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«Je suis pas Steve Bannon, j'essaye pas de sucer ma propre bite»: le dir com' de Trump se lâche

Temps de lecture : 2 min

Dans une interview surréaliste, Anthony Scaramucci a violemment insulté le conseiller de Trump et le chef de cabinet de la Maison-Blanche.

Le directeur de communications Anthony Scaramucci parle aux journalistes à Washington le 25 juillet 2017 | TASOS KATOPODIS/AFP
Le directeur de communications Anthony Scaramucci parle aux journalistes à Washington le 25 juillet 2017 | TASOS KATOPODIS/AFP

Lorsque Donald Trump a nommé Anthony Scaramucci –un manager de hedge funds sans expérience politique– au poste de directeur de la communication, son porte-parole Sean Spcier a aussitôt démissionné, expliquant que cette nomination augmenterait «la confusion et l’incertitude qui enveloppent déjà la Maison-Blanche».

Il n’avait pas tort. En moins d’une semaine, la personnalité agressive et flamboyante de Scaramucci a déjà considérablement aggravé les tensions.

Depuis son arrivée, Scaramucci –surnommé «the Mooch» (celui qui vit aux crochets des autres)– a une idée fixe: trouver et punir les officiels de la Maison-Blanche qui fuitent anonymement des informations à la presse.

«Je vais virer tout le monde, c'est comme ça que je vais faire», avait-il dit le 25 juillet dernier.

Deux jours après, il a implicitement accusé Reince Priebus, le chef de cabinet de Trump, d’être à l’origine de certaines fuites. Lors de sa première intervention publique à la Maison-Blanche, Scaramucci avait dit que Priebus et lui étaient «comme des frères», mais il a vite changé de ton: dans son interview avec le New Yorker, il l'a qualifié de «putain de schizophrène paranoïaque». Selon le Daily Beast, Scaramucci le surnomme aussi Reince Penis.

Si cette interview avec le New Yorker a eu lieu, c'est parce que Scaramucci a appelé le reporter, Ryan Lizza, et lui a demandé de révéler qui lui avait donné certaines informations, ce que le journaliste a refusé de faire.

«Ce que je veux faire c’est tuer tous les putains de gens à l’origine de ces fuites», s'est emporté Scaramucci, qui a ensuite commencé à parler de lui à la troisième personne. «The Mooch a débarqué il y a une semaine OK. Tout ça va bientôt être nettoyé, OK?»

Il s'en est aussi violemment pris à Steve Bannon, le stratège de Trump, dans une tirade particulièrement vulgaire. Scaramucci a tenu à dire à Ryan Lizza qu'il n'était pas intéressé par l'attention médiatique et la gloire personnelle, contrairement à certains:

«Je suis pas Steve Bannon, j'essaie pas de sucer ma propre bite. Je n'essaye pas d'utiliser la putain de force du président pour améliorer mon image de marque. Je suis ici pour servir mon pays».

De nombreux journalistes se sont demandé si Scaramucci n'était pas sous cocaïne pendant l'interview.

Le directeur de la communication, qui pensait visiblement que Ryan Lizza ne publierait pas ses commentaires, a ensuite tweeté:

«J'utilise parfois un langage haut en couleur. Je m'abstiendrai dans ce domaine mais je ne renoncerai pas à mon combat passionné pour le programme de @realDonaldTrump».

Celui-ci a enfin tweeté: «J'ai fait l'erreur de faire confiance à un journaliste. Cela n'arrivera plus à l'avenir.»

Trop tard, le New Yorker a déjà créé des minis posters pour immortaliser les meilleures citations de «Mooch»:

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