Monde

Des orques suivent des bateaux de pêche pour manger leurs poissons

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 24.06.2017 à 12 h 18

Repéré sur Alaska Dispatch News, The Verge, Atlas Obscura

«Les crochets sont nettoyés. Parfois, il n'y a plus que les "lèvres" d'attachées aux crochets —s'il reste encore quelque chose.»

Orcas | jc.winkler via Flickr CC License by

Orcas | jc.winkler via Flickr CC License by

La vidéo peut sembler mignonne: à quelques dizaines de mètres d'un bateau, quelques orques sont en train de nager pour essayer de rester à la même allure. En réalité, la scène qui est en train de se dérouler est en train de devenir un quasi-film d'horreur pour certains pêcheurs. L'Alaska Dispatch News raconte que dans la mer de Béring, au nord de l'Océan Pacifique, entre les États-Unis (l'Alaska), et la Russie, «des pêcheurs essaient d'échapper à un prédateur qui semble se montrer plus malin qu'eux à chaque fois, qui les dépouille de leurs filets de pêche, et qui rôde derrière leurs bateaux».

Ces prédateurs, ce sont des groupes d'orques, qui tentent de récupérer les flétans et charbonniers pris par les pêcheurs. S'ils expliquent qu'ils avaient l'habitude d'observer les orques, et que c'était parfois un problème, elles semblent désormais délibérément les cibler, explique Atlas Obscura.

«Les orques attaquent les palangriers, des bateaux de pêche qui utilisent une longue ligne de fil de pêche avec plusieurs hameçons, qui flottent au-dessus de l'eau grâce à des bouées, une situation qui ressemble potentiellement à un buffet pour les orques.»

Certains pensent même que les mères apprennent cette technique à leurs jeunes.

Ce comportement n'est pas nouveau, précise The Verge, qui a mis la main sur un article du Journal of Marine Sciences qui indique que des traces ce comportement existent au moins depuis les années 60. À l'époque, ce sont des pêcheurs japonais qui s'en plaignaient.

Pas forcément une bonne nouvelle pour ces pêcheurs qui peuvent perdre quelques tonnes de poissons, raconte Jay Hebert, l'un d'entre eux, à l'Alaska Dispatch News.

«Les crochets sont nettoyés. Parfois, il n'y a plus que les "lèvres" d'attachées aux crochets —s'il reste encore quelque chose.»

D'autant que les orques semblent motivées à ne rien lâcher. Un pêcheur raconte qu'une meute d'une cinquantaine d'orques est ainsi restée pendant 18 heures avec lui, à attendre, ce qui l'a poussé à abandonner l'idée d'une pêche. Interrogé par le National Post, un autre pêcheur les compare à un gang de motards.

«Vous en voyez deux arriver, et vous savez que c'est la fin du voyage. Très vite, vous vous retrouvez avec 40 orques autour de vous.»

Et essayer de les semer peut s'avérer moins rentable que prévu, puisque «le temps et le carburant nécessaire peuvent faire des ravages sur la rentabilité d'une sortie».

Personne ne semble d'avoir de solution à ce problème, raconte Atlas Obscura. Certains pêcheurs ont bien tenté d'utiliser des sonars pour éloigner les orques, mais ça ne marche pas. D'autres tentatives diverses et variées n'ont pas non plus porté leurs fruits.

«Pour l'instant, ils vont devoir continuer à tenter leur chance.»

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