Monde

La justice américaine rend publique la vidéo dashcam de la mort de Philando Castile

Repéré par Emeline Amétis, mis à jour le 21.06.2017 à 12 h 27

Repéré sur The New York Times, 20 minutes

Peu après l'acquittement d'un policier du Minnesota, la vidéo dashcam de son véhicule est rendue publique.

La vidéo rendue publique par la police du Minnesota est choquante. Tout aussi violente que celle diffusée en direct sur Facebook par Diamond Reynolds, lors du meurtre de Philando Castile, son petit-ami, par l'officier de police Jeronimo Yanez, en juillet 2016 – ce dernier a été acquitté à l'unanimité du jury en juin 2017. Et l'extrait, qui montre comment une conversation au sujet d'un phare arrière cassé est rapidement partie en coups de feu, a de quoi raviver la colère de milliers d'Afro-Américains. 

Ce 6 juillet 2016, tout commence par un banal contrôle routier. Aussitôt les phares de police allumés, Philando Castile arrête son véhicule dans lequel se trouvent aussi sa petite-amie et leur petite fille. 

«On ne l'entend pas dans la vidéo mais l'officier Yanez indique à sa radio que Philando Castile ressemble à une personne recherchée pour un cambriolage. Il dit à l'un de ses collègues que son "nez épaté" ressemble à celui du suspect mais il ne mentionnera jamais ses soupçons à Philando Castile», raconte le New York Times

«J'étais nerveux, putain»

Quelques secondes après s'être arrêté et après avoir tendu son permis de conduire et sa carte grise, Philando Castile prévient l'officier de police qu'il est légalement détenteur d'une arme. Ce à quoi Jeronimo Yanez répond, visiblement tendu: «Ok, ne la sortez pas.» Philando Castile commence alors à répondre –on l'entend à peine dire «Je ne la sors pas»–, mais le ton de Jeronomi Yanez monte: «Ne la sortez pas!», jusqu'à ce que l'officier de police tire six coups de feu. 

Selon Diamond Reynolds, Philando Castile s'apprêtait seulement à sortir sa carte d'identité. Mais l'angle de la caméra ne permet pas de voir ce que Jeronimo Yanez a vu, qui a plus tard déclaré dans une déposition, encore sous le choc: «Il a attrapé quelque chose de plus large qu'un portefeuille. (...) J'étais nerveux, putain.» 

L'association de défense des droits civiques au Minnesota, ACLU, estime que «la peur irrationelle des hommes noirs ne devrait pas justifier les fusillades de la police».

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