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Ce chauffeur Uber aime ces clients ivres qui salissent sa voiture

Temps de lecture : 2 min

Il réussit à gagner quelques dollars en plus avec les compensations offertes par Uber.

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Une voiture Uber, à New York le 14 juin. SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L’une des grandes craintes de chauffeur Uber, c’est de voir un client éméché vomir dans sa voiture. Cela veut dire un nettoyage en profondeur, du temps perdu, et donc un manque à gagner. Curtis Preston, chauffeur à San Diego, se rappelle sur le site de Business Insider d’une soirée où il a dépensé 140 dollars pour nettoyer sa voiture. Uber lui a certes remboursé 150 dollars, mais il a perdu une nuit de travail.

Par le passé, Uber pouvait demander jusqu’à 250 dollars aux passagers ayant vomi à l’intérieur des voitures. Désormais, le prix dépend de l’ampleur du désastre, oscillant entre 25 et 150 dollars. C’est pour cela que les conducteurs doivent envoyer plusieurs photos des dégâts pour qu’Uber évalue les coûts de nettoyage. Mais l’entreprise ne se soucie pas du temps passé par les chauffeurs attendre que la voiture soit de nouveau propre.

Depuis sa mésaventure, Curtis Preston a décidé d’équiper sa voiture pour être en mesure de répondre lui-même à ce genre de situation délicate. «Et il a réalisé quelque chose: le dédommagement qu’Uber donne aux chauffeurs dont le véhicule a été sali par des personnes ivres ou désagréables est fait pour compenser le coût d’un nettoyage professionnel; s’il faisait le travail lui-même, il pourrait garder cette compensation et gagner un peu d’argent en plus.» Il a calculé qu’il peut gagner environ 50 dollars lors de ces nuits difficiles. Dans sa Prius, on peut donc compter sur, en cas de besoins, des gants en plastique, des produits nettoyants, un aspirateur portable et, plus important encore, du Febreze.

Le soir, il attend donc avec impatience la fermeture des bars et l’augmentation du tarif des courses. «Avec son nouveau système de nettoyage indépendant, et la compétence qu’il a développée, Preston dit que sa perte de temps est minime. Si quelqu’un vomit dans sa voiture aujourd’hui, il doit encore s’arrêter sur le bord de la route, mais s’il peut trouver une station essence pour se garer, il peut être de retour au volant dix minutes plus tard.» Et cela ne concerne pas que le vomi : du chocolat fondu ou des tacos éparpillés lui permettent aussi de gagner un peu d’argent avec les compensations d’Uber. Curtis Preston affirme ainsi avoir gagné 1.500 dollars l’année dernière.

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