Culture

On a classé les 141 films Netflix des meilleurs aux plus mauvais

Boris Bastide, mis à jour le 22.02.2018 à 10 h 53

Voici listés TOUS les films Original Netflix à voir en France, par ordre de priorité selon notre seule subjectivité.

«The Cloverfield Paradox» I Netflix

«The Cloverfield Paradox» I Netflix

Cet article sera régulièrement mis à jour au gré du calendrier de diffusion de nouveaux films dits «Original Netflix».

À lire en parallèle, ma longue analyse du cinéma selon Netflix, cliquez ici.

Depuis 2013, Netflix s'est sérieusement investi dans la production et distribution de contenus exclusifs. Si ses séries sont largement commentées dans à peu près tous les médias, les films, eux, restent à quelques exceptions près –parfois spectaculaires comme Okja, sélectionné à Cannes et mis en ligne sur la plateforme fin juin 2017 ou The Cloverfield Paradox, disponible seulement quelques heures après la diffusion de sa première bande-annonce lors du Super Bowl 2018– confidentiels.

L'interface du géant de la SVOD aide peu. L'éditorial n'y a pas sa place, chaque titre étant traité à égalité avec les autres sans réelle hiérarchie sinon la mise en avant des dernières sorties et des tendances, sans oublier les suggestions de l'algorithme.

Il est donc essentiel que les médias s'y plongent avec plus de curiosité pour offrir de nouveaux regards sur une production promise à un boom massif. Rien que pour son catalogue de films dit «Original», Netflix annonçait 50 nouveaux titres pour l'année 2017 (chiffre en réalité dépassé sur la plateforme française) et 80 pour 2018. Voici un guide subjectif de toutes ces œuvres classées par ordre antéchronologique de sortie au sein de chacune des cinq catégories.

Sommaire:
À ne pas manquer (12 films)
Recommandé (33 films)
–Ça se tente bien (41 films)
Allez, soyons fous (31 films)
Bon, si vous y tenez vraiment (24 films)
 

À NE PAS MANQUER (12 films)
 

Jim et Andy (Chris Smith, 2017, 1h33)

Plongée fascinante dans les coulisses du tournage du biopic de Milos Forman Man on The Moon autour de la vie du comique Andy Kaufman, Jim et Andy, le documentaire de Chris Smith raconte bien plus que ça. Il rend compte bien sûr de la fusion de l'acteur Jim Carrey avec son personnage et ses avatars sur mais aussi en dehors du plateau dans une performance totalement folle et incontrôlable, riche en scènes savoureuses. C'est la partie méta du film, le geste rejoignant ici jusqu'au vertige celui de son modèle. Il interroge aussi le parcours du comédien canadien qui a explosé au box-office en 1994 avec trois rôles qui lui ont permis d'injecter un peu de folie et de débordement dans un genre souvent très réglé. Jim et Andy offre alors une réflexion sur le pouvoir anarchique du rire, pointant en filigrane tout ce que le masque permet de libérer chez ceux qui le regardent et l'accompagnent dans une catharsis libératrice. Enfin, le documentaire porte le récit d'une quête spirituelle vers le dépassement et l'effacement de soi pour dépasser les limites contraignantes de l'ego pris au piège des mirages de la société du spectacle. Si Jim et Andy est si bouleversant, c'est qu'il enregistre le chemin parcouru. Débarrassé de ses masques, Jim Carrey se remémore ce chaos, heureux. Il a définitivement traversé le miroir.

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The Meyerowitz Stories (new and selected) (Noah Baumbach, 2017, 1h52)

Bien loin de la polémique sur l'opportunité de sa sélection en compétition à Cannes, on peut aujourd'hui apprécier les nombreux mérites du nouveau film de Noah Baumbach (Les Berkman se séparent, Frances Ha) qui ont su séduire Thierry Frémaux et ses équipes. À commencer par un cast parfait que ce soit Dustin Hoffman en patriarche sculpteur à la santé déclinante mais à l'ego certain ou bien Ben Stiller et Adam Sandler, qui incarnent ici ses fils, demi-frères aux caractères et à la fortune totalement opposés. On retrouve également ce qui fait le charme si singulier du cinéaste new-yorkais, ce mélange d'empathie totale pour ses personnages et en même temps une détermination presque cruelle à ne pas les ménager, soulignant au fil d'une intrigue construite en longs chapitres ces petits travers qui les rendent si humains. Comme chez Woody Allen, nous réalisons alors que nous sommes systématiquement plus petits que l'image que nous avons de nous. Il est grand temps de nous regarder dans le miroir, et d'en rire plutôt qu'en pleurer.

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Jessie (Mike Flanagan, 2017, 1h43)

Très bonne surprise que cette adaptation de Stephen King par Mike Flanagan, dont c'est déjà le deuxième Original Netflix. Sur une trame en apparence minimaliste –une femme (grande performance de Carla Gugino) est menottée à un lit quand son mari est subitement victime d'une crise cardiaque–, le film tient parfaitement la route entre exploration psychologique et suspense horrifique. Aux effets faciles, Flanagan préfère la plongée dans la psychée sombre du couple, abordant de manière frontale la violence faite aux femmes. L'uppercut ne frappe pas toujours où on croit. 

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Okja (Bong Joon-Ho, 2017, 1h58)

Netflix tient certainement sa première œuvre majeure avec Okja, sélectionné à raison en compétition lors du dernier Festival de Cannes. Le Coréen Bong Joon-Ho y déploie avec agilité son imaginaire naviguant entre la féérie enfantine d'un Miyazaki, la farce grotesque et une critique sans fard du capitalisme. Un mélange des genres détonant porté par un drôle de cochon, qui ajoute une touche de poésie bienvenue à un univers décidément noir mais porteur d'espoir. Comme c'est écrit sur les affiches, du grand cinéma.

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War Machine (David Michôd, 2017, 2h02)

Quelques mois après la sortie en salle du très réussi Un jour dans la vie de Billy Lynn signé Ang Lee, War Machine de l'Australien David Michôd confirme que les récits les plus passionnants touchant à la guerre ont désormais quitté les zones de combat. C'est dans sa première heure –relatant la préparation de la mission de ce général inspiré par l'histoire vraie de Stanley McChrystal en Afghanistan– que le film est le plus original, drôle et pertinent. Un regard acéré sur la guerre moderne, porté par un Brad Pitt enjoué, qui malheureusement perd ensuite de son mordant.

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Get Me Roger Stone (Dylan Bank & Daniel DiMauro, 2017, 1h41)

Si Donald Trump est aujourd'hui président des États-Unis, c'est grâce à lui. Du moins, Roger Stone est prêt à tout pour vous le faire croire. Ce documentaire passionnant sur un des plus influents hommes de l'ombre du parti républicain n'a rien à envier à House of Cards. De mensonges en coup bas, on revit plus de quarante ans de coulisses de la politique américaine du Watergate, où il était l'un des plus jeunes mis en cause, à la victoire de George W. Bush, qui ne lui est pas non plus tout à fait étrangère. Le diable probablement.

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Casting JonBenet (Kitty Green, 2017, 1h20)

Si peu de films Netflix brillent par l'originalité de leur forme, Casting JonBenet est l'exception qui confirme la règle. Plutôt que de mettre en scène directement ce faits divers impliquant une jeune fille de 6 ans découverte morte dans la cave de la maison de ses parents à Boulder (Colorado), quelques heures après qu'ils ont signalé sa disparition, Kitty Green filme son casting des personnages principaux de l'affaire. Les acteurs auditionnent certaines scènes clés, donnant au passage leur interprétation divergente de ce qui a bien pu se passer, chacun prenant fait et cause pour celui qu'il est sensé incarner. Une brillante mise à distance critique de la réalité pour une affaire toujours irrésolue à ce jour.

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 I Don't Feel at Home in This World Anymore (Macon Blair, 2017, 1h36)

Grand prix du jury au dernier Festival du film de Sundance, le premier long métrage du scénariste Macon Blair impressionne par sa narration jusqu'au-boutiste. Ce Big Lebowski chez les white trash mais revisité sur un ton résolument dark et pince-sans-rire offre une perspective à la fois drôle et étonnante sur les méfaits de la connerie humaine. Un joli coup pour Netflix servi par une distribution impeccable, Melanie Lynskey en tête.

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Au fin fond de la fournaise (Werner Herzog, 2016, 1h47)

Rien ne ressemble moins à un film Netflix qu'un film de Werner Herzog. C'est sans doute pourquoi ce documentaire sur les volcans à toute sa place sur la plateforme. Le cinéaste autrichien y prend pour prétexte l'accompagnement du vulcanologue britannique Clive Oppenheimer au plus près des entrailles de la Terre pour questionner notre rapport à la vie, à la mort ainsi qu'à nos origines. Peu de cinéastes parviennent comme lui à capter l'essence d'un mystère.

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Le 13e (Ava DuVernay, 2016, 1h40)

Le documentaire d'Ava DuVernay (Selma) est un modèle d'intelligence et de sensibilité. Le 13e –référence au 13e amendement qui a aboli l'esclavage en 1865 tout en incluant, on le sait moins, une clause restrictive pour les criminels– décrypte avec brio les diverses mesures qui, au fil du temps, ont fait des Afro-Américains des citoyens de seconde zone, privés pour beaucoup de leurs droits élémentaires, simples pions de la machine capitaliste. À force d'analyses et de témoignages, le film dessine les contours d'une tragédie dont les mécanismes sont malheureusement trop peu exposés.

