Science & santé

Selon une chercheuse américaine, il est possible d’être obèse et en bonne santé

Repéré par Juliette Mitoyen, mis à jour le 11.07.2017 à 12 h 37

Repéré sur The Independent

Une affirmation qui va à l’encontre de nombreuses études sur le sujet.

Une personne en train de se peser. National Human Genome Research Institute via Wikimedia commons CC License by

Une personne en train de se peser. National Human Genome Research Institute via Wikimedia commons CC License by

Alors qu’environ six cent millions de personnes seraient obèses dans le monde d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Traci Mann, chercheuse en psychologie de la santé, affirme qu’il n’y a pas de «crise de l’obésité», relève The Independent. Elle ne contredit pas les chiffres en eux-mêmes, mais elle affirme plutôt que le fait d’être obèse et celui d’être en bonne santé ne sont pas incompatibles.

Pour la chercheuse qui exerce à l’université du Minnesota, les morts liées à l’obésité ne sont pas forcément dues à la pathologie même, mais plutôt à trois facteurs mortels qui touchent les personnes obèses, à savoir la sédentarité, les revenus peu élevés et le manque de soins médicaux.

La scientifique a publié une tribune vidéo sur le site de la BBC pour critiquer la «fixation faite sur le poids»:

«Les chercheurs en obésité me détestent quand je dis ça, mais leurs propres données montrent que l’obésité ne va pas nous tuer. Cette pathologie mène à une espérance de vie moins élevée seulement pour les personnes très obèses, pas pour celles “juste” en surpoids. Les médias et la communauté médicale affirment que l’obésité est mortelle sans avoir de réelles preuves.»

Selon Traci Mann, lorsqu’on est en surpoids, il ne faut pas nécessairement perdre des dizaines de kilos pour être en bonne santé: de l’exercice régulier, même s’il ne mène pas à la perte de poids, permettrait de limiter les risques de maladies cardiovasculaires qui touchent particulièrement les personnes obèses.

Si, l'obésité peut être mortelle

Des déclarations qui opposent Traci Mann au reste de la communauté scientifique, qui s’accorde en général pour dire que le risque de développer des maladies mortelles, telles que le diabète ou les problèmes cardiaques, est accru si l’on est en surpoids.

The Independent note d’ailleurs qu’une récente étude d’une équipe de chercheurs de l’université de Birmingham –pas encore publiée– affirme qu’il n’existe pas «d’obésité saine». Les personnes obèses «au métabolisme sain» seraient quand même plus enclines à développer des maladies cardiaques que celles qui ne sont pas en surpoids.

Cette étude a été réalisée sur 3,5 millions de Britanniques et suscité un grand intérêt au vu de l’importance de l’échantillon lorsqu’elle a été présentée au Congrès Européen sur l’Obésité en mai dernier.

Les chiffres de l’OMS sont eux-aussi sans appel: ce sont environ 2,8 millions de personnes qui meurent chaque année du fait de leur surpoids ou de leur obésité, qui favorisent de nombreuses maladies. Difficile de savoir cependant si les personnes concernées faisaient beaucoup d’exercice ou non.

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