France

Virginie Leblicq: «On ne peut pas terroriser sans avoir été soi-même terrorisé»

Slug News, mis à jour le 29.06.2017 à 9 h 32

Entretien avec une psychologue belge qui reçoit dans son cabinet des familles de jihadistes, et des revenantes de Daech.

©Slugnews

©Slugnews

On est à Bruxelles, Virginie Leblicq est psychologue, elle nous accueille dans son bureau à la grande mosquée du Cinquantenaire, qui abrite le Centre Islamique et Culturel de Belgique.

En Belgique ce n’est pas n’importe quelle mosquée: en 1968, le roi Fayçal d’Arabie Saoudite annonce que son pays prendra tout en charge pour que le lieu devienne un phare de l’islam en Europe et le gouvernement belge de l’époque reconnaît le CICB comme représentant de l’Islam et des musulmans de Belgique.

En 2017, ils sont des dizaines de parents d’enfants embrigadés par Daech à frapper à la porte du bureau de Virginie Leblicq, mosquée ou pas mosquée, ici on entre pour consulter une psychologue. Dans la salle d’attente se croisent des jeunes filles de retour de Syrie, d’autres tentées par le départ, d’autres manipulées via les réseaux-sociaux pour rejoindre l’organisation terroriste.

Virginie Leblicq est une nouvelle référence en termes de «déradicalisation», un mot à utiliser avec beaucoup de précautions tant ces deux dernières années sont marquées par les échecs des uns et les arnaques des autres, un mot exclu du vocabulaire de la psychologue car il sonne amalgame, à la mode, creux

Son atout pour rassurer ses patientes et leurs proches, Virginie est une musulmane convertie, pratiquante, voilée et érudite en théologie islamique.

Au départ rien ne la prédestine à ce cheminement religieux, cette jeune femme originaire du fin fond de la Wallonie, ne connaissait rien à l’islam. Dans une vidéo postée sur Youtube, elle raconte avoir poussé les portes de la mosquée du Cinquantenaire, en 2005 pour la première fois. Le prédicateur est alors un certain Rachid Haddach figure de la mouvance salafiste Belge. Le salafisme, d’origine Saoudienne comme les financiers de la mosquée du Cinquantenaire, est le courant le plus radical de l’islam qui multiplie les interdits, la musique notamment, prône la non mixité, le port du voile intégral...

Peu importe, Virginie suit les cours de Rachid Haddach pendant deux ans sans se convertir, jusqu'à ce qu'un jour de 2007, elle se décide. Dix ans plus tard, Virginie Leblicq se dit musulmane sunnite pratiquante; le terme salafiste ne lui plaît pas: amalgame encore...

Comment définissez-vous la radicalisation?

Les termes «radicalisation» ou «radicalisé», sont des termes qui ont été utilisés au niveau politique au cours de l’histoire et n’ont pas grand chose à voir avec ce qu’on appelle aujourd’hui la radicalisation violente. C’est un terme qui me dérange fortement. Je préfère parler de jeunes qui s’engagent pour des causes, des idéologies qu’ils croient être en accord avec leurs croyances. Je parle plutôt d’engagement que de radicalisation.

Pouvez-vous définir l’engagement dans ce cas?

C’est s’engager pour une cause selon son histoire, ses valeurs, son parcours de vie. Il y a des gens qui s’engagent dans l’humanitaire, dans la politique et d’autres en Syrie. Beaucoup de jeunes partent avec des visions utopistes. Ils veulent sauver le monde, aider le peuple syrien qui est oppressé. Et lorsqu’ils arrivent sur place, ils se rendent compte qu’il n’y a que de la violence. Maintenant ce n’est pas toujours le cas: il y a aussi des gens qui s’engagent directement pour des causes violentes.

