Monde

Trump craint que de «gros sacs de drogue» ne tombent sur la tête des Américains

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 16.07.2017 à 10 h 59

Repéré sur Wired

Le président américain a évoqué ce danger à propos de la construction du mur à la frontière avec le Mexique...

Le mur frontalier entre les Etats-Unis et le Mexique, au niveau de Tijuana le 7 juillet 2017. GUILLERMO ARIAS/AFP

Le mur frontalier entre les Etats-Unis et le Mexique, au niveau de Tijuana le 7 juillet 2017. GUILLERMO ARIAS/AFP

Le 13 juillet, la Maison Blanche a publié le texte d'une conversation entre le président Donald Trump et plusieurs journalistes à bord d'Air Force One en route pour Paris. Sur le sujet du mur frontalier avec le Mexique, une des promesses phare de sa campagne, le président a expliqué qu'il y ajouterait des panneaux solaires et qu'il ne serait pas nécessaire de construire la barrière tout le long de la frontière. Un millier de kilomètres environ suffirait.

Trump a ensuite spécifié qu'il voulait que le mur soit transparent par endroits, afin de protéger les Américains qui pourraient se prendre des sacs de drogue sur la tête. Voici comment il a expliqué son raisonnement:

«Ça pourrait être un mur d'acier avec des ouvertures, mais il faut des ouvertures parce qu'il faut pouvoir voir ce qu'il y a de l'autre côté du mur. Et je vais vous donner un exemple. Ça paraît horrible mais quand ils jettent des gros sacs de drogue par dessus, s'il y a des gens de l'autre côté du mur, vous ne les voyez pas –et si ça vous tombe dessus avec trente kilos dedans? C'est fini.

La presse américaine s'est beaucoup amusée de cette image du sac de drogue volant qui menace la population. Ici, un compte parodique:

«Aucun président américain n'avait pensé à protéger les Américains de sacs de drogue qui tombent, un problème majeur sous Obama».

 

Il faut reconnaître que Trump n'a pas tort sur la transparence, même si le problème n'est pas lié aux sacs de drogue qui tombent. Comme l'explique un expert en sécurité nationale interviewé par Wired, la barrière qui existe actuellement est déjà transparente par endroits, surtout dans les régions urbaines, où un grillage sépare les deux pays. Le fait que la frontière ne soit pas opaque permet aux agents frontaliers d'observer ce qui se passe de l'autre côté.

Mais le scénario du sac de drogue qui blesserait un passant est assez farfelu. Lorsque les cartels font passer la drogue de cette façon, ils le font dans des endroits déserts, où peu de gens risquent de se le prendre sur la tête. Et en général les trafiquants utilisent des technologies avancées, comme des catapultes placées à une trentaine de mètres de la frontière.

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