Monde

La blague glaçante de Poutine sur les journalistes au G20

Temps de lecture : 2 min

«C'est ceux-là qui vous ont insulté?», a demandé le président russe à Trump en montrant les reporters qui quittaient la salle.

Vladimir Poutine et Donald Trump lors d'une rencontre en marge du G20 à Hambourg, le 7 juillet 2017. SAUL LOEB/AFP.
Vladimir Poutine et Donald Trump lors d'une rencontre en marge du G20 à Hambourg, le 7 juillet 2017. SAUL LOEB/AFP.

Pour leur première rencontre au G20 de Hambourg, Vladimir Poutine et Donald Trump ont l'air de s'être entendus à merveille. Il y avait une «alchimie positive» et «un tel niveau d'intérêt et d'échange qu'aucun des deux ne voulait s'arrêter» a déclaré Rex Tillerson, le secrétaire d'Etat américain. La rencontre, qui devait durer trente minutes, a finalement pris deux heures.

Dès le début, Trump et Poutine ont trouvé un sujet d'entente: leur haine des médias. Alors que les journalistes quittaient la salle pour laisser les deux hommes converser en privé, le président russe a fait une petite blague à son homologue américain. Il a fait un signe en direction des reporters et a dit:

«C'est ceux-là qui vous ont insulté?»

Trump a rétorqué: «Oui c'est eux. Vous avez raison sur ce point.»

Et les deux chefs d'Etat ont rigolé.

Étant donné que les médias indépendants russes ont été étouffés et qu'une trentaine de journalistes ont été tués en Russie depuis 2000 dans un climat d'impunité quasi-total, la blague de Poutine a quelque chose de profondément sinistre.

Mais Trump, qui se plaint régulièrement d'être maltraité par la presse, a dû apprécier que son homologue russe le décrive comme une victime des médias. Le contexte de la blague est assez ironique: quelques jours avant son départ pour l'Europe, le président américain s'était déchaîné contre deux journalistes sur Twitter et avait posté un gif de lui en train de tabasser un logo de CNN. Mais comme Poutine, ses fans s'accordent pour dire que c'est surtout Trump qui est insulté par les médias.

Au-delà de la presse, les deux présidents ont parlé de l'ingérence russe dans les élections américaines (Poutine a nié toute responsabilité) et ont convenu d'une position commune sur la Syrie (ils ont déclaré un cessez-le-feu dans le sud-ouest du pays).

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