Science & santé

Sauver les pandas, c'est aussi sauver tout un tas d'autres espèces

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 28.06.2017 à 12 h 32

Repéré sur Popular Science

Que ceux qui estiment qu'on ne s'intéresse qu'aux pandas se rassurent: d'autres animaux bénéficient indirectement de cette attention toute particulière.

Atlanta Zoo Panda | Rob via Wikimédia CC License by

Atlanta Zoo Panda | Rob via Wikimédia CC License by

Ce n'est un mystère pour personne: si les pandas bénéficient d'une telle attention et que les autorités font tout pour sauver leur espèce, c'est parce qu'ils sont excessivement mignons. Il suffit de regarder ce gif pour avoir envie de tout quitter et aller les sauver.


Bien sûr, cet élan mondial et permanent pour les pandas trouve aussi ses détracteurs, qui estiment que tous ces efforts se font au détriment d'autres espèces, elles aussi menacées de disparition. De plus, les pandas se reproduisent très difficilement et sont des consommateurs frénétiques de bambou (qu'ils digèrent très mal). Pourquoi sauver une espèce qui ne s'aide pas elle-même?

Heureusement, un nouvel argument en faveur de notre amour pour les pandas vient d'être avancé par une équipe de l'université de Michigan State. Sur son site, Popular Science explique ainsi que «les efforts de la Chine pour protéger le territoire des pandas ont été bénéfiques à d'autres espèces, notamment les singes dorés, les takins, les pandas roux, une espèce de cerf des bois, et les ours noirs asiatiques».

En préservant l'écosystème des pandas, le gouvernement chinois protège celui de ses voisins moins populaires dans la catégorie «animaux mignons» des vidéos YouTube. Et même à côté de ces réserves, la flore a pu se développer et améliorer la biodiversité. Ces zones se développent même plus vite que celles où les pandas sont protégés.

«Les plantes ne sont pas toutes parfaites, note PopSci, dans certains cas, l'effort mis en place pour la plantation rapprochée de conifères et leur croissance accélérée pour aider à améliorer le sol a en réalité fait du mal à la biodiversité des plantes. Mais d'une façon générale, les données au sol et l'imagerie satellite indiquent que l'amour pour les pandas a aidé les voisins de l'ours aussi.»

Andrés Viña, professeur de Michigan State, propose ainsi une métaphore intéressante: «Cela renforce l'idée selon laquelle vous agissez comme un parapluie lorsque vous aider à protéger un animal comme le panda. Les autres animaux viennent se réfugier sous ce parapluie. Ces ressources pour les pandas sont aussi utiles pour tout ce qui cohabite avec lui.»

Ces données pourraient même servir à ajuster les zones où l'on protège les pandas, afin que les espèces se sentent plus à l'aise dans ce type d'environnement encadré. Une raison de plus, s'il en fallait une, d'aimer les pandas.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte