Monde

Confronté à deux ours, ce coureur a eu un très mauvais réflexe

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 10.07.2017 à 17 h 45

Repéré sur Lewiston-Auburn Sun Journal, Atlas Obscura

Moninda Marube sait que ça aurait pu très mal tourner.

Photo of the Week - Black Bear (ME) | U.S. Fish and Wildlife Service Northeast Region via Flickr CC License by

Photo of the Week - Black Bear (ME) | U.S. Fish and Wildlife Service Northeast Region via Flickr CC License by

Courir revient très souvent à s'affronter soi-même, à repousser ses limites, dans le seul but de se prouver que l'on en est capable. Enfin, ça c'est quand vous n'êtes pas poursuivis par un ours lors de votre sortie, comme il est arrivé à Moninda Marube. Ce mercredi 5 juillet, le coureur professionnel a dû compter sur ses jambes pour s'en sortir, raconte le Lewiston-Auburn Sun Journal. Tout commence vers 5 heures du matin quand Moninda Marube se lève pour faire ses 29 kilomètres.

«Il venait de passer une maison inoccupée, près du lac, après une dizaine de kilomètres, quand il a entendu un bruissement dans les bois, et a cru que c'était un cerf ou des écureuils qui marchaient sur des feuilles mortes. Mais quelques mètres plus loin sur le chemin, il voit à une vingtaine de mètres de lui deux ours noirs sortir des bois à sa droite et arriver sur le chemin, probablement en direction du lac pour aller boire un peu. Ils se sont arrêtés et ont regardé Marube qui s'est arrêté et les a regardés.»


 

À ce moment-là, il s'est dit qu'il ne pouvait pas aller dans le lac, à cause de sa peur de l'eau ni grimper parce que les ours en sont capables. En l'espace de cinq secondes, il évacue toutes les autres possibilités.

«La seule solution qui m'est venue à l'esprit à ce moment-là, c'est de courir.»

Petit problème: les ours ont commencé à lui courir après. Par chance, il a réussi à rejoindre la maison inoccupée qu'il venait de dépasser, mais les ours avaient déjà comblé la moitié de leur retard. Après quelques secondes à essayer d'ouvrir la porte, il y parvient enfin, et s'enferme à l'intérieur. Au bout d'un moment, les ours –qui auraient facilement pu briser les vitres– sont partis, et Moninda Marube a filé dans l'autre sens.

Newsweek souligne que si l'on s'en fie aux règles fournies par l'État du Maine, plutôt que de fuir, il est préférable de tout faire pour paraître un peu plus large et intimider l'animal, de faire du bruit, et de reculer doucement. Par ailleurs, explique Atlas Obscura, qui a trouvé des conseils fournis par le National Park Service, si jamais un jour vous croisez un ours noir, et qu'il vous considère comme une proie, «ne faites pas le mort!»

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