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Deux jours après en avoir discuté avec Poutine, Trump renonce à sa «stupide» unité de cybersécurité

Temps de lecture : 2 min

Les présidents américain et russe avaient discuté en marge du G20 de la mise en place d'une équipe commune chargée de s'assurer de la sécurité informatique des élections des deux pays.

Donald Trump et Vladimir Poutine en tête-à-tête après le sommet du G20. 8 juillet 2017. Capture de vidéo.
Donald Trump et Vladimir Poutine en tête-à-tête après le sommet du G20. 8 juillet 2017. Capture de vidéo.

Dimanche matin, Trump expliquait avoir discuté de la création d'une unité de cybersécurité «impénétrable» avec la Russie à l'issue de sa rencontre avec Vladimir Poutine ce week-end, lors du G20.

Mais l'initiative n'a pas fait long feu. Ce lundi, le chef de l'État américain, faisait déjà volte-face sur Twitter.

«Le fait que le président Poutine et moi avons discuté d’une unité de cybersécurité ne signifie pas que je pense que cela peut se faire. Ce n’est pas possible», a-t-il tweeté.

Trump et Poutine se rencontrés pour la première dans le cadre du G20 ce samedi 8 juillet à Hambourg. À l'issue du sommet, les deux hommes ont eu un tête-à-tête au cours duquel ils ont abordé plusieurs sujets dont les allégations actuelles concernant une possible interférence russe dans l'élection présidentielle américaine pour favoriser le candidat républicain. Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait indiqué à la presse que Donald Trump avait accepté les garanties du maître du Kremlin sur la non-ingérence russe dans le processus électoral américain. Déclaration par la suite démentie par la Maison-Blanche, selon CNBC.

Vives critiques

À la suite de la première annonce du président américain samedi, de nombreuses voix ont critiqué la «stupidité» d'une telle décision. Donald Trump n'a été épargné par personne y compris dans son propre camp où les commentaires étaient plutôt virulents. Parlant de la mise en place de l'unité, The Verge s'interrogeait avec ironie:

«Trump pense-t-il vraiment que la Russie est impliquée dans le piratage de l'élection américaine? Si oui, pourquoi leur demande-t-il de nous aider dans la lutte contre cybercriminalité?»

Le sénateur républicain Lindsey Graham jugeait de même cette décision totalement absurde:

«Il y a une seule personne à Washington qui doute de ce qu’a fait la Russie dans notre élection, c’est le président Trump! Si ce n'est pas l'idée la plus stupide que j'ai entendue, elle n'en est pas loin.»

Quant au sénateur Marco Rubio, il la compare à passer un accord avec Assad pour monter une unité sur les armes chimiques.

Quand Wikileaks s'invite dans la partie

Dimanche 9 juillet, Wikileaks s'était invité dans la polémique. D'après le Daily Dot, la très controversée organisation proposait au président américain, dans un tweet, les services de Julian Assange pour piloter l'unité.

S'agissait-il de trolling? On pourrait penser que oui, étant donné la petite pique lancée au passage à la CIA dans le tweet. Wikileaks faisait allusion sans doute ici aux fuites massives de documents du service secret que l'organisation avait orchestrées en mars. Mais compte tenu de la guerre ouverte entre Donald Trump et les services américains, rien n'était à exclure. En attendant, le président américain n'a sans doute pas fini de nous surprendre.

Slate.fr

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