7 cadeaux pour que votre fille soit nulle en maths
Choisir un cadeau de Noël pour un enfant, c'est une lourde responsabilité. Mais vous n'imaginiez pas à quel point.
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Concernant l'affaire Noël, il y a clairement un schisme sociétal entre ceux qui adorent les fêtes de fins d'année, qui restent sensibles à leur magie, s'extasient devant les vitrines, décorent le sapin avec autant de guirlandes que d'enthousiasme, et en face d'eux, il y a ceux que cette abondance consumériste écœure, que l'obligation du repas en famille exaspère, que cette joie programmée déprime. Mais tous se rejoignent sur un point: faire les courses de Noël dans les boutiques bondées ressemble peu ou prou à un cercle de l'Enfer que Dante aurait omis de décrire. Heureusement, internet fut et nous sommes de plus en plus nombreux à acheter les cadeaux via le web.
C'est ce que je m'apprêtais à faire quand j'ai découvert les sites de ventes de jouets par internet. Il a suffi d'un clic pour que mon écran soit noyé sous une profusion aveuglante de vignettes de jouets pour enfants, de pop-ups dans tous les sens, de couleurs criardes. Mais dans cette horreur du l'univers du jouet, d'aimables personnes sont prêtes à vous aider. Pour la modique somme de 50 centimes d'euros la minute quand même. En d'autres termes, il existe des coachs téléphoniques spécialistes du shopping pour enfant ICI. Et oui. Ce qui plaiderait plutôt pour une vision infernale de Noël, un enfer qui a donc ses gardiens.
Dans ma recherche du jouet idéal qui ne me fera pas passer pour une tata pingre et sans imagination, je prospecte consciencieusement et je tombe sur, ou plutôt dans, la rubrique des jouets dits d'imitation. Aka la pire catégorie d'amusement possible. Ces instruments permettent au bambin de mimer les activités des adultes, de reproduire les schémas comportementaux de ses parents. Les enfants adorent ça - comme quoi, l'imagination enfantine peut se révéler très limitée. Evidemment, les enfants tendront à reproduire ce qu'ils voient. Et c'est l'occasion de prendre conscience que ce que les petits voient de la vie des grands est absolument désolant. C'est une suite de jouets navrants qui reproduisent les aspects les plus ennuyeux de la vie quotidienne. Par exemple le jouet « charriot de supermarché » Amuse-toi à mimer papa et maman faisant les courses au supermarché le samedi.
Ou le jouet du poulet rôti à découper:
Ou alors, dans une catégorie qui se situe très loin au-delà de l'enfer ça:
Le pack produits ménagers. Merci Jouetclub.
Mais le plus intéressant dans ces jouets c'est la répartition des tâches qu'ils tendent à perpétuer. Certains sites ont fait l'effort de supprimer les catégories de jouets par sexe au profit d'un simple classement par âge. Mais d'autres maintiennent qu'il existe des jouets pour les petits garçons et des jouets pour les petites filles. Qu'est-ce donc qu'un jouet d'imitation pour une petite fille ? C'est simple, c'est soit ça :
Et des cuisines pour les petites filles qui veulent faire comme maman, on en trouve des tas :
Ou encore pire: un charriot de nettoyage, classé dans la catégorie "Fille". (Et après, on s'étonne de l'inégalité dans la répartition des tâches ménagères.)
A l'inverse, dans la catégorie "Garçon" du même site, on ne parle pas d'imiter son papa. Non. Pour une raison bien simple, aux petits garçons on ne leur parle pas sur ce ton mielleux et bêtifiant. Il suffit de comparer les descriptifs des produits pour s'en convaincre.
Sans même parler de la nature des produits...
Plusieurs blogs recensent le pire de ces jouets sexués - un rencensement qui prend même une forme collaborative avec un groupe facebook dédié au top 10 des jouets sexistes.
