Tech & internet

La drôlerie absurde des photos de banques d’images

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 03.07.2017 à 18 h 31

Repéré sur The Guardian

Une véritable mine sous-estimée d'internet.

Capture d'écran d'un tweet.

Capture d'écran d'un tweet.

Il vous est certainement déjà arrivé, en lisant la presse en ligne, de tomber sur des illustrations d'articles pour le moins étonnantes. Il s'agit de photos professionnelles issues de banques d'images, où des modèles, semblables à ceux que l'on voit dans les cadres photos en magasin, illustrent différentes situations de la vie quotidienne. Les photos les plus connues représentent un fabuleux cliché, régulièrement moqué: des «hackers», cagoules sur la tête et mitaines aux mains, en train de pianoter sur un ordinateur et dans l'obscurité.

C'est la partie amusante des banques d'images en ligne. Mais comme l'a découvert Andy Kelly, un contributeur du Guardian, il existe une autre facette de ces banques d'images, pas moins drôles, mais beaucoup plus sombres.

«Après vingt pages de recherches, j'ai remarqué une image d'un homme assis devant un arbre de Noël, posant un revolver sur son front et attrapant une bouteille de whisky

Une image terrible, mais hilarante dans ce contexte-là. C'est ainsi qu'Andy Kelly a lancé Dark Stock Photos, fascinant compte Twitter où sont répertoriées ses plus fascinantes trouvailles. On y retrouve un enfant sur le point de se tirer une balle face à l'amas de devoirs qui l'attend, des adolescents ivres en voiture sur le point de rouler sur de jeunes innocents, un karatéka combattre un éléphant ou une femme en train de sniffer des lignes de coke formant le mot «HELP», «Au secours».

Plébiscite public

 

Le préféré de la rédaction reste néanmoins celui de ce garçon, posté sur la côte et qui fond en larmes, revolver au poing. Que s'est-il passé? A-t-il tiré sur quelqu'un? Ou a-t-il décidé de mettre fin à ses jours. Rarement l'humour web aura été aussi sombre.

Bien sûr, il est normal de se demander si certaines de ces photos sont sérieuses, si elles ne sont pas de simples montages. On pense ainsi à cette jeune femme qui prend un selfie en tenant une kalachnikov.

«Il y a tellement de questions, ajoute le contributeur. Pourquoi ces photos existent? Qui les achète? Et pour illustrer quoi? Quelques-unes ont sûrement été glissées là par un photographe comme une blague, mais j'ai le sentiment que la plupart ont été prises de façon sincère. Plus j'y pense et plus elles sont drôles et, à en juger par les 80.000 personnes qui suivent le compte, qui a commencé le 2 juin, les gens semblent d'accord.»

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