Monde

Le président de la Guinée accusé de crime contre l'humanité

Temps de lecture : 2 min

Pour la communauté internationale, il ne semble plus y avoir l'ombre d'un doute. Selon un rapport des Nations Unies, les forces de sécurité guinéennes sont coupables d'avoir organisé le massacre de plusieurs dizaines de manifestants de l'opposition dans le stade de Conakry le 28 septembre dernier. Un massacre qualifié de «crime contre l'humanité» par la Commission d'enquête des Nations Unies qui a remis ses conclusions - une soixantaine de pages - aux pays membres du Conseil de sécurité samedi.

Selon les trois rapporteurs de la Commission qui ont auditionné près de 700 témoins, la tuerie a été préméditée par les forces du Président guinéen Moussa Dadis Camara. Le rapport indique qu'officiellement 156 civils ont été assassinés (le nombre pourrait être plus élevé) et que pas moins de 109 femmes ont été victimes de viols ou de mutilations sexuelles. La commission d'enquête conclu son rapport en demandant la saisine de la Cour pénale internationale pour juger Moussa Dadis Camara et son entourage.

Réagissant lundi à la publication de ce rapport, Bernard Kouchner a réclamé «une enquête spécifique de la Cour pénale Internationale» tout en reconnaissant l'existence d'un crime contre l'humanité.

Ces accusations fragilisent un peu plus le président guinéen. Dadis Camara a été victime le 3 décembre dernier d'une tentative d'assassinat par son ancien aide de camp, Toumba  Diakité, lui aussi considéré comme responsable de la tuerie du 28 septembre par les Nations Unies.

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Image de Une: Moussa Dadis Camara le 2 octobre 2009 à Conakry. REUTERS/Luc Gnago

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