Que démontrent ces jouets ? D'abord, leur forte valeur misogyne. Non pas parce qu'il serait dégradant de faire le ménage évidemment. Mais parce que le ménage devient l'activité des petites filles à l'exclusion des petits garçons. C'est la petite fille qui va aider au ménage. De même que c'est forcément l'activité de maman à l'exclusion de papa. Que les enfants aient une vision de leurs parents comme des êtres remplissant des fonctions nourricières et domestiques basiques c'est normal. Mais ici, seule maman est présente. Papa on ne l'aide pas à faire la cuisine ou le ménage. CQFD
Ensuite, ces jouets ont une valeur prescriptive, que les concepteurs le veuillent ou pas. C'est-à-dire qu'ils sont autant d'indications adressées aux enfants pour modéliser leur vision du monde et d'eux-mêmes, leur place dans la société. C'est ce qu'explique la théorie des genres. Le genre, c'est le sexe social. En offrant à la petite fille des chariots de ménage, on va façonner son genre féminin. C'est en associant son sexe, donnée biologique, au ménage, donnée sociale, qu'on crée donc le genre. Une détermination qui n'est pas sans conséquence.
Ainsi, une expérience avait été faite par l'universitaire Claude Steele pour expliquer pourquoi les jeunes américaines réussissaient moins bien les tests de mathématiques à l'entrée en fac que leurs collègues hommes. Il a suffi que le même test ne soit plus présenté comme un test de mathématique pour que les filles obtiennent les mêmes résultats que les garçons. Comme le dit un article du CNRS, « les stéréotypes, en particulier celui lié à l'infériorité supposée des femmes en mathématiques, ont la capacité de créer de toute pièce la réalité qu'ils ne prétendent que décrire. »
La même expérience a été faite en France par Pascal Huguet (CNRS) et Isabelle Régner (Université de Toulouse). Ils ont fait faire un même test présenté sous l'intitulé géométrie ou dessin selon les cas, à plusieurs centaines d'élèves filles et garçons de 6ème et de 5ème. « Conformément à l'hypothèse de Steele, les filles en condition « géométrie» produisent une performance inférieure à celle des garçons. Cette différence s'inverse dans la condition « dessin » ! Le simple fait de croire que le test présenté implique des compétences en mathématiques suffit donc à entraver la performance des filles, cela quel que soit leur niveau de performance dans ce domaine. En effet, les filles avec une moyenne supérieure à 14/20 en mathématiques n'échappent pas à ce phénomène, dont on imagine les conséquences dramatiques lorsque l'enjeu est un examen d'entrée à l'université. Pour réussir en mathématiques, les filles doivent donc surmonter un handicap psychosocial (et non biologique) auquel les garçons n'ont pas à faire face. »
Evidemment, il faudrait un raccourci effronté pour oser dire que vendre des charriots de ménage aux petites filles parce qu'elles sont des petites filles entraine leur échec en math. Et pourtant. C'est parce qu'elles intériorisent dès leur plus jeune âge la somme de ces présupposés genrés que leurs comportements futurs sont amenés à les reproduire.
Titiou Lecoq
Image de Une : photo Reuters/Stephen Hird, Petite fille posant avec un jouet de cuisine à l'exposition du Jouet de Rêve, à Londres (15 octobre 2008)
Mis à jour le 24/12/2009 à 10h02














































ça fait peur
Moi qui croyait que l'on sortait petit à petit de ce système, c'est à croire qu'on en est loin... ou que ce sont les grands-parents qui sont visés ! (ou que l'article, partial, ne s'arrête que sur les cas les plus flagrants et graves...)
Et les commentaires pour les jouets pour filles sont pitoyablement splendides ! (ils croient quoi ?? Que ce sont les gamines de 3-6 ans qui vont sur le site, puis lisent ça et demandent la CB à maman ?? où alors s'agit il de faire fondre les tantes et mères avec ce langage ?? pas très flatteur pour l'image de la femme moderne, en tout cas !).
Ma fille, je lui offrirai le pack "banquier trader" : c'est un métier d'avenir :)
Il faut arrêter un peu avec l'égalitarisme.
Oui, il est anormal qu'on vende l'aspirateur en plastique au rayon jeunes filles, tout comme l'écart de salaire hommes-femmes est anormal. Pas d'égalité.
Mais je trouve également anormal (par exemple) que le gouvernement dise "il faut rendre les écoles d'ingénieur plus attirantes pour les femmes" (pour reprendre le sujet des maths)... Là c'est de l'égalitarisme non fondé.
Les hommes et les femmes sont différents, pas seulement parce que la société leur attribue un rôle traditionnel (et dans le cas de la France, permet de sortir de ce rôle traditionnel sans avoir à se victimiser, qui vous empêche de forcer votre petit copain à passer l'aspirateur ? les cadeaux de noël de son enfance ?).
