Monde

Quand Donald Trump demande aux policiers de «ne pas être trop gentils»

Repéré par Robin Panfili, mis à jour le 30.07.2017 à 10 h 06

Repéré sur The New York Times, Business Insider

Un discours applaudi par une partie des policiers présents.

Donald Trump à Long Island, 28 juillet 2017. SPENCER PLATT/AFP

Donald Trump à Long Island, 28 juillet 2017. SPENCER PLATT/AFP

Devant un parterre de policiers, le 28 juillet 2017 à Long Island dans l'État de New York, le président Donald Trump s'est une nouvelle fois distingué par des propos très controversés. Ce dernier, après avoir longuement critiqué la législation en vigueur et évoqué la lutte contre le gang «MS-13», a défendu l'usage de méthodes plus brutales et encouragé les policiers à ne pas être «trop gentils» avec les personnes qu'ils arrêtent, avant d'ajouter: 

«Quand vous mettez un type dans la voiture et que vous protégez sa tête avec la main, vous savez? Genre, ne leur cognez pas la tête, alors qu'ils viennent de tuer quelqu'un. Je vous dis: vous pouvez enlever la main, ok?»

L'extrait vidéo en question:

Des propos applaudis par une partie de l'audience. Mais pour de nombreux commentateurs et citoyens américains, les remarques de Donald Trump sont très problématiques. Encore plus dans un pays où les violences policières, tout particulièrement à l'encontre des personnes de couleur, et la mise en cause de policiers sont un sujet récurrent.

«54% des jeunes noirs ont été victimes de harcèlement ou de violences policières ou connaissent quelqu'un qui l'a été, et Trump vient de dire à la police d'être *plus* violente.»

«Irresponsable»

En réaction au discours de Trump, l'Association internationale des chefs de la police a rapidement publié un communiqué qui, bien que diplomatiquement écrit explique L'Express, semble contredire les dires de Donald Trump. «Les forces de l'ordre sont entraînées à traiter tous les individus, qu'ils soient victimes ou suspects, avec respect et dignité. C'est le principe de base des concepts de légitimité de la police et des procédures judiciaires», dit le communiqué. 

La police de New York, la fameuse NYPD, a également réagi au discours. Mais, elle, n'a pas pris de pincettes, regrettant que le président envoyait le «mauvais message» et dénonce le caractère «irresponsable» et «non professionnel» de cette prise de parole. 

Une vision partagée par d'autres policiers, comme Ben Tobias en Floride, qui ont pris la parole publiquement pour s'opposer aux dires de Donald Trump.

«Je suis policer. Je ne suis pas d'accord et je condamne les remarques du président sur la brutalité policière. Ceux qui ont applaudi devraient avoir honte.»

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