rivaliser comme place financière. Mais l'Europe ne s'en est pas alarmée. Chacun sa place au soleil, que l'Asie «émerge», nous en profiterons.

Aujourd'hui il y a danger. Danger parce que l'Asie ne se contente plus de nous fournir en «produits pas chers». Elle nous dame le pion dans les hautes technologies. Si l'Europe et la France ne répondent pas à ce défi immense posé sur sa place future dans la nouvelle division du travail, elles vont rester impréparées, perdront leurs emplois les plus qualifiés après les emplois ouvriers  et elles n'auront alors plus rien à opposer aux arguments protectionnistes. Sans un sursaut contre son déclin accéléré, l'Europe n'aura d'autre choix que de se refermer sur elle-même, comme le fit la Chine dans les années 1820.

L'histoire du déclin européen s'accélère maintenant sous nos yeux. Il y a une semaine, à Copenhague, Chine et Etats-Unis ignoraient l'Europe superbement et écrivaient à deux, appuyés par  l'Inde et l'Afrique du sud, le communiqué final du sommet sur le climat. L'Europe donneuse de leçons, l'Europe qui se croyait avant-garde, s'est retournée pour voir que personne ne la suivait. Tandis qu'elle court dans l'impasse des restrictions malthusiennes, les nouvelles grandes puissances, quatre milliards d'individus, s'engagent sur une autre voie, celle qui marie écologie et économie. L'Europe pleure son isolement, ses commentateurs accusent Chinois et Américains, tous les autres pays poussent les feux de la solution technologique. Ils savent que l'avenir est là, dans la recherche, l'innovation, pas dans la restriction.

Cinq jours plus tard un «petit constructeur Chinois» d'automobiles achetait Volvo. Un des groupes européens qui était mondialement en avance dans la sécurité, racheté par un Chinois dont les voitures sont classées comme dangereuses. Un constructeur haut de gamme qui passe dans des mains d'un fabriquant d'automobiles pas chères. Un industriel qui a développé des relations sociales exemplaires avec ses salariés, repris par une firme toute jeune, propriété d'un entrepreneur pressé et ambitieux. N'est-ce pas un glissement tectonique de plaques?

Et, dernier d'une liste d'actualités désormais quotidiennes, le groupe coréen Kepco vient de battre le consortium français pour construire des centrales nucléaires à Abou Dhabi. Un contrat de 20 milliards de dollars (ou 40 si l'on compte l'exploitation) qui est soufflé aux «champions mondiaux» que croient être les Français. Un marché perdu au profit de l'Asie dans LA technologie qu'ils pensaient la mieux défendue dans la division du travail, un secteur où les groupes tricolores ont une expérience éprouvée, des techniques, des ingénieurs.

Il faudra tirer toutes les leçons particulières de cet échec, passer au crible les divisions entre Areva, Total, GDF Suez, la volonté tardive et brutale de l'Elysée de confier à EDF le poste d'avant-centre.  S'interroger sur la question du prix: les Coréens étaient-ils vraiment 30% moins chers? Si oui, comment rabaisser les coûts français? Faudra-t-il délocaliser, notamment hors de la zone euro?

Mais il est surtout temps de tirer les leçons générales de cet échec. L'Europe manque le tournant de l'histoire faute de savoir vendre ses innovations. Le basculement des forces vers  l'Asie a pour cause sans doute, aussi, la démographie. Des milliards comptent plus que des millions. Le déclin de l'Europe est assuré si elle reste endormie sur ses certitudes d'occuper naturellement le haut de l'échelle dans la division du travail sans voir que les Coréens l'ont rattrapée, que les Indiens sont là, que les Chinois la doublent. Il est temps de tout mettre à l'échelle de cette nouvelle concurrence: nos coûts, nos formations universitaires, nos laboratoires, nos inventions et d'effacer nos divisions d'une autre époque. Ce devrait être un cri d'alarme qui sonne à Bruxelles et dans toutes les capitales: comment reprendre l'avant-garde? Comment maintenir le peu d'avance qui nous reste parfois devant des concurrents plus nombreux, formidablement formés, qui ont le mors aux dents?

