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VIDÉO. Une Canadienne exige que son fils soit examiné par un docteur blanc

Temps de lecture : 2 min

À la clinique, elle a demandé à voir un «docteur blanc qui n'a pas les dents marron et qui parle anglais». Son intervention raciste a été filmée.

La vidéo d'une femme exigeant de voir un médecin blanc dans une clinique en banlieue de Toronto est devenue virale au Canada. Venue avec son fils qui souffrait de douleurs thoraciques, cette femme s'est énervée lorsque le personnel lui a expliqué qu'un docteur blanc n'était pas disponible.

«Est-ce que je peux voir un docteur blanc s'il vous plaît, un qui n'a pas les dents marron et qui parle anglais?»

L'employée lui répond qu'il n'y personne de disponible qui correspond à ses souhaits.

«Vous me dites qu'il n'y a pas un seul docteur blanc dans cet établissement? Est-ce que vous en avez un qui parle anglais?», a insisté la patiente.

La scène a été filmée par un immigré d'origine indienne, qui est ensuite intervenu pour expliquer qu'on pouvait parler anglais sans être blanc.

Lorsque une employée lui conseille d'aller à l'hôpital, la dame explique que l'établissement n'a que des docteurs à la peau foncée.

«Mon dieu, dans quel horrible pays est-ce que je vis? Être blanche dans ce pays, autant se tuer.»

Elle a continué à se plaindre des médecins pakisatanais et une patiente a répliqué:

«Votre enfant a un plus gros problème que celui qui l'amène à la clinique, c'est de vous avoir comme mère. Vous êtes extrêmement impolie et raciste.»

La police est intervenue et au bout du compte, le garçon a été soigné à la clinique.

Racisme ordinaire

Comme le rappelle Radio Canada, les médecins non blancs sont régulièrement confrontés à ces réactions racistes.

«Beaucoup de médecins de minorités visibles ou qui ont un accent, ce qui suggère qu’ils sont immigrants, font face à des événements comme ça», explique la Dr. Nadia Alam, qui est présidente de l'Association médicale de l'Ontario.

Kathleen Wynne, la première ministre de l'Ontario a déclaré:

«Je crois que nous devrions tous être choqués. Si nous ne sommes pas choqués, c'est un vrai problème. On a parfois l'impression d'être une société ouverte et puis un incident comme ça arrive...il faut prendre du recul et se demander: qu'est-ce qui se passe?»

Slate.fr

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