Et la plupart des jeunes qui se sont engagés en Syrie ont comme consigne de ne pas afficher leur religiosité. Alors quand j’entends les critères de radicalisation qui sont diffusés sur le port de la barbe ou du kamis, ça me fait bien rire parce que ce n’est pas parce qu’une personne est barbue qu’elle va s’engager pour la Syrie, bien au contraire. C’est le changement de comportement et de discours qu’il faut remarquer. Il y a des femmes qui s’engagent et qui ne portent même pas le voile avant de partir.

«Certaines femmes de confession musulmane estiment qu’il est plus facile d’aller dans un pays musulman que d’être dans un pays où on ne nous accepte pas»

Pourquoi les jeunes femmes partent-elles?

Beaucoup d’entre elles sont approchées par Internet. Les recruteurs entrent dans un processus de séduction. La jeune femme tombe amoureuse et suit l’homme. Il y a aussi une volonté de s’émanciper de la société. Certaines femmes de confession musulmane estiment qu’il est plus facile d’aller dans un pays musulman que d’être dans un pays où on ne nous accepte pas. Je ne veux pas me positionner dans un discours victimaire mais je pense qu’il y a aussi des choses qui doivent changer au niveau de la politique, dans l’inclusion des personnes issues de l’immigration qui ont des valeurs religieuses. Ce sont des jeunes femmes qui s’engagent pour des choix affectifs principalement, après il y en a d’autres qui partent avec leur conjoint ou leur famille parce qu’elles sont persuadées que les textes sont clairs et qu’au nom de leurs croyances, il faut partir. Mais selon moi, c’est une minorité.

Le piège de la séduction semble viser les plus jeunes selon vous?

Oui ce sont souvent des toutes petites filles qui n’ont pas forcément eu d’expériences avec des hommes ou des garçons. Il faut bien se dire que des jeunes filles qui ont été éduquées dans la culture arabo-musulmane n’ont pas forcément eu de petits copains. Là, un garçon leur dit «tu vas être ma reine, ma princesse, je vais bien m’occuper de toi» et si en plus elles sont à la fin d’une crise d'adolescence, qu’elles sont encore en conflit avec les parents, elles nourrissent un désir d’autonomie et un désir de fonder leur famille pour pouvoir quitter le nid familial.

C’est la recherche du prince charmant version 2017?

Un recruteur va approcher une femme via les réseaux sociaux: est-ce qu’elle recherche à ce moment-là un prince charmant? Pas forcément. Mais il y a quelqu’un qui la séduit et qui l’invite à les rejoindre. 

«C’est rarement seule qu’une femme s’engage de manière violente et radicale et se dit "oh tiens je me ferais bien exploser, j’ai parlé à un type sur Internet"»

Y a-t-il aussi des rencontres en chair et en os?

Il y a des réseaux oui et il y a des personnes qui prêchent, qui incitent à adhérer à ce genre de mouvements dans des réseaux rééls, ici, en Europe. L’influence des réseaux sociaux amplifie avec les vidéos et des anasheed (poème religieux chanté que Daesh détourne pour sa propagande) en fond. Tout est calculé, tout est manipulé dans ces vidéos. C’est rarement seule qu’une femme s’engage de manière violente et radicale et se dit «oh tiens je me ferais bien exploser, j’ai parlé à un type sur Internet». Si elles en arrivent à vouloir se faire exploser c’est qu’il y a un réseau autour qui pousse et soutient.

Quel rôle ont justement les anasheed?

C’est un peu comme quand on écoute de la musique qui va nous rappeler un souvenir, une émotion, un contact relationnel. La musique a une incidence aussi sur le cerveau et les émotions. C’est prouvé scientifiquement. Les anasheed parlent parfois de la religion, du sentiment d’appartenance à cette religion, du fait de défendre aussi la communauté musulmane. Daesh leur dit: «rappelle-toi, on doit se souder, être ensemble. On ne doit pas se laisser faire par ces mécréants. Ils ne te veulent pas du bien». Qu’est-ce que ça vient raviver?

Les membres de l’Etat islamique jouent sur des failles qui existent que ce soit chez la personne ou dans le système sociétal dans lequel on vit. Il ne faut pas oublier que certains d’entre eux viennent d’Europe, ils connaissent très bien le système européen, ils jouent sur des discriminations qui ont pu avoir lieu; le discours c'est «ils ne veulent pas de vous en Europe et ils ne voudront jamais de vous.»