Vous voulez du scientifique ? Hé bien je vais vous comparer à des singes, désolé : http://www.newscientist.com/article/dn13596-male-monkeys-prefer-boys-toys.html . Oui, je fais partie de ceux qui pensent qu'on est génétiquement différent, ça fait de moi un malotru ?
Vous pouvez mener ce combat pseudo-féministe d'une société égalitaire, vous ne pourrez pas le mener à bout : dans 100 ans, la plupart des matheux seront des hommes, et la plupart des infirmières des femmes, j'en suis convaincu (même si je cuisine et je passe l'aspi, aucun rapport).
Autre manière d'interpréter les résultats de Claude Steel : Parce que les maths rebutent les femmes, et le dessin les amusent, elles feront mieux en "dessin". Faire une expérience scientifique rigoureuse c'est une chose, limiter l'interprétation des résultats à l'interprétation qu'on avait envie de donner au départ, une autre. Les sciences sociales, ce n'est pas des maths justement, c'est pas noir ou blanc...
Allez, arrêtez un peu d'être dans le combat des idées les françaises, agissez au lieu de parler. Devenez patronne (le plafond de verre n'existe que dans votre imagination, des patronnes il y en a, pas au CAC40 mais au CAC40 a-t-on des patrons maghrébins à la pelle ?) et payez plus les femmes que les hommes, négociez les tâches ménagères avec votre conjoint sans en faire une affaire d'état, etc... Et renoncez à faire plus de deux enfants si vous voulez atteindre les sommets, ben non c'est pas juste, mais l'égalitarisme n'apportera pas justice !
Cela dit, en partant moins loin, des produits d'entretien ou des aspis en plastique, c'est assez horrible comme cadeau, pour un homme comme pour une femme...
incroyable. je me demandais ce qu'on pourrait bien trouver à redire à des études scientifiques, vous voilà.
le dessin "amuse" plus les femmes donc elles feront mieux en dessin?
ça ne change rien à la conclusion: c'est donc qu'une même tâche, si on l'appelle différemment, suscitera tout autant d'intérêt chez les femmes que ches les hommes.
ce qui prouve encore une fois que les aptitudes et l'intérêt des hommes et des femmes ont beaucoup à voir avec le conditionnement et peu avec la génétique.
et pour finir, parler n'empêche pas d'agir. parler, pour sensibiliser et convaincre, est déjà agir.
Je trouve que vendre des dinettes dans la catégorie fille n'est pas choquant. Après tout les catégories sont faite pour trouver plus rapidement un produit et personne ne cherchera une dinette dans la catégorie garçon.
De plus inciter les filles a tenter une filière scientifique n'a rien de mal non plus. Le test cités dans l'article le montre bien, le problème ce n'est pas l'intelligence mais la confiance en sois, et c'est par de telles actions que l'on donnera confiance en soit aux demoiselle. Il faudrait faire de même pour donner confiance en soit dans le dessin pour les garçons.
Mais à part cela je trouve les 3 derniers paragraphes de votre message très bien dit Ludovitche. 100% d'accord.
Certes, on ne vas peut-être pas chercher une dinette dans la catégorie " garçon " mais pourquoit devrait-on nécessairement la chercher dans la catégorie " fille " ?
Pourquoi ne pas faire des catégories comme " jouets pour la maison " par exemple et autres ?
Tenir une maison est à la portée de tous et toutes et j'aurais même tendance à dire qu'une fois devenu adulte, c'est une nécessité, qu'on soit homme ou femme.
Pourquoi ne pas faire une catégorie " français " et une autre " étranger " a se stade ?
Le sexisme serait-il plus acceptable socialement que le racisme ?
il semblerait en ts ka...
Le truc avec ces jouets, c'est qu'ils surfent sur une certaine nostalgie de l'enfance adressée aux adultes.
Une espèce d'enfance mythifiée et traditionaliste ou la femme est heureuse de se consacrer a ses taches ménagères et a sa famille par ex. (comme ds les pubs des 50's et c'est la kon se demande si on na réellement avancé depuis cette épok) renforçant du mème cou les préjugés ancrés chez bien des gens sans kil sen rende conte pfs.
et certains sen fon mème pfs aussi lavocat.
