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La musique est une drogue comme une autre

Repéré par Emeline Amétis, mis à jour le 14.06.2017 à 13 h 19

Repéré sur Dazed Digital, Scientific reports

Impossible de choisir entre la drogue, le sexe ou la musique? Normale, cette dernière empreinte le même circuit de récompense que les deux autres.

Headphones | Nickolai Kashirin via Flickr CC License by

Headphones | Nickolai Kashirin via Flickr CC License by

Entre la musique et le sexe, que choisiriez-vous? Le dilemme est régulièrement sujet à sondages légers sur Twitter, les énonciateurs satisfaits de soumettre à leurs abonnés un choix cornélien. 

Et si la musique, le sexe, voire même la drogue sont souvent mis sur le même plan, c'est sans doute parce que ces trois choses sont étroitement liées dans le cerveau humain, selon une récente étude quebecoise, rapportée par le site Dazed

Des chercheurs de l'université montréalaise McGill ont administré à un groupe de personnes du naltrexone, un médicament d'ordinaire utilisé dans le traitement des toxicomanies et de l'alcoolisme. La substance a pour but de bloquer les effets euphoriques des drogues et le besoin compulsif de boire de l'alcool. D'autres participants ont eu le droit à un placebo et à un formulaire pour noter leur amusement sur une échelle de 1 à 100, tout en étant surveillés par les scientifiques qui enregistraient leurs mouvements involontaires. 

Récompense

Selon les résultats de l'étude, le naltrexone n'affecte pas seulement les effets d'une prise de drogue, il réduit aussi considérablement le plaisir que l'on peut ressentir à l'écoute de sa chanson préférée. Daniel Levitin, directeur de l'étude, est catégorique: c'est la preuve que la musique utilise les mêmes régions du cerveau que la musique ou le sexe pour récompenser un être humain.  

«La musique peut effectivement induire du plaisir, et par ailleurs, beaucoup de personnes classent la musique au sommet des dix choses dans leur vie qui leur apportent le plus de plaisir, au dessus de l'argent, de la nourriture ou de l'art», explique Daniel Leitvin. 

Alors fumeurs et fumeuses de cannabis, la prochaine fois que vous aurez la tentation de rouler un joint, prenez d'abord le temps d'écouter «Seigfried» de Frank Ocean.

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