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Tallulah (Sian Heder, 2016, 1h51)

Premier long métrage d'une scénariste d'Orange is the New Black, Tallulah se démarque légèrement des convenances du film indé américain en prenant résolument le parti des femmes. Cette histoire d'une jeune un peu paumée qui kidnappe un bébé délaissé après s'être fait larguer –brillamment interprétée par Ellen Page et Alison Janney– est le prétexte à trois beaux portraits de personnage blessés en butte avec une société patriarcale.

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Team Foxcatcher (John Greenhalgh, 2016, 1h31)

S'il n'est pas tout à fait à la hauteur du puissant film de Bennett Miller avec Steve Carell, Mark Ruffalo et Channing Tatutm sur la même affaire, ce documentaire assez classique sur la forme passionne par la folie grandissante de son personnage –le milliardaire excentrique John Du Pont–, pris dans une spirale paranoïaque qui finit dans la violence. Un récit maîtrisé aux vrais airs de tragédie.

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RECOMMANDÉS (33 films)
 

Forgotten (Hang Jun-Jang, 2018, 1h48)

Netflix a acheté les droits à l'international de ce thriller coréen à la seule lecture du scénario. On les comprend tant cette histoire d'un homme qui enquête sur ce qui est arrivé à son frère disparu dix-neuf jours pour revenir sans aucun souvenir de cet intermède impressionne par ce qu'elle recèle de tensions et dans sa deuxième heure de twists à répétition. Mais Forgotten n'aurait pas été aussi brillant sans la mise en scène au cordeau de Hang Jun-Jang très doué  pour tirer le meilleur de ses décors et de ses interprètes. Si l'ensemble n'a pas le souffle ou le folie d'un Memories of Murder, ce thriller quasi depalmesque nous accroche à notre siège jusqu'au bout. Pour l'heure, de loin l'acquisition asiatique la plus convaincante du catalogue films Original.

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Gloria Allred : l'avocate des femmes (Roberta Grossman et Sophie Sartain, 2018, 1h35)

Le documentaire qui tombe à pic. Le mouvement #metoo encore brûlant, Netflix propose ce passionnant portrait de l'avocate qui incarne le mieux aux États-Unis le combat contre les violences faites aux femmes. Gloria Allred a notamment joué un rôle de premier plan dans la médiatisation des nombreuses victimes du comédien Bill Cosby, bien avant l'affaire Weinstein. Si sa pugnacité est depuis longtemps caricaturée des Simpsons à South Park en passant par le «Saturday Night Live», ce documentaire permet de remettre ses sorties les plus médiatiques en perspective avec un engagement de plus de cinquante ans en faveur de toutes les minorités opprimées. On y mesure le courage et la détermination d'une féministe qui a su utiliser avec intelligence tous les moyens à sa disposition afin de permettre au combat pour l'égalité d'avancer. L'œuvre si précieuse d'une vie entièrement dédiée à faire évoluer les mentalités.

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Le Rituel (David Bruckner, 2018, 1h34)

Bonne surprise que ce film d'horreur britannique autour d'une escapade en forêt qui tourne mal. La forte séquence d'ouverture happe le spectateur et permet de donner du relief à la fois aux personnages et à la violence qui va suivre, à la manière d'un long cauchemar empreint d'un trauma psychologique. Si le cast (feat. Rob James Collier alias Thomas Barrow dans Downtown Abbey) est solide, notamment Rafe Spall, le film se démarque surtout par son atmosphère inquiétante qui, plutôt que de céder aux jumpscares faciles, prend le temps de creuser avec intelligence son univers, en en dévoilant peu à peu les contours et les véritables enjeux. Ainsi David Bruckner finit par imposer une imagerie complexe qui ne sombre jamais dans le ridicule ou la facilité. Une descente aux enfers parfaitement maîtrisée.

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Une drôle de fin (David Wain, 2018, 1h41)

Mi-comédie mi-biopic, cet Original signé David Wain s'attaque à un monument de la culture américaine largement méconnu de ce côté-ci de l'Atlantique: National Lampoon. Soit un magazine humoristique mêlant textes, bandes dessinées et illustrations, qui connaîtra un important succès dans les années 1970 au point de se voir décliner en livres et en émission de radio. Et de devenir la principale inspiration du show télévisé « Saturday Night Live », qui viendra piller ses talents. Le film s'attache en particulier à un de ses fondateurs, Douglas Kennedy, qui sert ici de fil conducteur, de la naissance du magazine à Harvard au tournage de Caddyshack, comédie culte avec Bill Murray, dont il cosigna le scénario. Si Une drôle de fin (A Futile and Stupid Gesture en VO) paraît ne faire qu'effleurer la charge politique et l'importance du mouvement créé par la publication, que ce soit dans son retentissement ou l'importance des talents révélés, il donne à voir avec une petite once d'irréverence la dynamique collective à l'œuvre avec ses forces et ses limites. Le film dessine également avec un charme doux-amer le portrait d'une génération qui a su répondre avec un humour ravageur au vide consumériste et idéologique qui gagnait alors l'Amérique.

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Voyeur (Myles Kane et Josh Koury, 2017, 1h35)

Au départ, un article à sensation du journaliste Gay Talese pour le New Yorker dans lequel il détaille l'histoire d'un propriétaire de motel qui espionnait ses clients en cachette par un ingénieux système d'aération dans le plafond. Voyeur, le documentaire de Myles Kane et Josh Koury, en est à la fois le résume et le making of. Le journaliste remonte à l'origine de son histoire et en présente les détails les plus croustillants aidé de son personnage. Puis très vite, le récit bifurque pour interroger les motivations du journaliste et de sa source dans une drôle de lutte de pouvoir où chacun essaie de garder le contrôle sur son histoire. Plus globalement, le film au charme troublant questionne notre rapport à la vérité et à son exhibition. Sommes nous prêt à révéler tous nos secrets?

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Mudbound (Dee Rees, 2017, 2h14)

Ce drame historique suivant le destin de deux familles –une blanche, une noire– installées dans les années 1940 dans le fin fond du Mississippi bénéficie de nombreux atouts, à commencer par un casting de premier ordre dans lequel on retrouve Garrett Hedlund, Carey Mulligan, Jason Mitchell ou encore la chanteuse Mary J. Blige. Pour son troisième film, Dee Rees fait preuve d'une belle maîtrise de la composition. Ce paysage boueux dans lequel tous s'enfoncent petit à petit dans une sorte de douleur sourde est clairement un des personnages centraux au point de donner à Mudbound, cette identité particulière. Traversé par la Seconde Guerre mondiale, hanté par la question du racisme, le film se veut l'écho à la fois des grandes tragédies qui secouent l'Amérique que de drames plus intimes. C'est dans sa narration morcelée, juxtaposant six voix off comme autant de point de vue, que Mudbound arrive à rendre avec plus de force cette logique d'enfermement qui gagne les corps comme les esprits.

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Joan Didion, le centre ne tiendra pas (Griffin Dunne, 2017, 1h38)

Avertissement, les fins connaisseurs de la vie et de l'œuvre de Joan Didion risquent de ne pas apprendre grand chose de ce documentaire réalisé par son neveu, l'acteur Griffin Dunne. Ils auront tout de même le plaisir de se plonger dans les nombreuses images d'archives retraçant la vie de l'écrivaine américaine et surtout d'entendre sa voix évoquer les méandres d'une existence dédiée à ses proches et à la littérature. Les autres regretteront à coup sûr de ne pas s'être plongés plus tôt dans une œuvre qui épouse les soubresauts de l'Amérique des années 1960 à nos jours, mais aussi de manière profonde et intime tous ces moments qui font le sel d'une vie. Le centre ne tiendra pas évoque autant ce moment de bascule où le désordre gagne la pays au tournant des années 1970 que cette folie qui ne cesse de ménacer nos existences au fil des épreuves conduisant peu à peu vers une mort certaine.

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Wheelman (Jeremy Rush, 2017, 1h22)

C'est une des belles surprises de cet automne 2017. Cette série B sans prétention démarquage de Drive et autre Baby Driver est d'une redoutable efficacité. Le scénario est pourtant minimaliste –après un braquage raté, un conducteur en fuite reçoit par téléphone de drôles d'ordre menaçants pendant qu'il tente de démêler ce qui s'est passé–, mais la mise en scène restreinte autour de la voiture, la montée en tension et une superbe performance signée Frank Grillo suffisent à nous tenir en haleine du début à la fin. On en attendait pas tant.

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L'un des nôtres (Heidi Ewing et Rachel Grady, 2017, 1h35)

Plongée sans fard dans la communauté juive hassidique de New York, le documentaire L'un des nôtres en dessine la face sombre à travers le portrait de trois de ses membres qui ont décidé un jour de dire stop et ont été confrontés ensuite aux pires difficultés. Abus en tous genres, mariages forcés, menaces verbales et physiques, séparation forcée des enfants... le film montre de manière brutale à quel point le repli sur soi de ces hommes de foi pour se protéger de la modernité s'accompagne d'un lot de souffrances tues dont il est urgent de briser le silence.

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Marsha P. Johnson: histoire d'une légende (David France, 2017, 1h45)

Ce nouveau documentaire Netflix cumule plusieurs films en un, tous passionnants et parfaitement imbriqués. Il y a la fois du suspense avec la reprise d'une enquête sur la mort de Marsha P. Johnson, transsexuelle retrouvée mystérieusement noyée un jour de 1992; de l'émotion avec le portrait de cette figure généreuse rayonnante du Greenwich Village tragiquement disparue; de l'histoire avec tout un pan raconté de la lutte LGBT depuis les années 1960; et un message politique avec la dénonciation de la violence dont sont encore victimes les transsexuels aujourd'hui. Un film aussi engagé que touchant sur un sujet auquel Netflix a su donner depuis quelques années un large écho.

