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Les ordinateurs de retour sur de nombreux vols reliant le Moyen-Orient aux États-Unis

Temps de lecture : 2 min

Quatre compagnies ont vu leur interdiction levée.

Un avion de Qatar Airways atterrissant à l'aéroport international de Hamad à Doha. 12 juin 2017. Karim Jaafar/AFP
Un avion de Qatar Airways atterrissant à l'aéroport international de Hamad à Doha. 12 juin 2017. Karim Jaafar/AFP

L'administration Trump revient peu à peu sur sa politique d'interdire à certaines compagnies aériennes du Moyen-Orient de transporter des passagers avec des ordinateurs portables dans les vols en direction des États-Unis. Neuf d'entre elles étaient concernées par la mesure adoptée en mars dernier. Après Etihad Airways, Emirates et Turkish Airlines, c'est au tour de la compagnie Qatar Airways de ne plus être concernée, indique Time.

La compagnie a affirmé, ce jeudi 6 juillet, que la levée de la mesure d'interdiction avait effet immédiat: «Tous les appareils électroniques personnels peuvent embarquer à bord de tous les vols de l'aéroport international de Hamad [aéroport central de Doha, ndlr] vers les États-Unis.» Saudi Arabian Airlines espère, elle aussi, pouvoir les rejoindre, «au plus tard le 19 juillet».

Renfort des mesures de contrôle

Les quatre compagnies ont mis en place des mesures de sécurité pour satisfaire les exigences de Washington. Sans divulguer tous les détails, Turkish Airlines a précisé, par exemple, utiliser désormais des scanners CT, sorte d'appareils permettant de détecter des explosifs. La direction déclare aussi avoir circonscrit ses vols en direction des États-Unis à deux portes d'embarcation. Quant à Etihad, elle dispose de l'aide du service des douanes et de protection des frontières des États-Unis à l'aéroport d'Abu Dhabi.

Les mesures d'interdiction américaines étaient survenues dans un contexte de tensions entre les compagnies du Golf et celles américaines. Les dernières accusant les premières de concurrence déloyale parce qu'elles bénéficieraient de plusieurs milliards de dollars de subventions étatiques.

Menace terroriste

Le 21 mars, invoquant des risques d’attentats «terroristes», les autorités américaines avaient annoncé ces mesures d'interdiction pour neuf compagnies aériennes en provenance de huit pays: Jordanie, Égypte, Turquie, Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Maroc. Washington s'était appuyé sur le précédent d'Al-Shabbaab. Le groupe somalien affilié à al-Qaida avait revendiqué en février 2016 l'explosion d'une bombe dans un avion quittant Mogadiscio. Celle-ci avait échappé aux appareils de contrôle.

Cette mesure, doublée de la volonté de l'administration Trump d'interdire l'entrée aux États-Unis à des ressortissants de sept pays musulmans, n'a pas été sans conséquence pour les compagnies aériennes du Moyen-Orient. À la suite de ces restrictions, Emirates, la plus importante compagnie de la région, a déclaré avoir réduit de 20% ses vols en direction de l'Amérique. Dans le même temps, Qatar Airways a assisté à une baisse de son trafic au Bahreïn, en Égypte, en Arabie saoudite et aux Émirats à cause de la crise diplomatique avec ces quatre pays. La compagnie, qui a annoncé récemment vouloir acheter 10% des parts d'American Airlines, a dû compenser ses pertes en multipliant les vols vers l'Iran et la Turquie.

Slate.fr

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