Eric Le Boucher

Lire également: Abu Dhabi douche le nucléaire français et Copenhague n'est surtout pas un échec.

Image de une: A Abu Dhabi, en novembre 2009. Steve Crisp / Reuters

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Comments

Un brin pessimiste, sans doute...

... mais pas faux.
Si on voulait investir dans la recherche, si on arrêtait de tout faire fabriquer ailleurs, on en serait pas là.
Nos élites sont en effet cramponnées à des certitudes fausses, ou du moins très datées.
Comme la plupart ne connaissent rien à l'économie et préfèrent écouter les secteurs non productifs de l'économie, plus tôt que de donner de l'air aux vrais producteurs, on n'est pas sortis de l'auberge.
Encore merci, Mr le Boucher pour cet article, qui a le mérite , une fois de plus d'être précis, clair, et d'appeler un chat, un chat.

Les lauriers sont fanés...

L'Europe s'est endormie sur ses lauriers et n'a pas vu qu'ils étaient en train de se fâner.....

L'Europe est devenue le lièvre de la fable.
A trop parler du futur réveil de l'Asie, elle n'a pas vu que celle-ci s'était déjà levée et à trop regarder derrière en se disant qu'elle ne la voyait plus, elle n'a pas compris que c'était parce qu'elle était passée devant.

C'est un constat d'échec que ne veulent pas admettre les grands décideurs. Saviez-vous que de plus en plus de français se marient avec des asiatiques (des chinoises en particulier) afin de pouvoir avoir un pied-à-terre en là-bas pour émigrer plus facilement et s'installer?

Il est devenu plus facile de gagner sa vie en devenant immigré en Chine qu'en étant diplômé en France (j'en sais quelque chose...).

La France est devenue terre d'émigration et il faut réagir très très vite mais sans proctectionnisme primaire. Il faut se dépasser et pour une fois encenser et féliciter ceux qui sont les meilleurs et arrêter le nivellement vers le bas!!!

Le " péril jaune " sauce 2010

On avait déjà entendu ces arguments concernant le Japon dans les années 80, l'époque du " péril jaune ". On nous la rejoue à la sauce chinoise et indienne... Décidemment, la géopolitique est comme la mode, on recylce les mêmes idées tous les 20 ans...

Pas tout a fait encore

Je travaille énormément en Inde et je ne connais pas la Chine. Je ne parlerai donc que de l'Inde: Les savoir-faire et la disponibilité en capital ne sont pas encore ce qu'ils sont en Europe ou aux Etats-Unis. Par contre, la volonté est là: Pas de limites à l'ambition.

En ce moment, l'Inde, échaudée par la crise, ré-investit très fortement son marché intérieur. Mais les ambitions de croissance internationale sont intactes...

Inthesky

Avant-garde ?

Mais pourquoi diable l'Europe devrait-elle s'alarmer de ne pas être l'avant-garde ? Parce que les Chinois et les Indiens, sans nos conseils éclairés, ne feront que des bêtises ? Étonnant.

En ce qui me concerne je me satisfais d'une Europe enfin en paix, et qui tient sa place dans la compétition économique et intellectuelle. Sa place, et même un peu plus, d'ailleurs les Afghans ne cherchent pas à émigrer en Extrême-Orient.

Les pieds dans le plat

J'ai déjà lu ici dans quelque commentaire de "prospective humaine" cette métaphore si juste de la tectonique des plaques. Doublement quand on sait quel refus les scientifiques ont opposé longtemps à cette vision des choses.
Nous courons dans un système qui est obsolète alors que nous le croyons universel et supérieur à tout autre. Le "mouvement du monde" ne cesse de démentir cet orgueil déplacé, déphasé. Il faut cependant en comprendre les sources et les principes où la France est singulièrement concernée. Les armées d'ingénieurs (polytechniciens et autres), de hauts fonctionnaires qui dirigent nos entreprises et tous les rouages de l'Etat (l'administration) sont formés dans un même moule (les grandes écoles) assis sur un système de croyances universalistes : la Science et la Raison, érigé au statut de religion et de source du sacré en politique (je ne parle pas de la démocratie mais de la République française donc universelle). L'élite vertueuse de cette religion, laïque forcément, a su en certaines périodes cadrer les développements lorsqu'ils s'imposaient, sans faire grand oeuvre d'innovation pour autant, obnubilée par ses modèles "classiques".
Les grandes écoles qui ont fourni les clercs ont été portées par cette grande machine à préparer les esprits et à sélectionner les élites qu'est l'Education Nationale. L'Université est vouée à produire d'ailleurs ses enseignants et la recherche d'Etat (CNRS etc.) à lui fournir les contenus de savoir souverains. (il est vrai que la démocratisation de l'enseignement supérieur vient mettre à mal ce modèle)