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Nos âmes la nuit (Ritesh Batra, 2017, 1h47)

Robert Redford, Jane Fonda. C'est un vrai plaisir que de retrouver ce couple de cinéma-là dans Nos âmes la nuit. Plutôt que de jouer les codes classiques de la comédie romantique et ses mutltiples obstacles souvent artificiels qui viennent bousculer l'amour de nos deux héros, Ritesh Batra prend le temps de donner une véritable épaisseur à ses personnages qui redécouvrent peu le plaisir de partager sa vie à deux. Un film touchant qui déborde de tendresse sur la vieillesse et la solitude. De Iain Armitage (aperçu dans Big Little Lies) à Matthias Schoenaerts en passant par Judy Greer, les seconds rôles sont aussi très réussis.

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Strong Island (Yance Ford, 2017, 1h47)

En 1992, l'acquittement de quatre policiers impliqués dans l'affaire Rodney King déclenche des émeutes sans précédent à Los Angeles, mettant en lumière les tensions raciales qui agitent toujours l'Amérique. Cette même année, à quelques milliers de kilomètres de là, un jeune homme noir meurt tué d'un tir de carabine dans l'indifférence générale sur l'île de Long Island au large de Manhattan. Son meurtrier, connu des services de police, ne sera pas poursuivi sur décision d'un grand jury composé de… Blancs. Derrière ce faits divers d'une triste banalité, la réalisatrice Yance Ford donne à voir le silence, la colère rentrée d'une famille endeuillée, la victime étant son frère aîné à qui le film rend hommage. On mesure peu à peu l'onde de choc de l'injustice qui détruit de l'intérieur chacun des survivants, confronté à sa propre culpabilité. Un cri sourd par endroits bouleversant.

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Heroin(e) (Elaine McMillion Sheldon, 2017, 39 minutes)

«La capitale de l'overdose en Amérique». Voilà le triste surnom dont est affublée la ville d'Huntington en Virginie-occidentale. C'est là qu'Elaine McMillion Sheldon a posé sa caméra pour rendre compte de la catastrophe humanitaire en cours emportant près d'une personne par semaine. Souvent des jeunes marginalisés. Si cette plongée dans l'envers du rêve américain dresse un tableau noir du pouvoir de l'héroïne, le film donne aussi à voir l'inlassable combat de trois femmes pour ramener de nombreuses personnes flirtant dangereusement avec la mort vers la vie. Car fermer les yeux, c'est seulement les condamner en plus.

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Icare (Bryan Fogel, 2017, 2h01)

C'est l'histoire d'un tournage complètement fou. Un cycliste américain amateur déterminé à réaliser un documentaire sur le dopage –il s'astreint lui-même à un règime proche de celui de Lance Armstrong avec l'objectif de duper tous les contrôles– se trouve soudain à collaborer avec Grigory Rodchenkov, le patron de l'agence antidopage russe. Mais voilà que quelques mois plus tard, une enquête de la chaîne allemande ARD accuse la Russie d'un système de dopage contrôlé par l’État. Le film à la première personne bascule alors vers le thriller et la révélation douloureuse d'un scandale remontant jusqu'au sommet de l'exécutif russe. Rodchenkov s'en sortira-t-il? Jusqu'où la Russie a-t-elle dupé les autorités sportives? À défier les dieux, on prend toujours le risque de se brûler les aîles.

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Counterpunch (Jay Bulger, 2017, 1h31)

La boxe, c'était mieux avant? C'est en tout cas le constat amer que fait ce très beau documentaire consacré à l'état de la discipline aujourd'hui aux États-Unis. Jay Bulger pointe avec force la lente disparition d'un esprit olympique, social et solidaire au profit d'un appât du gain qui met en faillite tout logique sportive. Les vrais champions de l'Amérique désormais sont ceux qui perdent avec dignité.

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Shimmer Lake (Oren Uziel, 2017, 1h23)

Ce pur film de scénariste autour d'une histoire de braquage qui finit par mal tourner exploite avec intelligence sa narration qui remonte le temps pour mieux nous en délivrer le mystère. Les acteurs et la mise en scène sont au diapason d'un premier essai convaincant.

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Rodney King (Spike Lee, 2017, 52 minutes)

Spike Lee filme ici le long monologue de l'acteur Roger Guenver Smith (Do The Right Thing, Summer of Sam, American Gangster...) autour de la vie de cet Afro-Américain à l'origine des émeutes de Los Angeles en 1992 après l'acquittement des policiers qui l'avaient battu aux yeux du monde. Un texte puissant sur un destin accidenté porté par une performance habitée.

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Ne t'endors pas (Mike Flanagan, 2017, 1h37)

L'histoire d'un couple qui, quelques années après avoir perdu son enfant, en adopte un autre aux étranges pouvoirs. Une approche poétique et profondément humaine du film fantastique servie par une esthétique soignée, entre rêve et cauchemar.

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Small Crimes (E. L. Katz, 2017, 1h35)

Coscénarisé par Macon Blair, le réalisateur de I Don't Feel At Home In This World Anymore, ce thriller porté par Nikolaj Coster-Waldau (Game of Thrones) emporte l'adhésion par le masochisme avec lequel il traite son personnage tentant de se réinsérer à sa sortie de prison.

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Win It All (Joe Swanberg, 2017, 1h26)

Figure centrale du mouvement Mumblecore, Joe Swamberg reste fidèle ici à son approche lo-fi et impressionniste selon laquelle le personnage transcende le récit. Jake Johnson (New Girl), également coscénariste, est attachant en loser accro au jeu en quête de réhabilitation.

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The Discovery (Charlie McDowell, 2017, 1h26)

Robert Redford, Jason Segel, Rooney Mara… Pour son deuxième film, Charlie McDowell (The One I Love) a vu grand côté casting pour cette dystopie où la Terre connaît une folle inflation du nombre de suicides depuis qu'un scientifique a déclaré avoir des preuves de la vie après la mort. Son approche de la science-fiction, ancrée sur le drame humain, n'en garde pas moins une certaine modestie. Rooney Mara est parfaite, as usual.

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Imperial Dreams (Malik Vitthal, 2017, 1h27)

Présenté quelques années plus tôt à Sundance, ce drame intimiste sur un jeune père afro-américain qui tente de retrouver une vie normale après sa sortie de prison a fini par traverser l'Atlantique. L'occasion d'admirer la performance poignante de John Boyega.

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I Am the Pretty Thing That Lives in the House (Osgood Perkins, 2016, 1h29)

Sur une plateforme où priment les effets de scénario, cette histoire de fantôme signée du fils d'Anthony Perkins tranche par la puissance de son esthétique qui vire presque à l'abstraction (et au vide). Une vraie curiosité.

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Jadotville (Richie Smyth, 2016, 1h48)

Jadotville nous replonge avec une belle maîtrise dans une page injustement oubliée de l'histoire, soit l'envoi dans le cadre d'une opération des Nations unies de soldats irlandais dans l'État sécessionniste du Katanga en Afrique, peu après l'assassinat de Patrice Lumumba. Sur place, rien ne se passera comme prévu, au grand dam de ces gardiens de la paix bien éloignée de leur patrie. Guillaume Canet, en chef des mercenaires, et Emmanuelle Seigner, en descendante de colons, complètent l'affiche.

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Barry (Vikram Gandhi, 2016, 1h44)

En s'attachant aux années Columbia du jeune Barack Obama, Vikram Gandhi livre un film touchant sur la difficulté de s'intégrer quand on est le fruit du mélange de deux cultures. Un biopic fin et sensible.

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Les Casques blancs (Orlando Von Einsiedel, 2016, 40 min)

Oscar du meilleur court métrage documentaire, le film d'Orlando Von Einsiedel ouvre une fenêtre sur le quotidien de ces secouristes bénévoles des zones rebelles en Syrie. Le portrait poignant d'un pays résilient malgré la tragédie de la guerre.

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Audrie & Daisy (Bonni Cohen & Jon Shenk, 2016, 1h38)

Avant le succès de la série 13 Reasons Why, ce documentaire s'intéressait au problème douloureux du harcèlement en ligne en donnant la parole aux victimes et à leurs proches. Un récit particulièrement touchant sur l'effet dévastateur d'agressions sexuelles filmées à l'insu de jeunes femmes qui ne finissent plus d'en payer le prix.

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Tony Robbins: I Am Not Your Guru (Joe Berlinger, 2016, 1h56)

Ce documentaire signé Joe Berlinger, à qui l'on devait déjà un film jubilatoire sur la thérapie des membres du groupe Metallica, nous plonge au cœur d'un séminaire de six jours d'une des stars du développement personnel aux États-Unis. Le résultat, sans aucun jugement, est fascinant, notamment par les témoignages intenses que Tony Robbins arrive à faire accoucher chez ceux qui sont venus l'écouter. 

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Beasts Of No Nation (Cary Joji Fukunaga, 2015, 2h17)

Pour son tout premier film de fiction labellisé «Original», Netflix n'était pas allé à la facilité avec cette histoire à la fois touchante et dure d'enfants soldats embrigadés auprès d'un rebelle charismatique interprété par Idris Elba. Toujours juste, le film de Cary Joji Fukunaga, à peine sorti de True Detective, portait la promesse d'un cinéma à visée internationale ambitieux. Joli départ.

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Tig (Kristina Goolsby & Ashley York, 2015, 1h31)

Ce documentaire modeste touche une corde sensible en suivant la comédienne Tig Notaro dans la préparation de son nouveau spectacle. En 2012, tout juste diagnostiquée d'un cancer, elle écrit un one-woman-show sur sa maladie. La bande audio connaît un important succès viral. Des mois plus tard, une fois le traitement terminé, comment faire rire à nouveau quand le corps et l'esprit se remettent à peine? Quelle juste distance trouver avec sa maladie? Quel sens donner à sa vie? Autant de questions joliment effleurées.