Certaines filles, femmes, partent aussi pour combattre et défier l’Occident?

Oui mais ma question c’est: d‘où vient cette rage, qu’est-ce qu’elle signifie pour la personne, dans son histoire, et son parcours? Pourquoi elle projette ça sur l’Occident et pas autre chose? Pourquoi elle pense qu’ailleurs ce sera meilleur, qu’elle ne peut pas se projeter dans cette vie ici, dans ce pays? Ce sont des questions qu’on pose pendant les séances. C’est ça la thérapie: comprendre l’individu dans le système dans  lequel il est, pourquoi à un moment il passe à l’acte.

«Il y a des personnes dépressives et suicidaires parmi les jeunes que je rencontre»

Sauriez-vous établir un profil type des femmes qui partent?

Ce n’est pas une question d’intelligence ou de statut social, on a bien vu que des gens de tous statuts sociaux s’engagent. C’est vraiment une question de fragilité, psychique et émotionnelle. Souvent, le parcours de vie n’est pas évident. Des relations avec l’extérieur, avec la famille, ou avec la société sont problématiques.

Il y a des victimes de violences –violences de toutes sortes: qu’elles soient sexuelles, physiques, psychologiques. On peut avoir cette fragilité parce qu’on a été soi-même traumatisé. On peut se mettre dans un monde où on est complètement coupé de ses émotions. Qu’est-ce qui fait qu’à un moment donné on perd un peu de son humanité? C’est ça la question.

Qui sont celles qui partent, et qui sont celles qui passent à l’action?

Ce n’est pas normal de vouloir tuer, de regarder une personne dans les yeux et de savoir que dans deux minutes, on va exploser à sa figure. On ne peut pas terroriser sans avoir été soi-même terrorisée. On ne peut pas passer à l’acte et se dire qu’on va tuer Monsieur et Madame tout le monde du jour au lendemain si on n’a pas vécu soi-même des choses traumatisantes. Je ne dis pas que ce sont forcément les parents, l’école ou la société mais il faut essayer de comprendre ce qu’il s’est passé à un moment donné pour que la personne décide de passer à l’acte. Il faut prendre en compte les considérations suicidaires aussi. Il y a des personnes dépressives et suicidaires parmi les jeunes que je rencontre.

Qui vient vous voir?

Quand j’ai commencé il y a quatre ans, c’était des familles inquiètes qui me disaient que leur enfant se renfermait,parlait de djihad ou de partir. Je ne comprenais pas ce qui était en train de se passer. J’en ai vu un, puis deux, puis je vois que ça commence à s’enchainer et il y a le bouche-à-oreilles.

Les parents s’inquiètent et ils ne veulent pas aller directement voir du côté du système judiciaire car ils ont peur pour leur enfant. En même temps ils veulent les aider et se disent qu’une psychologue musulmane peut comprendre. Que quelqu’un qui connaît bien la religion peut aussi déconstruire les croyances.

Aujourd'hui j’ai tous les types de profils: l’épouse du mari qui est parti, l’enfant de la femme qui s’est engagée, les jeunes qui sont revenus. Il y a autant de pères ou mères de famille, que de jeunes filles ou jeunes hommes. Ça peut être des couples qui partent ensemble, des familles entières qui partent avec des enfants. Des rescapés aussi qui arrivent à s’enfuir et qui ont laissé une partie de la famille là-bas.

«Peut-être que les personnes très dangereuses ne viennent pas chez moi, je n’ai peut-être que celles où il y a une remise en question, où le tribunal estime qu’il y a moins de dangerosité»

Vous prenez en charge maintenant ceux qu’on appelle les revenantes?

