Sciences / Santé

Le chercheur qui veut réaliser la première greffe de tête aime vraiment beaucoup Frankenstein

Temps de lecture : 2 min

L'Italien Sergio Canavero affirme que le roman de Mary Shelley, qui fêtera son bicentenaire l'an prochain, l'a convaincu de l'importance de l'électricité dans son projet.

L'acteur Boris Karloff en Frankenstein (1931).
L'acteur Boris Karloff en Frankenstein (1931).

Le scientifique qui promet de réaliser la première transplantation de tête de l'histoire aime beaucoup Frankenstein. Interviewé par Business Insider, le chercheur italien Sergio Canavero explique que le roman classique de Mary Shelley, qui fêtera son deux centième anniversaire en 1818, l'a convaincu de l'opportunité de son idée:

«Je suis intéressé par l'extension de la vie, et l'idée de briser le mur entre la vie et la mort.»

Et non seulement de son opportunité, mais aussi d'un élément concret indispensable: l'électricité. Car, selon un autre chercheur interrogé par Business Insider –qui juge par ailleurs le projet de Canavero irréaliste– des impulsions électriques seront indispensables pour raccorder des segments de moëlle épinière. «L'électricité a le pouvoir d'accélérer la recroissance, explique l'Italien. Bing bang bong, vous avez la solution.»

Ces dernières années, Canavero a affirmé avoir réussi la fusion de deux moëlles épinières différentes chez la souris ou la greffe d'une tête de singe sur le corps d'un autre singe, et a expliqué qu'il voulait réaliser une première expérience sur un humain en Chine avant la fin de l'année 2017.

Il a par ailleurs été régulièrement qualifié de «Dr Frankenstein de l'époque moderne» par une presse et une communauté scientifique largement sceptiques, voire effrayées, de ses annonces. Dans une publication effectuée en 2016, lui-même parlait d'«effet Frankenstein» en racontant comment, au début du XIXe siècle, un savant italien avait pratiqué une stimulation électrique sur des cadavres décapités. En se revendiquant du roman de Mary Shelley et de son héros qui finit par échapper à son créateur, essaie-t-il de retourner le stigmate? Il rappelle en tout cas l'actualité de ce «Prométhée moderne», comme le soulignait le quotidien suisse Le Temps l'an dernier:

«Deux cents ans près son écriture, les questionnements du livre paraissent aujourd’hui plus modernes que jamais. Les biotechnologies, la transplantation ou encore l’intelligence artificielle ont à ce point progressé qu’elles nous permettent de générer de nouvelles formes de vie, de modifier les caractéristiques humaines ou encore de les reproduire avec des machines.»

Slate.fr

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