France

J-M Colombani: Ma nuit au Samu social

Temps de lecture : 2 min

Il fait froid ! Et l'annonce de bulletins météo chaque jour plus sévères est immédiatement suivie, sur les radios et les télévisions, de reportages sur les sans-abri et de l'énoncé de communiqués émanant des préfectures qui déclenchent en cascade des plans "grand froid".

Lesquels entraînent aussitôt une augmentation des capacités d'hébergement. Ce scénario se reproduit invariablement chaque année. Comme, invariablement, chaque hiver apporte son lot de victimes: il y a quelques jours un SDF serait mort de froid à Bordeaux, après avoir refusé, dit-on, d'être hébergé ; mais il ne pouvait l'être car le centre bordelais, qui pouvait l'accueillir, n'acceptait pas les chiens.

A côté de cette répétition qui masque en même temps l'augmentation constante du nombre des sans-abri, il y a les efforts de ceux qui s'emploient année après année à mieux s'organiser pour faire face à ce double phénomène - qui ne sont pas de même nature - de l'extrême pauvreté et de l'errance.

Faire face à l'urgence

Au premier rang de ces dispositifs, prend place le samu social. Mis au point par Xavier Emmanuelli, lequel, médecin, s'est directement inspiré du samu pour mettre en place cette aide d'urgence ; avant de l'exporter à Dakar, à Moscou, pour ne citer que les deux plus récents samus sociaux.

L'objectif du samu social, comme le samu médical, est de faire face à l'urgence, de parer au plus pressé ; mais aussi de contribuer à mettre sur pieds une solution adaptée à chaque individu qui lui donne peut-être une chance de sortir du stade ultime de la marginalité qui conduit à devoir dormir dans la rue.

Quadriller les rues de Paris

Le cœur du dispositif du samu social est la maraude, c'est-à-dire, chaque nuit, un patient quadrillage des rues de la ville pour répondre aux appels de détresse ou pour porter secours.

La maraude, donc. Le point de ralliement, bien qu'il s'agisse du samu social de Paris, se situe de l'autre côté du périphérique, à Ivry sur Seine, au bord de la ligne du RER. D'un côté des bureaux, clairs, fonctionnels, sobres. De l'autre, un grand hangar où sont stationnées des fourgonnettes (offertes par le fabricant, PSA) qui transporteront les équipes sur le terrain.

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Image de Une: La maraude du Samu social, Elodie Vialle

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