Gabrielle, je suis désolé mais il n'y a pas encore de vrai consensus scientifique sur le sujet de ce qui est inné ou acquis de l'expérience, au-delà du problème des genres.
Tu mets les aptitudes et les intérêts dans le même sac, et c'est là que je ne suis pas d'accord : je ne doute pas des aptitudes des femmes à faire tout aussi bien que les hommes (à part pisser debout... ok, je sors).
Mais affirmer que les intérêts sont les mêmes au départ, je n'y crois pas, non. Et j'espère que notre société ne sera pas asexuée.
Les jeux vidéos : un exemple trop récent pour qu'on puisse accuser "la société" d'imposer leurs goûts et choix aux femmes. Pourquoi ça a plu d'abord aux mecs (les chiffres sont là) ?
http://www.sciencedaily.com/releases/2008/02/080204140115.htm
Des articles "scientifiques", on en trouve à la pelle... Mais attention au scientisme, les sciences sociales c'est vraiment dur (plus que les maths en ce qui me concerne :p).
L'importance de la perception, des habitudes, de la coutume dans les différences Hommes/Femme dès le plus jeune âge, et qui se traduisent par des différences importantes dès l'entrée dans le monde scolaire (comme par exemple les résultats aux tests de mathématiques) sont un fait scientifique sinon prouvé (car en sciences sociales, comme vous le dites, c'est très très dur...), en tout cas accepté et qui fait consensus, et largement commenté (entre autre dans un article du NYT d'il y a quelque mois, passionnant, que j'espère que ma journaliste préférée de Slate a eu l'occasion de lire).
Il ne s'agit pas ici d'inné ou d'acquis, mais uniquement d'acquis. Et dans les faits, naître fille, à moins d'être élevé par un couple très doué pour s'extraire des conventions sociales, baisse les chances de devenir un crack en math. (a contrario, naître fille est un formidable avantage du point de vue de l'attention que les prof vont vous porter, vous encourager, etc. mais dès qu'il s'agit de math, les chiffres sont formels [même si là je ne pourrait vous les ressortir de tête], une majorité de prof se tournera d'abord vers la gent masculine pour avoir sa réponse ou pour projeter ses ambitions...)
Les choses finiront (peut être) par changer, encore que quand je lis cet article et que je regarde les pubs proposées, j'ai peur et mal au cœur.
Mais votre certitude que les hommes sont de manière innée meilleurs que les femmes en math (je vous cite : "dans 100 ans, la plupart des matheux seront des hommes, et la plupart des infirmières des femmes, j'en suis convaincu") est à mon avis l'exemple même du machisme primaire encore véhiculé par notre société. Si dans 100 ans, la plupart des matheux sont encore des hommes, ce sera certainement plus à cause de la résilience de comportements profondément ancrés dans notre culture qu'a cause d'une différence de fonctionnement entre cerveau masculin et féminin...
Quand à Mme Lecoq, même si son article reste assez "léger", sa revendication féministe lui donne le droit (et même le devoir) de prendre ce type de positions. Car sans ces féministes, qui sait où l'on en serait aujourd'hui des améliorations de la notion d'égalité homme femme.
MERCI
je n'aurais pas mieux répondu.
N'étant pas professeur, je ne peux parler que de mon cas personnel.
Ma fille a eu dans son enfance les jouets les plus conventionnels qui soient : poupées, dînettes, cuisine et j'en passe et sans doute des meilleurs, cela ne l'a pas empêchée d'entrer en sixième à juste neuf ans, de réussir un doctorat de mathématiques et de faire une carrière d'ingénieur à Airbus.
Il est vrai que par ailleurs elle s'intéresse à la psychiatrie institutionnelle et passe pas mal de ses vacances dans un établissement psychiatrique non conventionnel. Son côté infirmière, sans doute.
L'article est tordant, mais quand on va dans la catégorie jeux d'imitation chez Jouéclub, on retrouve les produits ménagers et la table à repasser chez les garçons... de même que le chariot ménage.
Par contre, les garçons ont droit au coffret cocktails, j'avais misé sur le ricard factice et je n'étaispas tombé loin.
Je parle de Jouetclub au début de l'article, avant la distinction fille/garçon (ceci étant sur leur site internet, on retrouve les catégories côté garçon/côté fille et les jouets ne sont pas les mêmes). Mais le "merci Jouetclub" c'était pour cet affreux pack de produits ménagers avec le nom des marques. Et ce "jouet" là, pour un garçon ou une fille, ça me désole.