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Hot Girls Wanted (Jill Bauer & Ronna Gradus, 2015, 1h22)

Sur un sujet choc –les jeunes femmes se lançant dans le porno amateur–, Jill Bauer et Ronna Gradus signent un documentaire à la fois alarmant sur l'avidité d'un système en constante recherche de chair fraîche, et humain par la place laissée à ses actrices en herbe d'exprimer à la fois leurs espoirs et leurs désillusions. Le film a par la suite été décliné en série.

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Mitt (Greg Whiteley, 2015, 1h33)

En France, on a eu le film de Yann L'Hénoret Les Coulisses d'une victoire sur la campagne Macron vécue de l'intérieur. Aux États-Unis, il existe un équivalent avec Mitt, pour un résultat tout différent. Le réalisateur Greg Whiteley a suivi la famille Romney le temps des deux campagnes perdues de 2008 et 2012. Devancé par McCain pour l'investiture républicaine, le candidat est ensuite choisi pour défier le président sortant quatre ans plus tard. Une vision de ce qu'est une campagne politique approchée par la face intime, avec quelques scènes très fortes, comme ce presque soulagement de ses proches au moment de l'annonce de sa défaite.

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The Battered Basterds of Baseball (Chapman & Maclain Way, 2014, 1h20)

Autant ce documentaire n'a strictement aucun intérêt formel, alternant images d'archives et interviews posées, autant l'histoire qu'il raconte est particulièrement jouissive. Soit, dans les années 1970 à Portland, le lancement d'une franchise de baseball totalement indépendante par le passionné papa de Kurt Russell, avec une armée de marginaux et autres rejetés du monde professionnel prêts à montrer ce qu'ils valent vraiment. Bien sûr, la sauce prendra comme par magie avant que les tenants de l'ordre viennent siffler la fin de la partie. Passionnant.

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ÇA SE TENTE BIEN (41 films)
 

Mon âme sœur (Stéphanie Lang, 2018, 1h36)

Le mieux est parfois l'ennemi du bien. Voilà, la leçon (convenue) que tire l'héroïne de Mon âme sœur. Et voilà la conclusion à laquelle on souscrit également après le visionnage de cette comédie romantique qui déjoue pourtant habilement quelques codes du genre. Soit l'histoire d'Abbie (Gugu Mbatha-Raw, déjà aperçue dans Black Mirror ou The Cloverfield Paradox sur Netflixqui, atteinte d'un cancer, décide de chercher sa future remplaçante auprès du gentil Sam (Michiel Huisman, aperçu dans Game of Thrones, sur HBO donc). Sauf que voilà, la trame romantique n'est ici qu'un prétexte à traiter la question du deuil autour d'un casting de seconds rôles trois étoiles (Christopher Walken, Steve Coogan, Kate McKinnon…) réduits chacun à quelques scènes éparses. Plongé dans un New York de carte postale, ce couple pris dans la tourmente n'en est pas moins touchant grâce notamment au charisme de son interprète principale, dont le jeu très naturel tempère l'artificialité de l'ensemble. On en laisserait même couler quelques larmes sur le final.

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L'Amour au mètre carré (Anand Tiwari, 2018, 2h13)

«C'est le sentiment le plus vieux au monde, mais il semble nouveau à chaque fois.» C'est ainsi que Sanjay, un des héros du film, parle de l'amour. La formule pourrait également s'appliquer aux meilleures comédies romantiques. Mis en ligne le jour de la Saint-Valentin, L'Amour au mètre carré n'est  pas tout à fait de ce calibre-là. La faute à un scénario souvent un peu trop prévisible qui tire en longueur dans sa deuxième partie. Ce film indien prenant pour prétexte l'histoire de deux collègues pris dans des relations compliqués qui décident de se lancer dans un mariage blanc afin d'accéder à la propriété et à leur indépendance n'en manque pas moins de charme. La mise en scène est soignée, offrant notamment de jolis plans de Bombay. Et le duo d'acteurs principaux fonctionne à la perfection, plus proche des canons de jeux occidentaux que de l'image que l'on se fait de Bollywood. Ils offrent en tout cas un fond d'humanité touchant à leurs personnages, qui se débattent au milieu d'une suite de quiproquos. Si le film bouscule joliment certaines normes, on regrettera qu'au final il finisse par rentrer tranquillement dans le rang.

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Blockbuster (July Hygreck, 2018, 1h25)

En 2016, Netflix achetait les droits de diffusion de Divines, le film de Houda Benyamina, s'offrant ainsi son premier Original français. Celui-ci est disponible partout dans le monde sauf ici, la sortie cinéma empêchant toute exploitation en ligne pour une durée de trois ans. Blockbuster de July Hygreck a donc la lourde tâche d'incarner le premier en France sous bannière Netflix ce changement de paradigme dans la distribution. Financée à l'origine en partie à l'aide d'une souscription participative, cette comédie romantique a le mérite d'une certaine fraîcheur, dans un genre souvent très calibré qui a plusieurs fois sombré l'an passé dans le malaise. On y suit les mésaventures de Jeremy (Syrus Shahidi) et Lola (Charlotte Gabris), un couple en crise après que la jeune femme, fan de super-héros, découvre que leur rencontre est basée en réalité sur un mensonge. Si le film n'est pas exempt de maladresses avec quelques blagues un peu lourdes et des personnages secondaires qui peinent à exister réellement, il bénéficie néanmoins du charme de ses principaux intérprètes, d'une brochette de guests savoureuse et d'une manière assez fine de coller à l'air du temps. Avec son esthétique qui doit autant aux bricolages de Michel Gondry, mentor assumé du film, qu'à YouTube et Instagram, Blockbuster questionne au passage le rapport à la vérité et à la mort de cette génération d'adulescents qui aime tant à s'arranger avec la réalité. Intégrant jusque dans la mise en scène cette relation hybride au monde induite par le pouvoir accordé à nos imaginations. Pour le meilleur comme pour le pire.

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Godzilla: la planète des monstres (Kobun Shizuno et Hiroyuki Seshita, 2018, 1h28)

Présenté sur la plateforme comme une série, ce Godzilla Original est en réalité une nouvelle trilogie de films animés consacrée au célèbre monstre japonais. Le premier volet, La Planète des monstres, est sorti en salle à l'automne dernier au Japon. Netflix en assure la distribution à l'international. Le film prend pour point de départ une série de cataclysmes ayant donné naissance à la fin du XXe siècle à un Godzilla surpuissant qui par sa force de destruction a poussé les humains à quitter la Terre. Aux côtés d'autres extraterrestres, ils errent dans l'espace à la recherche d'une nouvelle planète habitable. En vain. Pour certains, il est temps de retourner sur la Terre et affronter la bête. Porté par une belle animation fluide, ce Planète des monstres pose habilement ses personnages et ses enjeux avant de s'enfermer peu à peu dans un récit pré-écrit. Si le monstre est réussi, il tient ici une partition plutôt discrète laissant espérer une montée en puissance pour la suite. 

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Le Roi de la polka (Maya Forbes, 2018, 1h34)

Inspirée d'une histoire vraie, cette comédie avec Jack Black suit la figure attachante de Jan Lewan, un chanteur polonais naturalisé américain installé en Pennsylvannie. Pour financer ses activités artistiques et commercialces, ce « roi de la polka » a un jour l'idée de demander à ses proches de financer directement en cash ses affaires contre d'importants retours en investissement. Pour les rembourser, il se trouve dans l'obligation d'emprunter toujours plus. Plus que la drôle de dérive criminelle d'un homme bien sous tous rapports, le film arrive à capter quelque chose d'intéressant dans sa peinture d'un être obnubilé par sa croyance dans le rêve américain. Tout est possible, il suffit d'y croire, professe l'idéaliste qui obtiendra en 1995 une nomination au Grammy Awards. Il touchera ensuite aux limites factices de sa quête effrenée du bonheur, sans en rompre totalement le charme.

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Blade of the immortal (Takashi Miike, 2017, 2h21)

Sélectionné hors compétition au Festival de Cannes en 2017, Blade of the Immortal débarque quelques mois plus tard sur Netflix. Centième film du très prolifique cinéaste japonais Takashi Miike, cette adaptation d'un manga offre une variation moderne du film de samouraï. Frappé d'une malédiction, le héros immortel accepte de devenir le garde du corps d'une jeune femme dont la famille a été terrassée par un puissant clan qui cherche à évincer tous les autres. Malgré une intrigue qui s'étire beaucoup trop en longueur, Miike offre ici quelques scènes d'action réussies qui insufflent une belle énergie, à commencer par l'impressionnante scène d'ouverture, véritable morceau de bravoure qui vaut à elle seule le coup d'œil.

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Un caméraman à Cuba (Jon Alpert, 2017, 1h54)

Chauffeur de taxi devenu caméraman sur le tard, l'Américain Jon Alpert s'est pris de passion pour Cuba à partir des années 1970. Sur place, il fait la rencontre de quelques individus ou familles aussi bien à La Havane qu'un peu plus à la campagne et commence à les filmer. À chacun de ses voyages –espacés de quelques années sur quatre décennies–, il revient prendre des nouvelles autant de leur vie que de celle de l'île sous régime castriste. Tout comme du Leader Maximo avec lequel il sympathise, notamment lors d'un étonnant voyage à New York en 1979 où on le découvre humble et amusé dans l'intimité. Si le regard porté sur Cuba est bienveillant, il n'en cache pas moins les difficultés économiques dans lesquelles s'enfonce l'île à compter des années 1980. Un véritable marasme poussant une partie de la population à l'exode. Mais ce qui ressort par dessus tout, c'est la générosité et la force des liens humains noués ainsi que ce drôle d'aléatoire des trajectoires de vie de chacun. Socialisme ou pas.

