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Comment les chats ont profité de l'homme pour conquérir le monde

Temps de lecture : 2 min

Ce, sans jamais se laisser complètement domestiquer.

Un chat noir devant la résidence officielle de la Première ministre britannique Theresa May. Londres. 7 juin 2017. Justin Tallis/AFP
Un chat noir devant la résidence officielle de la Première ministre britannique Theresa May. Londres. 7 juin 2017. Justin Tallis/AFP

La coexistence de l'homme et du chat remonte à des millénaires au début du néolithique. À l'époque de l'invention de l'agriculture au Moyen-Orient, les réserves de céréales attirent les petits rongeurs tels que les rats et les souris. Le chat en profite pour se rapprocher des habitats et chasser ses proies.

«Le chat nous débarrassait de ces rongeurs, porteurs de virus et de bactéries dangereux pour notre santé, qui pillaient nos récoltes», explique le magazine culturel américain The Atlantic à propos du début de cette solide histoire d'amour.

Utile dans la traque des animaux nuisibles, les hommes l'embarquent alors à bord des navires au cours de différentes expéditions, de sorte que chaque espace vital conquis à l'époque l'était aussi pour ce petit félin.

La domestication fabuleuse du chat est l'œuvre d'une stratégie évolutive de l'Homme

Mais si le chat est depuis présent dans notre quotidien, que sait-on de son processus d'approvisoiement? La récente étude menée sur les ADN provenant de squelettes de chats anciens nous apprend que cette «domestication» réussie est l'œuvre d'une stratégie évolutive. Les 209 ADN étudiés révèlent deux types distincts: le premier originaire d'Anatolie –correspondant au territoire de la Turquie aujourd'hui–, le second de l'Égypte antique.

La première lignée de chat s'est répandue en Europe dès 4.400 avant notre ère tandis que la seconde s'est propagée dans le bassin méditerranéen. Et jusqu'en Inde, suivant les routes commerciales.

Prédateur solitaire

Mais malgré leur apprivoisement, les chats ont très peu changé. Certes, ils se sont familiarisés à l'homme mais ils attendent peu de lui. Le chat reste avant tout un prédateur solitaire. «Bien avant d'être domestiqués, les chats faisaient déjà ce que nous attendons d'eux», explique Leslie Lyons de l'université du Missouri.

Pour Bertrand Deputte du CNRS, «il vit sa vie, et c’est lui qui décide de ce qu’il fait: dormir, déambuler, ronronner, manger. Il ne fait rien qui soit gênant pour nous, alors on ne ressent pas le besoin de “l’éduquer”. Il vient vers nous ou pas, il peut être avec nous à un instant donné, et nous quitter l’instant suivant… Il est là, tout simplement.»

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