Monde

La Maison Blanche a perdu Sean Spicer, son personnage le plus comique

Temps de lecture : 2 min

Avec ses gaffes et ses mensonges outranciers, le porte-parole de Trump était presque devenu une star comique de la télé.

Sean Spicer à la Maison Blanche le 21 juillet 2017. JIM WATSON/AFP
Sean Spicer à la Maison Blanche le 21 juillet 2017. JIM WATSON/AFP

Quelques minutes après l'annonce de la démission de Sean Spicer, le porte-parole de la Maison Blanche, de nombreux médias publiaient déjà des best of de ses gaffes, mensonges et autres moments gênants. En six mois, Spicer était devenu un hashtag, un mème et une source d'inspiration pour les humoristes. Grâce à ses bourdes et ses disputes avec les journalistes, les briefings presse de la Maison Blanche étaient en effet devenus des spectacles télévisés divertissants.

Un journaliste du New York Times a qualifié Spicer «d'icône de la pop culture», et le Guardian l'a décrit comme une «star de la télé réalité». «Le Spicey Show est terminé», a résumé le Washington Post.

C'est aussi ce que Donald Trump a souligné dans son communiqué:

«Je lui souhaite beaucoup de succès pour la suite. Regardez l'audimat qu'il a fait!»

En effet, si les porte-parole sont habituellement inconnus du public, Spicer était devenu une célébrité, particulièrement depuis que Melissa McCarthy l'avait imité dans Saturday Night Live.

Dès sa première apparition à la Maison Blanche, il avait fait parler de lui avec un gros mensonge sur l'inauguration du président: «C'était la plus grande foule jamais vue à une inauguration, un point, c'est tout, que ce soit en personne ou à travers le monde.» C'est alors qu'était né le hashtag #SeanSpicerFacts (les faits à la Sean Spicer), ainsi qu'un très populaire compte parodique du même nom.

Il y a eu aussi le moment gênant où Spicer a déclaré qu'Assad avait fait pire qu'Hilter car le Führer n'aurait «pas été jusqu'à utiliser des armes chimiques». Dans la même intervention, il avait dit «centres d'holocauste» au lieu de camp de concentration, et «Ashad» au lieu d'Assad.

«Tu vas nous manquer Spicey», a tweeté, GQ, avec un montage de tous les mots que le porte-parole a mal prononcé.

Il était parfois difficile de savoir si l'humour était volontaire ou non, comme lorsque Spicer a dû expliquer aux journalistes pourquoi Trump avait tweeté «covfefe»:

«Le président et un petit nombre de gens savent exactement ce qu'il voulait dire», avait-il déclaré mystérieusement.

Certaines anecdotes, comme lorsqu'il s'est caché près de buissons pour ne pas avoir à répondre à des questions de la presse, ont été immortalisées dans des mèmes:

Malgré ses mensonges et attaques contre les médias, certains journalistes ont avoué que Spicer allait leur manquer. Dans le New York Times, Erin Gloria Ryan résume ce sentiment dans un article intitulé «Tu vas nous manquer, Sean Spicer», où elle décrit ce qui le rendait attachant:

«Ses yeux fatigués envoyaient des signaux de détresse aux caméras: Aidez-moi. Je suis triste. Arrêtez de vous moquer de moi; c'est dur. Mon costume n'est pas si mal. Donald est méchant.»

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