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Sauvons le capitalisme (Jacob Kornbluth, 2017, 1h13)

Ce court documentaire centré autour de la figure de Robert Reich, l'ancien secrétaire au Travail de l'administration Clinton, traite avec beaucoup de pédagogie des dérives économiques qui mettent à mal aujourd'hui les démocraties occidentales. À commencer par la concentration d'une part toujours plus importante des richesses dans un nombre de mains, lui, de plus en plus réduit. Explosion des lobbys, essor d'un discours populiste critique des mécanismes de régulation et de l'action de l'État, éloge de la figure de l'entrepreneur individualiste qui réussit par et pour lui même, cupidité grandissante de la sphère financière…  Tous les facteurs sont réunis pour mettre à mal le pouvoir de chacun d'infléchir la politique vers plus de partage et de protection. Pourtant, le discours se veut avant tout optimiste, pointant une prise de conscience croissante des dérives à l'œuvre. Déjà au tournant du XXe siècle, une même explosion des inégalités avait débouché sur un sursaut démocratique que Robert Reich appelle aujourd'hui de ses vœux.

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6 Days (Toa Fraser, 2017, 1h34)

Il y a quatre ans, Argo remportait l'Oscar du meilleur film avec une histoire folle de prise d'otages en Iran au tournant des années 1980. L'action de 6 Days, également inspirée de faits rééls, se déroule pendant la même période. Sauf que cette fois, c'est l'ambassade iranienne à Londres qui est le cadre de la prise d'otages. Charge aux autorités britanniques de s'assurer de leur libération. Si le film de Toa Fraser est très appliqué, soucieux de rendre justice à l'opération Nimrod qui fit face à cette attaque terroriste d'un nouveau genre, la comparaison avec le long métrage de Ben Affleck en montre bien les limites. Que ce soit au niveau du travail des personnages ou de la tension dramatique, jamais 6 Days ne semble transcender son matériau d'origine. Un manque de personnalité qui empêche le film, plaisant au demeurant, de vraiment décoller malgré quelques performances d'acteurs convaincantes.

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1922 (Zak Hilditch, 2017, 1h42)

Autre adaptation de Stephen King, 1922 ne réédite pas tout à fait la réussite du Jessie de Mike Flanagan. Zak Hilditch dépeint pourtant avec un certain savoir-faire cette ambiance Southern Gothic qui bascule peu à peu du côté d'un fantastique presque macabre. Cette histoire d'un pauvre cultivateur qui se retrouve au pied du mur le jour où sa femme veut vendre les terres familiales dont elle a la propriété offre au passage une variation intéressante sur la violence de classe et la culpabilité.

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All Eyez on Me (Benny Boom, 2017, 2h20)

Ce biopic de 2Pac ressemble à ses pires moments à une suite de scènes comme tirées de la page Wikipedia du célèbre rappeur américain, suivant une lecture très politique des divers incidents qui ont émaillé sa courte carrière. Puis, une fois, l'épisode de la prison terminé, le film de Benny Boom commence à prendre davantage son temps et à donner un peu d'épaisseur à son personnage principal le confrontant peu à peu ses contradictions. Dommage que la performance en demi-teinte de Demetrius Shipp Jr. peine à rendre compte de l'intensité que dégageait 2Pac comme le montrent cruellement pour le film les quelques images d'archives. All Eyez on Me n'en reste pas moins une bonne introduction à l'univers du rappeur pour ceux qui seraient passés totalement à côté du phénomène décédé tragiquement en septembre 1996.

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Fe de Etarras (Borja Cobeaga, 2017, 1h29)

Peut-on rire du terrorisme? C'est l'option plutôt réussie que prend cet Original Netflix espagnol autour d'une cellule de l'ETA en attente de mission, coincée dans un appartement le temps d'une Coupe du monde de foot ravivant la flamme nationaliste de la population. Ils ont pour ordre de rester les plus discrets possibles, mais là encore tout ne se passera pas comme prévu. Une vision très pied nickelée d'une cellule terroriste, qui a valu à Netflix quelques réprobations de familles de victime en Espagne.

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Notre royaume (Lucy Cohen, 2017, 1h49)

Avec Notre royaume, nous voilà plongé dans le quotidien d'une famille anglaise pas comme les autres. Comprenez pas moins de sept enfants –six filles, un garçon–, dont plusieurs souffrent de troubles autistiques; mais surtout un père qui en 2007 décide se suicider laissant derrière lui un champ de désolation. Le documentaire alterne de nombreux extraits des home movies que ce chanteur à la carrière ratée tournait avec les siens et des scènes filmées par Lucy Cohen, quelques années après le drame. Touchant, ce long métrage montre surtout les diverses stratégies adoptées par chacun pour tenter de faire le deuil et se construire dans un cocon à la fois chaleureux et potentiellement destructeur.

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Long Shot (Jacob LaMendola, 2017, 0h40)

Ce moyen métrage retrace l'histoire incroyable qui est arrivée à Juan Catalan. En mai 2003, ce jeune père de famille est arrêté un matin, accusé du meurtre d'une temoin du procès de son frère. Sauf que lui explique qu'il était en réalité à un match des Dodgers. Va-t-il réussir à démontrer la réalité de son alibi? Un documentaire intéressant qui montre à quel point une vie prise dans le système judiciaire peut basculer pour un détail. Le tout feat. Curb your Enthusiasm, rien que ça.

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Gaga: Five Feet Two (Chris Moukarbel, 2017, 1h40)

Vendu comme un film événement par Netflix, ce documentaire s'inscrit dans la lignée du dernier album de Lady Gaga, Joanne, dont il épouse le geste. Celui de sortir la star de la pop internationale des atours sophistiqués qui ont fait sa gloire pour coller davantage à la personnalité brute de Stefani Joanne Angelina Germanotta. Et effectivement, ceux qui ont pu prendre Lady Gaga pour une créature froide et trop construite trouveront là de nombreuses scènes amusantes ou touchantes laissant entrevoir une artiste créative et sincère jusque dans la douleur –elle confesse ici souffrir de fibromyalgie, une maladie invalidante qui touche surtout les femmes. Toutefois, voilà, c'est bien devant la fenêtre que nous laisse le film qui, en voulant toucher à tous les aspects de la vie la star n'en approfondit aucun. Il manque au final d'un enjeu, d'un vrai regard pour que Gaga: Five feet two puisse réellement prétendre au rang des documentaires musicaux qui comptent. Il ne s'en regarde pas moins sans déplaisir.

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D'abord, ils ont tué mon père (Angelina Jolie, 2017, 2h16)

Après le siège de Sarajevo dans Au pays du sang et du miel et la Seconde Guerre mondiale dans Invincible, Angelina Jolie s'intéresse, pour sa quatrième réalisation, à la prise de pouvoir au Cambodge par les Khmers rouges dans les années 1970. Tourné en khmer, D'abord, ils ont tué mon père se passe de longs discours d'explication réservés au début et à la fin du film pour nous immerger dans le sort tragique d'enfants ballottés jusqu'à perdre leur innocence. Si l'ensemble est par moments touchant, cet Original Netflix –un peu longuet– mise un peu trop sur le décalage du point de vue en gage d'originalité. C'est à la fois la force et la limite du film.

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Vers la surface (Josh Izenberg et Wynn Padula, 2017, 0h27)

Netflix renoue avec les formats courts avec ce documentaire touchant sur un groupe de vétérans américains qui reprend goût à la vie grâce au surf. En plus d'initier à la mystique de la vague, le film ouvre une fenêtre poignante sur le quotidien difficile de ses soldats atteints de stress post traumatique. Pour certains dévorés par la rage et suicidaires, ils trouvent dans les remous de l'Océan une nouvelle source à la fois d'adrénaline et de liberté.

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Litte Evil (Eli Craig, 2017, 1h34)

Cette déclinaison sur le motif de La Malediction en mode humoristique démarre de manière très plaisante. Le film joue habilement du contraste entre les doutes grandissants d'Adam Scott, parfait en beau-père plein de bonnes intentions, la bonhomie d'Evangeline Lilly et les catastrophes en séries qui frappent la famille recomposée. Si Bridget Everett tient ici un deuxième rôle particulièrement savoureux, la suite de péripéties ne tient pas tout à fait ses promesses. 

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Bushwick (Cary Murnion et Jonathan Milott, 2017, 1h33)

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, Bushwick était la troisième production Netflix à Cannes cette année aux côtés d'Okja et The Meyerowitz Stories (mis en ligne le 13 octobre prochain). Le film nous plonge au cœur d'une insurrection aussi subite que sanglante dans le quartier du même nom, situé à Brooklyn, à coups de longs plans séquences tournés caméra à l'épaule. On suit la jeune Lucy, étudiante, et Stupe, ancien soldat reconverti en concierge, tentant de survivre au milieu d'un chaos dont on comprend au fur et à mesure les tenants et les aboutissants. La faute à un casting assez peu charismatique, à un scénario qui tourne vite court ou à une mise en scène trop répétitive? En tout cas, Bushwick peine à emporter tout à fait l'adhésion. Le film n'en propose pas moins quelques séquences vraiment impressionnantes qui ne sont pas sans rappeler le plus réussi Cloverfield.

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The Incredible Jessica James (Jim Strouse, 2017, 1h23)

Comment remettre sa vie sur de bons rails quand on peine à se remettre d'une rupture amoureuse et que sa carrière artistique n'est qu'une suite sans fin de refus? Voilà la question à laquelle s'attelle avec beaucoup d'enthousiasme cette comédie remarquée à Sundance qui se détourne habilement de quelques poncifs pour dresser le portrait touchant et enlevé d'une jeune femme (Jessica Williams) résolument tourné vers la vie.