Pour les autres exemples, j'ai mis à chaque fois le lien vers le site dont ils sont tirés.
Oui, sauf qu'à partir du moment où vous parlez des jeux d'imitation garçon vs filles, vous racontez quasiment n'importe quoi... parce qu'on retrouve presque tous les jouets filles dans la catégorie garçons...
J'ai fait deux pages et j'ai retrouvé des jouets filles qui m'auraient fait chialer au pied du sapin dans la catégorie garçons. Je ne dis pas que ces jouets ridicules ne susciteraient pas la même réaction chez une petite fille. Je dis juste que ce site fait plus ou moins dans l'égalité des sexes (j'ai des copines qui ne crachent pas non plus, loin s'en faut, sur un cocktail) et que dès lors, il est presque diffamatoire de leur reprocher une chose alors qu'ils font son contraire.
Je ne dis pas que l'article est mauvais (j'ai trouvé le début drôle et la fin intéressante), simplement que l'utilisation de ce site comme transition est malhonnête. Et si vous regardez objectivement la catégorie "jeux d'imitation pour les garçons" du site que vous citez, vous devriez reconnaitre ce que ce ne sont pas de mauvais bougres.
Après tout, vous êtes bien gentille (j'utilise la variante "vous êtes bien gentil pour les garçons"), mais le chariot de ménage en catégorie "filles", c'est vous qui en parlez. Le hic, c'est qu'il est aussi en catégorie "garçons" (le cauchemar absolu au pied du sapin).
Si vous voulez nous la jouer "ah les pauvres filles discriminées face aux garçons", autant utiliser comme exemple des sources qui ont effectivement une approche sexiste des jouets. Et si vous n'en trouvez pas, ben peut-être que ça veut dire que votre article devrait parler d'un changement de politique des marchands en la matière, non ?
Je vais radoter hein mais je parlais de Jouetclub avant la distinction fille/garçon. Juste au sujet des enfants qui imitent les parents - ce qu'ils font tous. Et le "merci Jouetclub" c'était pour le "jouet" pack ménager avec les noms des marques en énorme qui, peu importe le sexe de l'enfant, ou son genre, me désole absolument.
Oui, mea maxima culpa, ce n'est pas jouetclub, mais le site suivant, je vous cite : "Et des cuisines pour les petites filles qui veulent faire comme maman, on en trouve des tas : (cuisine). Ou encore pire: un charriot de nettoyage, classé dans la catégorie "Fille". (Et après, on s'étonne de l'inégalité dans la répartition des tâches ménagères.)"
Le seul hic, c'est que le charriot est AUSSI proposé en jeux d'imitation dans la catégorie "garçons". L'argument de la reproduction de la répartition des tâches ménagères via les jouets tombe à l'eau. De même pour le repassage. Or vous écrivez "A l'inverse, dans la catégorie "Garçon" du même site, on ne parle pas d'imiter son papa. Non. Pour une raison bien simple, aux petits garçons on ne leur parle pas sur ce ton mielleux et bêtifiant. Il suffit de comparer les descriptifs des produits pour s'en convaincre."
Ben si, les garçons se voient proposer repassage ou ménage pour imiter papa qui dans la vraie vie se tape de plus en plus ce genre de tâches.
Et pour les petites filles, catégorie imitation, je retrouve : http://www.easykado.com/jouets-et-jeux/pour-les-petites-filles/j-ai-un-metier/table-de-docteur-1.html
http://www.easykado.com/jouets-et-jeux/pour-les-petites-filles/j-ai-un-metier/valisette-dr-sam-s.html
Et je passe sur la clinique vétérinaire et le chariot de docteur.
Si vous aviez attaqué sur l'arborescence du site où on trouve pour les filles des catégories "je m'occupe de la maison" ou "la beauté" (pour les filles seulement, à l'heure du métrosexuel, vraiment...), votre argumentaire marchait, mais en faisant de la discrimination à partir de jouets proposés aussi bien aux garçons qu'aux filles, vous passez à côté.
Est-ce de l'"égalitarisme" oue le refus d'une pseudo-justification du sexisme par de pseudo études scientifiques, de même que les scientifiques ont cautionné par le passé le racisme.
http://www.slate.fr/story/34543/neurosexisme-etudes-con-nous-prennent-pour-connes