Il y a plus de retours ces temps-ci oui, alors des questions se posent. Que fait-on après, comment se réinsère-t-on, à la sortie de prison, qu’est-ce qu’il se passe? Il y a beaucoup de jeunes femmes qui ont vécu des traumatismes en allant là-bas. En général, les jeunes qui s’engagent décèdent six mois plus tard. Dans les statistiques, c’est le délai de vie quand on part là-bas. Et quand ton mari est décédé, qu’est-ce qu’il advient de toi? Parfois, elles subissent des mariages forcés, certaines femmes sont réduites à l’esclavage.

Dans un premier temps, j’essaie juste d’être en contact et de leur permettre de se connecter à moi aussi. Au début ce n’est pas facile, on a du refus: «on ne te parle pas parce que tu es une mécréante». Petit à petit on apprend à se connaitre, à se parler. L’idée c’est que justement la personne puisse de nouveau être dans une relation saine à l’extérieur. Ce qu’elle va arriver à faire avec moi, je veux qu’elle le fasse à l’extérieur. Ce n’est pas facile quand vous êtes accusé de terrorisme, on vous tourne le dos, on vous regarde de travers.

Avant on n’arrivait pas à trouver sa place dans la société et maintenant, avec cette étiquette de terroriste ou de personne qui s’est engagée pour la Syrie, les gens refusent de s’asseoir à votre table, les gens refusent de vous parler, les voisins ne vous saluent pas, votre famille ne vous salue plus.

Une fois le lien créé, que se passe-t-il?

Ça prend du temps, pour certains ça fait un an, deux ans qu’ils sont suivis chez moi. Une fois que la confiance est établie, on essaie de voir comment la personne peut recréer du lien avec des personnes à l’extérieur, récréer du réseau autour d’elle, différent de celui qu’elle avait avant. Il faut à la fois travailler sur la réinsertion sociale, professionnelle, affective et émotionnelle d’une personne. En sachant que tout son univers est désormais bouleversé.

Travaillez-vous aussi sur des textes religieux?

C’est une discussion où on essaie de déconstruire les à priori. Si on me sort un verset ou un hadith, on va regarder à quel moment et pourquoi il a été sorti et on va le contextualiser. Des jeunes filles vont par exemple me dire: «moi j’ai le droit de partir parce qu’il y a une épouse du Prophète qui a voyagé seule.» Contextualiser est essentiel, car là, on ne lui a pas expliqué dans quel contexte l’épouse du prophète l’a fait. C’était une femme plus âgée, qui a eu l’autorisation de son mari pour voyager. Une jeune fille qui n’a jamais été mariée n’a pas les mêmes facilités qu’une dame plus âgée et qui a déjà été mariée.

Encore, ils vont dire : «tu as le droit de te marier sans ton père parce que ton père est un mécréant. Il refuse la hijra, il refuse de partir dans un pays musulman». Mais on ne peut pas dire qu’une personne est mécréante comme ça. Qui es-tu pour rendre kouffar (mécréant en arabe) quelqu’un?

Il m’arrive de ne pas connaître certaines réponses, même si maintenant c’est assez rare car c’est toujours les mêmes hadiths, les mêmes versets qui sont systématiquement utilisés pour la propagande de Daesh. A la fin c’est même facile de répondre.

Parfois je propose même au jeune de venir avec moi voir l’imam ou le théologien pour qu’on puisse en discuter.

Quel est le résultat?

Je n’ai quasiment aucune récidive. Parmi les 40-50 personnes et familles qui sont venues me voir, une seule personne est retournée en prison et uniquement parce que cette personne n’avait pas respecté les conditions de sa liberté conditionnelle.

Je n’ai pas eu de passage à l’acte violent, de récidive, ni de réengagement vers la Syrie.

Je suis dans quelque chose qui fonctionne parce que je suis dans la collaboration avec d’autres services. Maintenant peut-être que les personnes très dangereuses ne viennent pas chez moi, je n’ai peut-être que celles où il y a une remise en question, où le tribunal estime qu’il y a moins de dangerosité. Il y a aussi beaucoup de femmes qui restent en prison auxquelles je n’ai pas accès.