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To the Bone (Marti Noxon, 2017, 1h47)

Cette comédie dramatique indé s'attachant au complexe problème de l'anorexie doit beaucoup à la performance très sobre de Lily Collins, déjà présente au générique d'Okja. L'approche est directe et sans fard du sujet n'occultant rien de la douleur des victimes directes et de leurs proches sonne juste. Keanu Reeves fait lui aussi preuve de beaucoup de retenue dans le rôle du psy chargée de les ramener du côté de la vie.

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Chasing Coral. Climat en péril: la preuve par l'image (Jeff Orlowski, 2017, 1h29)

Dans la lignée de Mission Blue, un documentaire qui tente d'alerter sur les effets devastateurs du réchauffement climatique sur les océans, à savoir ici le corail. La hausse de la température des eaux est en train de profondément modifier l'écosystème marin. Tout l'enjeu du film est alors d'en apporter la preuve visuelle pour accélérer la prise de conscience. Mission réussie.

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Le Procès d'une presse libre (Brian Knappenberger, 2017, 1h35)

Prenant pour appui le procès intenté par Hulk Hogan à Gawker avec le soutien de Peter Thiel ainsi que la rhétorique anti-médias de Donald Trump et le rachat secret par une puissante famille locale d'un quotidien de Las Vegas, le documentaire de Brian Knappenberger pointe les menaces de plus en plus fortes qui pèsent sur la liberté de la presse aux États-Unis. L'ensemble, comme écrasé par son enjeu, manque un peu de nuances.

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You Get Me (Brent Bonacorso, 2017, 1h29)

Ils sont jeunes, beaux, vivent sur la cote californienne et se baignent (parfois) dans de somptueuses piscines. Mais bien sûr, il y a un loup, ou en l'occurence une louve qui vient perturber cette image idyllique. Entre teen drama et thriller, You Get Me maîtrise la mécanique qui entraîne ses personnages. Dommage que ces derniers peinent à dépasser l'archétype. Un possible plaisir coupable de ce début d'été.

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Blame! (Hiroyuki Seshita, 2017, 1h46)

Pour son tout premier anime japonais, Netflix a misé sur un manga signé Tsutomu Nihei, un auteur dont la plateforme a déjà adapté Knights of Sidonia en série originale. Le point de départ de l'histoire? Les humains ont été dépassés par les machines, qui ont pris le pouvoir dans des villes en constante expansion et en chassent les dernières communautés rebelles esseulées. Une histoire de survie mâtinée de scènes d'action.

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Le Vieux qui ne voulait pas payer l'addition (Felix et Mans Herngren, 2017, 1h48)

Petite incursion suédoise pour Netflix avec cette folle histoire d'un homme de 101 ans détenteur de la recette secrète d'un soda soviétique qui, dans le scénario, a été enterré à la demande des États-Unis en l'échange du retrait des missiles Pershing. Sauf que ce trésor caché fait des envieux. Derrière des personnages un peu patauds, une narration implacable qui rend l'ensemble plaisant.

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La Femme la plus détestée d'Amérique (Tommy O'Haver, 2017, 1h31)

Il y a de grande chance pour que vous ne connaissiez pas Madalyn Murray O'Hair. Ce biopic à la narration soignée, qui place en son cœur une sombre affaire d'enlèvement, est l'occasion de découvrir le destin de cette cheffe de file de l'athéisme, qui a notamment obtenu de la justice l'arrêt de la prière du matin dans les écoles publiques. Un portrait habité sans flagornerie inutile.

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Girlfriend's Day (Michael Paul Stephenson, 2017, 1h10)

Les amateurs de la série Better Call Saul seront heureux de retrouver Bob Odenkirk dans ses œuvres. Soit l'histoire d'un touchant écrivain de carte postale au charme anachronique et à l'humour pince-sans-rire qui traîne sa lose en attendant de rebondir. Une comédie de personnage joyeusement désuète.

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David Brent: Life on the road
(Ricky Gervais, 2017, 1h40)

Le héros de The Office revient le temps d'un nouveau long métrage dans lequel Ricky Gervais aiguise un peu plus son sens du malaise. Devenu simple employé, gagné par la solitude et le vide, habité par une lose qui devient presque une deuxième peau, son David Brent nous ferait presque davantage pleurer que rire. C'est peut-être là le génie de Ricky Gervais.

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IBoy (Adam Randall, 2017, 1h30)

Visuellement très réussi, ce film de science-fiction vient chasser sur les terres des plus modestes des super-héros, dans la lignée de Chronicle. Adam Randall s'attache ici à un ado qui développe d'étranges pouvoirs après qu'un bout de son téléphone s'est logé dans son cerveau à la suite d'une rixe. La narration ne tient pas tout à fait le niveau de l'esthétique, mais l'ensemble se regarde avec plaisir, là encore comme une très belle promesse.

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L'Autoroute (Chester Tam, 2017, 1h20)

Cette comédie aux tonalités presque stoner autour d'un duo de jeunes adultes vaguement losers déterminés pour l'un à quitter les États-Unis pour l'Amérique du Sud,  pour l'autre à se rendre à un festival de musique, se démarque par une narration travaillée, découpée en saynètes qui bousculent la chronologie mais n'en n'emmènent pas moins nos personnages de catastrophe en catastrophe.

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Clinical (Alistair Legrand, 2017, 1h44)

Les films produits par Netflix ne sont soumis à aucune classification équivalente à ceux produits pour le cinéma. Pourtant, quasiment aucun des cinéastes ne s'est pour l'heure réellement emparé de cette libérté. Ce thriller psychologique qui n'hésite pas ponctuellement à se jouer d'une esthétique horrifique permet d'une part de retrouver Vinessa Show loin de l'univers du Two Lovers de James Gray, d'autre part de frissonner devant les aventures de cette psy traumatisée confrontée à un drôle de patient.

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Justin Timberlake + Tennesse Kids (Jonathan Demme, 2016, 1h30)

Ultime film de Jonathan Demme, grand cinéaste de la musique, cette captation de la dernière tournée de Justin Timberlake s'ouvre modestement avec la présentation de chacun des participants au spectacle avant de coller au plus près, grâce à un savant montage, au show sophistiqué de l'acteur-chanteur-performer.

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Amanda Knox (Rod Blackhurst & Brian McGinn, 2016, 1h32)

S'il y a un domaine de la fiction que Netflix maîtrise, c'est bien le récit de faits divers. Toutefois, si on ne s'ennuie pas devant l'histoire de cette étudiante américaine prise dans une drôle d'affaire de meurtre de sa colocataire lors d'une année passée en Italie, Amanda Knox n'a pas la force magnétique d'autres fictions de la plateforme. La jeune femme au cœur du documentaire se joue pourtant très bien de l'ambiguïté de son image.

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Extremis (Dan Krauss, 2016, 24 minutes)

En fin de vie, quels choix adapter face à la mort? Ce court documentaire suit les débats qui animent deux familles de proches hospitalisés. Un questionnement touchant et difficile traité avec sensibilité. 

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The Fundamentals of Caring (Rob Burnett, 2016, 1h37)

Un adolescent atteint d'une myopathie de Duchenne se lie d'amitié avec son aide soignant qui se remet tout juste de la mort de son fils. Un film plein de bons sentiments mais pas gnangnan, qui trouve une juste distance pour parler de la maladie et emmène sur sa route une poignée de personnages secondaires attachants. 

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Tigre et Dragon 2 (Yuen Woo-Ping, 2016, 1h40)

Moins poétique qu'Ang Lee, Yuen Woo-Ping, chorégraphe de Kill Bill ou Matrix, apporte ici toute sa science du découpage pour de nombreuses scènes de combat très réussies dans des décors flamboyants. Le prétexte d'une lutte de pouvoir entre deux clans autour d'un sabre légendaire fascine moins. 

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What happened, Miss Simone? (Liz Garbus, 2015, 1h42)

Au-delà d'ouvrir une fenêtre sur l'œuvre à la portée universelle de la célèbre chanteuse, ce documentaire s'attarde sur l'enfer intime qui l'a peu à peu broyé, aidé du témoignage de certains de ses proches et d'images d'archives. Nina Simone, icône tragique. 

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E-Team (Katy Chevigny & Ross Kauffman, 2014, 1h29)

Une plongée fascinante dans le quotidien des enquêteurs de Human Rights Watch, en Syrie notamment pour documenter les crimes d'Assad, mais aussi en Libye. Un travail d'alerte essentiel dont on mesure la complexité au regard de l'importance des enjeux politiques. À travers trois figures touchantes, le documentaire sert de vibrant plaidoyer pour défendre un peu plus cette exigence de vérité et de justice.

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Print The Legend (Luis Lopez & Clay Tweel, 2014, 1h39)

Ce documentaire sur le marché émergent de l'imprimante 3D juxtapose les visions concurrentes de plusieurs entrepreneurs pour mieux saisir les enjeux à la fois économiques et idéologiques qui ont cours dans la Silicon Valley. Un éclairage incarné et passionnant.

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Mission Blue (Robert Nixon & Fisher Stevens, 2014, 1h34)

Bel hommage au combat de l'exploratrice sous-marine Sylvia Earle pour la sauvegarde de notre environnement. Un documentaire alternant images d'archive et beaux plans de la nature aussi irréprochable que son modèle.