Cette grande machine, admirable d'intelligence rationnelle, est arc-boutée contre ce qui vient d'ailleurs. On va le voir cette année avec le grande mise en scène de défense des services publics qui est en train de s'organiser. Cette grande machine ne veut surtout pas que ses fins et ses méthodes soient dévoilés. Le débat sur l'identité nationale est tiré vers le débat sur la pertinence du débat, moyen de détourner l'attention d'une doctrine non dite où l'universalisme républicain est en fait incompatible avec l'idée même d'identité nationale. Pour cette conception là de la république, il n'y a pas d'"autres", de "diversité" il n'y a que des "mêmes".

Pour compléter le tableau, les syndicats et tels partis politiques sont à la manoeuvre pour empêcher que ce qui doit arriver arrive, la fin de cette machination.

Oui mais ça c'est la France et l'Europe alors? la France a poussé plus que tous autres ce qui a fait la force de l'Europe, sacralisation de la maîtrise intellectuelle des représentations avec la Raison. Ce qui lui arrive est emblématique de ce qui peu arriver à tout l'Occident et ses Lumières dès lors qu'il n'a pas les souplesses de conscience et de dépassement nécessaires. L'analyse du cas français dont on a vu qu'en période de crise la plus grande force était peut-être la force d'inertie est éclairante pour ce qui arrive à l'Occident...
Psychorigides nos élites? Il y a de ça. Heureusement pour les français ils n'ont pas tous réussi dans cette voie et il y en a beaucoup qui sont en résonance avec le mouvement du monde. Il y a en a aussi partout en Europe.

Investigations en tous genres

L'Europe ? Quelle Europe ?

L'Europe donneuse de leçons, l'Europe qui se croyait avant-garde, s'est retournée pour voir que personne ne la suivait

On raisonne sur un mythe : tout démontre que depuis une bonne dizaine d'années, l'Europe n'existe plus... si elle a jamais existé, même en rêve. Au lieu de mettre ses ressources intellectuelles et économiques en commun, les responsables politiques "nationaux" n'ont de cesse de paralyser toute avancée politique vers une fédération européenne, tandis que la bourgeoisie européenne se frotte les mains : le "marché commun", c'est bien suffisant pour la libre circulation des capitaux ! La meilleure illustration en a été donnée récemment par le choix des dirigeants européens qui ne risquent pas de faire de l'ombre à qui que ce soit : un austère chrétien-démocrate flamand, une aimable baronnette anglaise, et un ancien maoïste portugais repenti qui ne cesse depuis de démontrer son opportune souplesse d'échine ! Comme disait Kissinger : "L'Europe, quel numéro de téléphone ?"

esteve

Le vieux continent

Notre "vieux continent" porte bien son nom... au niveau des idées tout du moins, car les plus de 45 ans ne sont pas les bienvenus dans notre économie archaïque qui se donne des allures "jeune et dynamique" à travers sa politique de recrutement!
En Asie, les seniors et seniors+ sont non seulement respectés, mais recherchés pour leur expérience et leur savoir-faire... et notamment les occidentaux! C'est une autre délocalisation, dont on ne parle pas!
Combien des gestionnaires de fonds visionnaires sont prêts à quitter la place financière luxembourgeoise en perte de vitesse pour Singapour, Hong Kong ou Shangai?... Un certain nombre!
Installé depuis un an en Asie, j'y vis bien, trés bien même, et j'y ai retrouvé des perspectives... une notion qui perd de son sens en Europe!

