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Un homme politique mexicain plagie «House of Cards» pour se faire de la pub

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 15.06.2017 à 8 h 13

Repéré sur Quartz, Proceso

Miguel Angel Covarrubias Cervantes pense qu'utiliser un monologue de Frank Underwood peut augmenter ses chances de gagner aux élections de 2018.

L'ancien maire de San Damian Texoloc, une petite ville au centre du Mexique, a eu une idée étrange pour booster sa campagne aux législatives: faire semblant d'être Frank Underwood, le président des États-Unis dans la série House of Cards.

Miguel Angel Covarrubias Cervantes, qui a 27 ans, s'est en effet filmé en train de plagier un discours du personnage joué par Kevin Spacey,  avec la même gestuelle et une musique de fond similaire.

«Ils disent que nous avons le gouvernement que nous méritons et je crois que le Mexique mérite quelque chose de plus grand», déclare-t-il.

C'est quasiment mot pour mot ce que dit Underwood dans la bande annonce pour la 5e saison de House of Cards, qui a commencé le 30 mai dernier.

La presse mexicaine a rapidement relevé les similitudes et Netflix en a profité pour faire la promotion de sa série. Car le site de streaming utilise souvent la série pour commenter l'actualité politique aux États-Unis, et dans le reste du monde. Ici, Netflix a choisi de diffuser un message de Doug Stamper, le sinistre conseiller du président Underwood:

«L'imitation n'est pas toujours la meilleure forme de l'adulation».

«À l'attention du peuple mexicain: ce n'est pas une compétition. Vous n'imaginez pas où les gens puisent leur inspiration. Restez attentif», déclare Stamper de façon mystérieuse.

Le jeune politicien a aussitôt répondu par une brève vidéo, adressée à Underwood, dans laquelle il explique que tout cela était une stratégie de communication pour se faire connaître avant les élections de 2018.

«Il ne s'agissait pas d'une erreur [...] L'objectif n'était pas de plagier, mais d'attirer l'attention du monde.»

Covarrubias Cervantes a expliqué au journal Milenio que son idée était de faire une vidéo qui devienne virale. Il s'était déjà fait connaître des médias car il était un des maires les plus jeunes du Mexique. En 2014, la couverture médiatique était moins positive: Covarrubias Cervantes avait été détenu pour avoir uriné dans un taxi collectif.

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