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ALLEZ, SOYONS FOUS! (31 films)
 

When We First Met (Ari Sandel, 2018, 1h37)

Saint-Valentin oblige, Netflix fait la part belle ce mois-ci aux comédies romantiques, à commencer par ce When We First Met au charme un peu éteint. Soit l'histoire de Noah qui, par l'intermédiaire d'un photomaton, se voit donner l'opportunité de revivre la soirée où il rencontre la femme dont il est amoureux jusqu'à ce que celle-ci le devienne aussi. Sauf que chacun de ces choix auront des conséquences inattendues. Si le pitch rappelle Un jour sans fin, sachez tout de même qu'Adam Devine est loin d'avoir le charme de Bill Murray et que l'humour ici n'approche jamais la finesse de celui d'Harold Ramis. Reste qu'Ari Sandel a le bon goût de ne pas se positionner sur le terrain de la morale pleine de bons sentiments pour finir par tenir un propos légèrement décalé aux canons sur l'amour. Trop peu, trop tard, malheureusement.

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Le Marchand (Tamta Gabrichidze, 2018, 0h23)

Ce documentaire multiprimé qui suit la tournée d'un marchand ambulant au cœur de la campagne géorgienne est l'occasion de rendre un peu d'humanité à une population frappée par la pauvreté au point de devoir se résoudre au troc pour survivre. Malheureusement, la courte durée du film n'offre qu'une petite fenêtre –à l'esthétique très soignée– sur un monde dont on aurait aimé savoir bien davantage.

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Step Sisters (Charles Stone III, 2018, 1h48)

Ce teen movie qui prend pour cadre l'univers des sororités américaines met à l'honneur la discipline du stepping, une forme de danse athlétique aux racines africaines et cubaines. On suit ainsi les aventures de la sérieuse Jamilah qui afin d'obtenir une lettre de recommandation pour Harvard doit coacher une bande de filles, blanches à une exception, plus connues pour leur goût de la fête que leurs performances sportives. Si le récit initiatique comme la mise en scène sont plutôt convenues, le film va de manière intéressante à l'encontre du dogme actuel de l'appropriation culturelle.

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Bright (David Ayer, 2017, 1h57)

Blockbuster doté d'un budget de 90 millions de dollars, Bright est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour Netflix. Le film de David Ayer (Fury, Suicide Squad) montre que le géant de la SVOD peut venir concurrencer les géants d'Hollywood sur leur propre terrain sans avoir trop à rougir. Et en même temps, ses deux heures de visionnage terminées, on ne peut que regretter que l'entreprise connue pour laisser une marge de liberté aux artistes n'arrive pas à faire mieux ou du moins différemment. Tout semble ici calibré au point que l'univers original du fim posé dans les premières minutes entre orques, fées, elfes, gangsters, policiers, baguette magique et drôles de prophéties (rep à sa Harry Potter et Le Seigneur des anneaux), plus aucune surprise ne vient ensuite dévier le train lancé à toute vitesse. Bright rejoue les défauts que l'on a maintes fois soulevé déjà concernant les productions maison: une attention si poussée sur l'enchaînement des péripéties que les personnages peinent réellement à exister. L'effet d'attente créé par la présentation d'une mythologie riche finit par se dégonfler même si la suite de scène d'actions se regarde sans déplaisir. Le film ne déploie au final qu'une version très superficielle de ses possibilités. Reste Will Smith, attachant de sobriété.

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Noël à Snow Falls (Ernie Barbarash, 2017, 1h45)

Une pelletée de neige et une grosse louche de bons sentiments. Ce nouveau (et décevant) volet de la trilogie de Noël de Netflix colle parfaitement au canon, soit l'histoire d'Ellen, jeune new-yorkaise frivole destinée à reprendre les rênes de l'entreprise familiale envoyée remettre une missive à son oncle dans la petite ville où tout a commencé. Une tempête de neige aidant (et la présence bienveillante d'Andie McDowell, rare satisfaction du film), l'héritière retrouvera le droit chemin des bonnes valeurs. Malheureusement, n'est pas Un jour sans fin ou Gilmore Girls qui veut.

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Un noël à El Camino (David E. Albert, 2017, 1h29)

Après A Christmas Prince, Netflix poursuit sa livraison saisonnière de films marketés pour la fin de l'année. Et si ce Un noël à El Camino s'éloigne des clichés qui collaient tant au premier, le résultat est peut-être ici encore moins réjouissant. Sur le papier, le casting pouvait donner un peu envie –Jessica Alba, Vincent d'Onofrio, Tim Allen–, mais très vite la faiblesse des dialogues comme de la mise en scène plombent les quelques bonnes idées d'un scénario au potentiel réjouissant –par une suite de circonstances malheureuses, l'arrivée d'un homme inconnu tourne à la prise d'otage la veille de Noël. Die Hard a encore de beaux jours devant lui comme référence du genre.

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A Christmas Prince (Alex Zamm, 2017, 1h32)

Quand Netflix se lance dans le genre du film de Noël, il ne fait pas les choses à moitié. Dans A Christmas Prince, on retrouve donc un univers de prince et de princesses, château compris, le tout dans un étrange pays étranger fantasmé et immaculé. Bien sûr, il y a aussi des batailles de boule de neige et des courses en luge, des secrets de famille, des gentils qui n'en ont pas l'air et des méchants qui trompent leur monde, des amours contrariés, des rebondissements (presque) inattendus, des balades à chevaux en forêt… et, Noël oblige, une résolution heureuse au pied du sapin. Derrière cette trame vue et revue, le charme d'A Christmas Prince tient sans doute à l'application très premier degré de son programme de réjouissances. Le film d'Alex Zamm a l'humilité de ne jamais se prendre pour autre chose que ce qu'il ait: un plaisir coupable à regarder au chaud sous la couette en attendant l'hiver.

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O Matador (Marcelo Galvao, 2017, 1h39)

Ce western brésilien sur fond de fresque historique raconte l'histoire d'un tueur retiré dans une province lointaine, territoire maudit sur lequel il va connaître la richesse puis la perte. C'est aussi l'histoire d'une filiation le film mêlant sur une autre temporalité la quête d'un fils. Derrière une belle photo et l'apparition surprise d'Étienne Chicot, une œuvre âpre traversée par quelques éclats de violence pour laquelle on a grand peine à se passionner.

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The Babysitter (McG, 2017, 1h25)

Un jeune adolescent mal dans sa peau et brimé par ses camarades trouve réconfort auprès de sa babysitter dont il est secrètement amoureux. Malheureusement pour lui, le temps d'une folle nuit, celle-ci se révélera ne pas être celle qu'il croit. Si l'exposition de l'amitié presque improbable touchant nos deux héros est soignée et si McG (Charlie's Angels) ne manque pas d'idées pour une mise en scène à l'esprit pulp, le film bascule très vite dans une suite de scènes sanglantes comme un vulgaire slasher faisant fi de l'intérêt que l'on pouvait jusque-là porter pour les personnages.

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The Bad Batch (Ana Lily Amirpour, 2017, 1h59)

Dès les premiers plans, on était accroché. Par le travail de mise en scène d'Ana Lily Amirpour, son sens du cadrage, de la durée des plans. Par le magnétisme à l'écran de Suki Waterhouse. Par ce côté un peu traumatisant de nous jouer «All That She Wants» de Ace of Base sur une dure scène de torture. Puis là, c'est le drame. Malgré un univers prometteur, ce survival autour d'une jeune femme lancée à sa sortie de prison dans un monde désertique sans foi ni loi où sont regroupés tous les membres non productifs de la société tourne très vite à vide. Les personnages sont à peine dessinés, l'intrigue patine. Reste quelques scènes très réussies esthétiquement et un caméo très amusant de Keanu Reeves (avec la moustache). Sur deux heures, ça fait peu.

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#Realityhigh (Fernando Lebrija, 2017, 1h39)

Un teen movie de plus à l'actif de Netflix cette fois autour de l'histoire d'une élève brillante, dont l'amour pour la star de l'équipe de natation va provoquer la colère de l'ex de celui-ci, YouTubeuse star du lycée. Si le cast est particulièrement attachant, les personnages peinent à dépasser les clichés et l'intérêt de cette comédie se dilue peu à peu dans une forme très premier degré de bonne morale.

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Death Note (Adam Wingard, 2017, 1h41)

Cette adaptation à l'américaine d'un manga et d'un animé japonais est malheureusement symptomatique des ravages de cette approche popisante du monde des super-héros. Là où le matériau d'origine semblait propice aux questionnements moraux sur la nature de la justice et notre rapport au mal, le film d'Adam Wingard balaye tout ça rapidement au profit d'une psychologisation un peu facile et d'une approche donnant la primauté aux rebondissements. Reste une esthétique sombre estompée à coups de morceaux pop.

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Lucid Dream (Jun-seong Kim, 2017, 1h41)

Ce film coréen sur un père obsédé par la perte de son fils au point de revisiter ses rêves à la recherche du moindre indice permettant de le retrouver rappelle trop Inception sans l'inventivité formelle pour qu'on s'y attache durablement.

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Laerte-se (Lygia Barbosa Da Silva & Eliane Brum, 2017, 1h40)

Plongée dans la vie et l'œuvre du dessinateur brésilien Laerte Coutinho, dont l'imaginaire devançait déjà la transformation en femme. Portrait touchant d'une femme trans qui laisse la part belle à la fantaisie.

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Mindhorn (Sean Foley, 2017, 1h29)

Même dans leurs comédies à moitié réussies, les Britanniques ont un sens de l'absurde et de la lose inégalé. Un ancien acteur télé connu pour un rôle d'inspecteur reprend ici du service à la demande d'un assassin. Steve Coogan a le droit à sa petite apparition, ce qui fait toujours plaisir.