Daniel P. Soum
Journaliste-Producteur TV

en prendre conscience

C'est évident : le déclin de l'Europe s'accélère, notre croissance est poussive, nos Etats-providences à bout de souffle et endettés, nos universités calamiteuses, notre investissement personnel dans le travail très insuffisant.
Le problème, c'est que nos populations sont lentes à en prendre conscience - les média ne les y aident pas - et imaginent que tout doit pouvoir continuer comme la le passé. Par ailleurs, certains politiques se réjouissent secrètement, parce qu'ils espèrent tirer les marrons du feu de la prochaine flambée de colère populaire. Ils pourront accuser "la mondialisation libérale" de maux qui ne proviennent que de notre impréparation à affronter la réalité du monde tel qu'il est.
Alors oui, l'Europe pourrait bien choisir l'impasse du "protectionnisme", s'enfermer dans sa citadelle, afin de maintenir son système obsolète pendant encore une dizaine d'années, en feignant d'ignorer le prodigieux bon en avant technologique de l'Asie. Mais le réveil, comme toujours en pareil cas, serait cruel...

bricecout

Encore le déclin ?!

Comme le rappellent certains des intervenants, le déclin est un thème servi depuis des lustres. Il est cependant l'illustration d'un point de vue qui, sous couvert de prôner une réaction d'orgueil et de conseiller quelques actions en ce sens (telles la relance de la recherche ou de l'esprit de compétition), cache en réalité un grand défaitisme.
L'Europe (on pourrait le dire de la France ou d'autres pays Européens, mais il faut parler à l'échelle du monde) est loin d'avoir à perdre dans la montée en puissante de ses voisins éloignés. Elle se trouve aujourd'hui dans un marché plus ouvert qu'auparavant, se voit des concurrents mais aussi de nouveaux clients. Dans ce grand bazar la tendance va vers un ré-équilibrage des zones économiques entre elles. Des marchés se créent, qui n'existaient pas il y a 5 ans; d'autres disparaissent, qui paraissaient indestructibles...
Mais il est difficile de raisonner de manière apaisée lorsque le ré-équilibrage se fait en sa défaveur. Or, cette défaveur n'est que relative : dans un monde où chacun a besoin de tous, l'hégémonie cède la place à la concurrence, pour laquelle l'Europe est sans doute l'une des zones les mieux équipée : un savoir économique ancien, une structuration sociale réelle, un équipement public solide, des démocraties éprouvées ... Autant de "biens communs" que les pays à qui profite aujourd'hui le mouvement de balancier devront acquérir pour poursuivre leur chemin sans heurt.

mortimer

Voilà un article

qui va faire polémique (encore ?? Mr Le Boucher est en mode polémique, en ce moment :) )

Polémiquez.

Moi, tant que le PIB/habitant de la Chine et de l'Inde sera trop faible pour permettre aux habitants de ce pays de vivre majoritairement de manière décente, je n'ai aucun problème à voir l'Europe se faire rattraper.

Par contre, j'aimerai que les richesses soient mieux réparties aussi bien chez nous que là bas.

Je suis un doux rêveur...

Europe dépassée?...

L'Europe a toujours un fort potentiel de "vieux" pays riches dont certain viennent de l'ex monde "communiste". Y a t il encore le désir de progresser, de se "défoncer" pour soi, pour ses enfants pour son pays (!) dans ce monde loin d'etre parfait ou l'égalité n'est qu'un mot...mais qui pourtant est (et restera?) beaucoup plus égalitaire que ces fameux 4 ou 5 milliards de personnes qui ont une structure très élitiste , au sens que les meilleurs sont récompensés, ou les études pointues sont encore valorisées (Asie au sens large) ou les grandes universités scientifiques américaines (MIT, Berkeley, Stanford, Caltech) sont remplies à 35% par les étudiands asiatiques...avant qu'ils ne se concentrent à Shanghai ou Bangalore...
En Europe et partriculierement en France on se demande si les poles vont défavoriser les "petites universités", si l'autonomie n'est pas un truc capitaliste si comme le dit un prof de philo de notre plus prestiçgieuse école, Alain Badiou, il n'y aurait pas encore une "hypothèse communiste"?! La France sera toujours un modèle pour le monde...