«Des psys comme moi ne pourraient jamais travailler en France»

En France, des jeunes femmes sont activées à distance pour passer à l’action?

Ici on est en Belgique, la politique est différente. On est moins dans le passage à l’acte violent et il y a moins de départs. On s’est dit qu’on allait travailler en collaboration avec tous les intervenants de terrain et les théologiens.

On a inclut la communauté musulmane dans ce processus, ce que la France refuse de faire.

Aujourd’hui la France clive la population, elle refuse la diversité. Des psys comme moi ne pourraient jamais travailler en France, je ne sais pas si vous vous rendez compte. Ici, on le fait.

Avoir en face de soi une psy musulmane, cela change quoi pour la jeune fille radicalisée?

Quand on m’envoie une personne qui est passée par la prison ou qui sort du tribunal, elle est persuadée qu’on l’a stigmatisée et que la société ne veut plus d’elle.

Quand le juge l’envoie chez une psychologue musulmane, elle est surprise, elle se dit: «Ah mais le juge m’a entendue dans mon identité, il a compris que j’avais besoin de parler à quelqu’un qui pourrait comprendre qui je suis et quelle identité j’ai».

Aujourd’hui le problème c’est que dans certains pays, le discours est discriminant, il est exclusif.

Quelle serait la première chose à faire en France dans ce cas?

Je pense qu’il y a tout un travail de prévention à mettre en place au niveau de la famille, de l’éducation, au niveau des pratiques éducatives au sein de la population. Ici en Belgique on a pas mal de chouettes choses qui sont mises en place par la communauté musulmane pour sensibiliser les familles. Il y a des petites vidéos de prévention, des petits spots sur l’éducation des enfants, sur l’importance de se comprendre, de discuter.

Si les familles sont sensibilisées, elles vont se dire: «Ah je vois que mon jeune s’intéresse à l’islam je vais essayer d’aller chercher un petit peu». Avant on ne parlait pas de ce phénomène, aujourd’hui si et ça permet aussi aux familles de réagir et de communiquer avec leur enfant sur ce sujet.

La communauté musulmane aurait donc un rôle à jouer selon vous?

La communauté musulmane a une responsabilité dans sa capacité à transmettre sa religion et à s’organiser pour donner des cours de religion pour les familles.

Ici vous êtes quand même dans la mosquée du Centre Islamique et culturel de Bruxelles, suite à tous ces événements, il a été prévu des cours de sensibilisation pour les jeunes par rapport au phénomène d’engagement vers la Syrie. Il y a des choses mises en place par les mosquées. En France, les porte-paroles musulmans ne représentent pas la population musulmane, ils sont choisis par l’Etat français. Il y a un problème de communication entre le peuple d’origine  arabo-musulmane en France et le peuple français. Il n’y a pas de collaboration ou de ponts entre les différents acteurs. Je trouve ça dommage parce que cela explique pourquoi le nombre de départs augmente en France et pourquoi il diminue fortement en Belgique.

On dit de vous que vous êtes salafistes, beaucoup de salafistes ont rejoint les rangs de Daech, qu’en dites-vous?

Le salafisme, qu’est-ce que c’est? Ce sont des personnes qui pratiquent de manière assidue, orthodoxe et littéraliste la sunna du Prophète.

En soi, le terme salafiste est hyper mal véhiculé. On l’utilise comme quelque chose de dangereux, qui fait peur. Ce n’est pas parce qu’on a une pratique littérale de la religion qu’on va s’engager pour le djihadisme ou la Syrie. La plupart des musulmans qui pratiquent l’islam littéraliste pratiquent l’islam pacifiste.

Il faut savoir que les savants les plus sévères condamnent totalement les actes commis par Daesh. A un moment donné il faut arrêter avec le salafisme.

En aucun cas les personnes qui vont appliquer la sunna de manière littérale vont s’engager pour Daech. Moi je suis musulmane sunnite, et j’essaie de pratiquer au mieux ma religion.

Slug News
Slug News (18 articles)
Collectif de journalistes d'investigation
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte