Égalités / Monde

L'enquête ouverte par l'Arabie Saoudite sur une femme en minijupe sur Snapchat est terminée

Temps de lecture : 2 min

Moins de 24 heures après la publication de la vidéo, le «Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice» était déjà sur l'affaire.

Une mannequin saoudienne s'est fait filmer en train de marcher en minijupe dans le fort historique du village d'Ushayqir, dans une région particulièrement conservatrice du pays. Elle a posté la vidéo sur Snapchat, et les images ont aussi été partagées sur Twitter.

Très vite, le «Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice» a riposté. «La présidence a identifié une vidéo d'une fille avec des vêtements différents et nous nous coordonnons avec les autorités pour enquêter», a déclaré son porte-parole.

Des internautes ont posté ce qui semble être un mandat d'arrêt de la police de Ryad. On peut y lire que la jeune femme, du nom de Khulood, est accusée d'avoir pris «des photos alors qu'elle portait des habits indécents, manquant ainsi de respect et violant les enseignements de l'islam, ainsi que les traditions et coutumes du pays». En Arabie saoudite, les femmes sont obligées de porter de longues tuniques, les abayas, et de couvrir leur visage et leurs cheveux.

Les habits de Khulood ont lancé un débat houleux sur les réseaux sociaux saoudiens. Certains utilisent l'exemple de la France pour tenter de justifier l'interdiction des jupes courtes:

«Il faut respecter les lois du pays. En France, le niqab est interdit et les femmes doient payer une amende si elles le portent. En Arabie saoudite, porter des abayas et des vêtements modestes fait partie des lois du royaume.»

Certains ont dénoncé le deux poids deux mesures des autorités selon que les femmes sont étrangères ou saoudiennes.

«Si c'était une étrangère, ils loueraient la beauté de sa taille et de ses yeux... Mais parce qu'elle est saoudienne, ils demandent qu'elle soit arrêtée.»

Un des posts les plus populaires sur le sujet montre la mannequin saoudienne avec la tête d'Ivanka Trump, la fille du président des États-Unis, pour dénoncer le fait que les dignitaires étrangers et leurs épouses soient autorisés à porter des vêtements à l'occidentale.

«OK, stop. On a résolu le problème.»

Slate.fr

Newsletters

«Sodoma», de quoi ébranler la foi

«Sodoma», de quoi ébranler la foi

L'ouvrage de Frédéric Martel souligne les incohérences entre le discours de l’Église catholique sur l'homosexualité et la pratique de certains de ses dirigeants, notamment au Vatican.

Il est temps de parler du manque de diversité dans les médias

Il est temps de parler du manque de diversité dans les médias

«À l’occasion d’un exercice d’incendie qui nous avait tous fait sortir du bâtiment, je me suis aperçue que j’étais… la seule personne noire de tout l’immeuble évacué», raconte une journaliste.

«Nicky Larson» n'est pas le nanar sexiste que l'on nous a promis

«Nicky Larson» n'est pas le nanar sexiste que l'on nous a promis

Les critiques pleuvent sur «Nicky Larson et le parfum de Cupidon», accusé d'être graveleux, misogyne et homophobe. Ce n'est pourtant pas la seule façon de cerner le film.

Newsletters