Chris15

la perte d'une industrie compétitive

Après le premier choc pétrolier la France a voulu exporter mais où? pour commencer en Afrique grâce à l'Etat qui subventionnait nos exportations? à des prix!!!!!! puis dans les pays du Golfe là première douche froide une grande partie de nos entreprises n'avaient jamais eu à affronter la concurrence.
Notre industrie a commmencé à péricliter, le plus visible le bâtiment aucun équipement de fabrication française tout ce qui est visée laser: allemand, tout ce qui est matériel de transport pour les PME ou TPE: japonais, tout ce qui "petit" outillage: allemand ou suisse...etc l'ensemble de notre industrie PMI et PME ont commencé à devenir s/traitantes des grands groupes. au détriment de la recherche et de l'innovation.
L'Etat n' avait d'yeux que pour les stes du CAC au détriment de l'ensemble de l'industrie.
Aujourd'hui en France le plus grand donneur d'ordres reste l'Etat avec toutes les dérives de ses marchés.
Le Medef hors la période de M. Gattaz a tout exigé de l'Etat pour les grandes entreprises, voir l'inexistante Mme Parisot pendant la crise.
La CGPME avec son représentant "M.Brushing" n'est pas à la hauteur des besoins des PME.
L'Etat veut être présent sur toutes les affaires car ce qui reste de nos grands industriels est lié à la politique, armement,nucléaire, aéronautique .....
Alors l'Europe est face à une difficulté de mettre en place une R&D européenne, une industrie qui se concerte pour faire face aux nouveaux grands.
Comment en cessant de gesticuler pour ne rien dire, notre Président en tête, mettre les ressources en commun, stpper les déficts mettre en place des règles européeennes qui pourraient pénaliser les pays qui refusent d'y adhérer....
L'Europe reste encore une grande puissance dans son entité mais une naine si chaque état veut sa petite "gratte".
Que faire renverser les politiques poour mettre les pays aux mains des hommes de la société civile.
Stop aux politiciens dont l'incompétence est face à dessolutions graves mntrent toutes leur incompétence.
Bilan de l'intervention des politiques:
les contrats de la libye =0
les contrats "signés" du Rafale au Brésil =0
le nucléaire aux EAU = 0
les contrats en Chine = transfert de technologie
....etc

MAYOMBE

Déclin de la France, oui, mais juger l'Europe a peu de sens!

En Europe, beaucoup de pays ont un enseignement supérieur plus performant que le nôtre, une R&D plus avancée (parlons par exemple des énergies nouvelles, M. Borloo!), des universités mieux classées que les nôtres (Polytechnique est entre 80 et 125 ème en Europe, au delà de 200ème dans le monde!!), alors balayons devant notre porte et considérons que les énarques qui nous gouvernent , aidés par les avocats (sans parler de la caste destructrice des Inspecteurs des finances) n'ont pas besoin des ingénieurs (certainement bien meilleurs que ne le disent les commentaires critiques) pour faire de la France une petite nation qui s'étiole!
mais surtout les Français et leurs dirigeants sont orgueilleux, prétentieux et règne partout ( surtout dans nos administrations) le syndrome du NIH (not invented here) qui nous fait refuser les solutions qui marchent ailleurs et pour lesquelles nous n'avons que mépris!
le traitement médiatique accusateur et misérable contre la Chine à Copenhague montre bien que nos dirigeants ont la fâcheuse attitude de parler fort et de réfléchir bien plus tard!! le coquelet français se rebiffe, mais ne recueille que quolibets!

dest

Un continent et un pays fatigués

Une certaine logique: Deux entités qui pendant des siècles ont dominé le monde ou quasi -dominés et depuis la fin de la première guerre mondiale ne sont plus en état d'y parvenir mais ont maintenu, vaille que vaille, au plus profond d'eux-mêmes et de façon inconsciente, la même structure de pensées. Celle-ci se modifie mais très lentement et que de choses à changer, que d'habitudes à éliminer avant de mettre en oeuvre le comportement, le leur et celui de leurs citoyens, en adéquation avec un juste positionnement sur la scène mondiale. Pas simple de se restructurer mais possible et alors une nouvelle dynamique se mettra en place.

Le Conquérant

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