Santé

Un homme entre au bloc pour se faire retirer le testicule droit, il en ressort sans son testicule gauche

Temps de lecture : 2 min

Le réveil a été très difficile pour ce patient atteint de douleur depuis plusieurs années.

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Laocoon | harnvi via Pixabay CC License by

Il y a quatre ans, Steven Haines est allé voir un urologue pour se plaindre d'une douleur persistante au niveau du testicule droit. Après quelques tests, il découvre que celui-ci est atrophié à cause d'un accident survenu par le passé. Il fallait donc pratiquer une orchiectomie, opération consistant à retirer le testicules douloureux. En 2014, Steven Haines est donc passé sur le billard avec le bon espoir de rentrer chez lui libéré de sa souffrance.

Mais comme le raconte le Washington Post, tout ne s'est pas passé comme prévu. Dans son rapport post-opératoire, le chirurgien Valley Spencer Long a écrit: «Il apparaît que le testicule gauche et le cordon spermatique ont pu être enlevés à la place du droit.» Évidemment, le patient a porté plainte pour dénoncer la négligence du médecin et de son hôpital.

«Quatre ans avec l'erreur médicale, un jury de Pennsylvanie a donné son verdict la semaine dernière, accordant à Hanes 780.000 euros, notamment 223.000 euros de dommages et intérêts punitifs», explique le journal.

La délibération a pris une heure et vingt minutes.

«Ce n'est toujours pas clair»

Aujourd'hui encore, les responsables de l'hôpital et les avocats ne comprennent pas comment une telle erreur a pu arriver. «Ce n'est toujours pas clair, a expliqué l'avocat du plaignant au journal. Le docteur a donné une explication qui n'avait aucun sens d'un point de vue anatomique ou médical. Il explique qu'il a retiré le testicule qui était à droite du scrotum et le testicule avait un cordon spermatique qui menait au côté gauche du corps. En clair, le docteur affirmait que les testicules avaient échangé leur place à un moment.»

L'histoire de Steven Haines n'est pas la seule à avoir marqué l'histoire des erreurs médicales. En 2011, un chirurgien a retiré un rein en bonne santé au lieu du mauvais à un homme souffrant d'un cancer. Heureusement, «une étude de 2006 financée par l'agence publique de recherche pour la santé et la qualité a analysé près de trois millions d'opérations sur près de vingt ans, et a trouvé que la chirurgie mal située n'arrivait qu'une fois sur 112.994 cas.» Un chiffre extrêmement faible mais qui, quand une erreur surgit, peut avoir des conséquences dramatiques.

Slate.fr

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