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Tramps (Adam Leon, 2017, 1h22)

Après le succès de Gimme The Loot, Adam Leon revient avec la déambulation attachante de deux jeunes acteurs unis par les circonstances dans une drôle de combine sans savoir à quel point ils peuvent se faire confiance. Plaisant et l'occasion de voir Grace Van Patten dans ses œuvres en attendant de la retrouver dans The Meyerowitz Stories, signé Noah Baumbach.

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Slam (Andrea Moliaoli, 2017, 1h39)

Cette romance à l'italienne met en scène un jeune homme effrayé par sa paternité à venir qui va chercher des conseils en s'intéressant de plus près à la vie de son idole, le skateur Tony Hawk. Une narration riche en imagination.

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Sandy Wexler (Steven Brill, 2017, 2h11)

Pour son troisième film Netflix, son plus réussi, Adam Sandler fait son Broadway Danny Rose en incarnant un agent au grand cœur qui met toute sa passion à représenter toutes sortes d'artistes plus loufoques les uns que les autres jusqu'au jour où il découvre une chanteuse pleine de promesses. Différence majeure: là où le film de Woody Allen durait 1h24, celui-ci dure 2h11.

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Pandora (Park Jeong-woo, 2017, 2h16)

Ce film catastrophe sud-coréen commence comme une virulente charge politique contre le nucléaire dans un climat post-Fukushima. Il s'embourbe malheureusement peu à peu dans un héroïsme sacrificiel grandiloquent. Tellement dommage.

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Burning Sands (Gerard McMurray, 2017, 1h42)

Prenant pour prétexte une histoire de bizutage scolaire au sein d'une fraternité, Burning Sands explore la question suivante: jusqu'où est-on prêt à mettre un voile sur sa morale pour s'intégrer?

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Mercy (Chris Sparling, 2016, 1h27)

Cette histoire de mère mourante soutenue par une mystèrieuse communauté au moment où sa famille recomposée se déchire déjà pour des questions d'héritage vaut surtout pour son ambiance presque macabre, quelque part entre le drame et le film fantastique.

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Spectral (Nic Mathieu, 2016, 1h48)

Visuellement très réussi, ce petit film de science-fiction dans lequel l'armée américaine se retrouve confrontée à une mystérieuse force dotée de super-pouvoirs manque de souffle, de profondeur et d'incarnation. La promesse reste inaboutie.

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7 años (Roger Gual, 2016, 1h17)

Cette histoire de médiation autour d'un casse-tête juridique visant à déterminer lequel des quatre associés d'une entreprise menacée par la justice doit se sacrifier pour les autres a des petits airs de film d'arnaque. Qui bluffe?

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L'échelle celeste: l'art de Cai Guo-Qiang (Kevin MacDonald, 2016, 1h19)

Quatre ans après Marley, Kevin MacDonald s'aventure sur un terrain un peu plus pointu avec ce portrait d'un artiste chinois qui a choisi pour terrain d'expression la pyrotechnie à grande échelle. Une œuvre éphémère à la beauté fascinante.
 
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ARQ (Tony Elliott, 2016, 1h28)

Une relecture d'Un jour sans fin version apocalyptique où un groupe d'ingénieurs doit revivre la même journée jusqu'à résoudre l'énigme qui les maintient prisonniers. Malin à défaut d'être complètement brillant.

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Je dormirai quand je serai mort (Justin Krook, 2016, 1h19)

Ce documentaire consacré au DJ Steve touche une corde sensible quand il évoque ses difficiles relations avec un père froid et ambitieux.

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Special Correspondents (Ricky Gervais, 2016, 1h41)

Ce remake de notre Envoyés très spéciaux relocalisé entre les États-Unis et le Venezuela vaut surtout pour la performance de Ricky Gervais, toujours parfait pour incarner des personnages totalement à côté de la plaque et donc terriblement humains.

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My Beautiful Broken Brain (Sophie Robinson & Lotje Sodderland, 2016, 1h24)

Ce documentaire sous haut patronage lynchien offre une forte leçon de vie à travers la longue convalescence d'une jeune femme dont le cerveau se remet difficilement d'un AVC. Une invitation à être davantage à l'écoute de ses rêves pour regarder le monde autrement.

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Winter on Fire: Ukraine's Fight for Freedom (Evgeny Afineevsky, 2015, 1h38)

Ce récit des troubles politiques qui ont secoué l'Ukraine entre 2013 et 2014 autour de la question du rapprochement avec l'Union européenne se regarde comme un feuilleton.

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Keith Richards: Under the influence (Morgan Neville, 2015, 1h22)

Invité à interviewer le guitariste des Rolling Stones à l'occasion de la sortie d'un de ses albums solo, Morgan Neville débarque chez Keith Richards avec un tas de vinyles sous le bras. S'ensuivent trois heures d'interviews sur ceux qui ont inspiré le musicien, qui en appelleront d'autres les jours suivants. Une belle porte d'entrée dans la musique des Rolling Stones.

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The Other One: The Long Strange Trip of Bob Weir (Mike Fleiss, 2015, 1h24)

En s'attachant à la figure de Bob Weir, Mike Fleiss retrace non seulement l'épopée musicale du Grateful Dead, mais raconte aussi une belle aventure riche en amour et en amitiés.

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BON, SI VOUS Y TENEZ VRAIMENT (24)
 

 

Fullmetal Alchemist (Fumihiko Sori, 2018, 2h14)

Pour qui n'est pas familier avec l'univers de ce manga japonais dont différentes adaptations sont déjà disponibles en version anime sur Netflix, l'entame de ce Fullmetal Alchemist version live action laisse légèrement pantois. Une longue séquence d'action aux effets spéciaux réussis s'ils ne s'intégraient pas si mal avec les acteurs lance rapidement ce film dont on met beaucoup de temps à comprendre les enjeux. Très vite, les ruptures de rythme et de ton amènent à décrocher un peu plus d'une œuvre dont on retiendra néanmoins le chouette personnage touchant du frère réduit à n'être plus qu'une âme habillée dans une armure de métal.

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The Cloverfield Paradox (Julius Onah, 2018, 1h42)

Si Netflix a réussi un sacré coup en sortant par surprise sur sa plateforme The Cloverfield Paradox quelques heures seulement après la diffusion de sa bande-annonce lors du Super-Bowl 2018, c'est avant tout marketing. Au risque d'un triste retour de bâton tant le troisième volet de la franchise à succès tient du naufrage scénaristique. Le long métrage signé Julius Onah accumule un grand nombre des clichés vus dans les films de science-fiction de ces dernières années, à commencer par la celui de la quête spatiale comme réponse au deuil. Drame intime, film de monstre, prequel de la saga, space opera sur fond de théorie scientifique à coups de choc multi-dimensionnel… The Cloverfield Paradox tire de nombreuses ficelles sans jamais réussir à les connecter vraiment dans un même élan, chaque piste annihilant la précédente jusqu'à sombrer, le temps de quelques plans ou scènes maladroites (le baby-foot, le bras...), dans le ridicule. Reste un casting international attachant qui, de Chris O'Dowd à Gugu Mbatha-Raw en passant par Roger Davies, maintient l'illusion le temps d'une longue exposition avant de laisser le film crouler sous ses paradoxes.

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The Open House (Matt Angel et Suzanne Coote, 2018, 1h34)

Netflix assure le service après-vente. Quelques mois après le succès fulgurant de la série Thirteen Reasons Why, revoilà l'acteur Dylan Minnette dans un film d'horreur cette fois. Le comédien joue un jeune homme traumatisé par la mort de son père qui part quelques jours au vert avec sa mère dans la maison isolée de sa tante. Pas forcément la meilleure idée. Si la mise en scène est soignée pour faire monter doucement l'angoisse, la manière dont le scénario travaille de manière abrupte sur de simples archétypes du genre plonge le spectateur dans un désintérêt croissant jusqu'à la chute. Théoriquement, le parti pris était intéressant. Théoriquement seulement.

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Naked (Michael Tiddes, 2017, 1h36)

Avec Marlon Wayans (Scary Movie) dans le rôle principal, une comédie qui lorgne sans vergogne vers Un jour sans fin autour de l'histoire d'un fiancé qui revit en boucle la même journée jusqu'à être fin prêt pour son mariage. Passées quelques saillies amusantes dans le premier quart d'heure, ce décalqué manque autant de la finesse que du charme de son modèle. 

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Le Dernier Jour de ma vie (Ry Russo-Yooung, 2017, 1h38)

Beaux héros teenage, ancrage très contemporain (on y écoute du Shamir et on mate les snaps des copines), boucle temporelle… Le Dernier Jour de ma vie, autour d'une adolescente forcée de revivre une drôle de Saint-Valentin, vire presque à la caricature du film Original Netflix. La gentille leçon de morale sous-jacente n'aide pas non plus.

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Joshua: Teenager vs. Superpower (Joe Piscatella, 2017, 1h19)

À Hong Kong, le combat d'un jeune activiste politique adolescent pas loin de faire trembler le pouvoir pro-chinois. La démocratie, c'est pour aujourd'hui ou pour demain?

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The Mars Generation (Michael Barnett, 2017, 1h37)

Ce plaidoyer geek pour une poursuite de la conquête spatiale est porté par une telle bande de premiers de la classe qu'il en deviendrait presque contreproductif. La Nasa approuve.

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Le Phare aux orques (Gerardo Olivares, 2017, 1h50)

Une comédie familiale pleine de bons sentiments, tournée dans un beau décor de Patagonie dans laquelle un orque vient aider un enfant autiste. Un hymne à la vie. Cute.

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Handsome, une comédie policière Netflix (Jeff Garlin, 2017, 1h21)

Malgré un lead assez peu charismatique –Jeff Garlin se met lui-même en scène ici–, cette comédie policière Netflix peut se prévaloir de quelques personnages secondaires et gags rigolos. C'est à la fois peu et déjà beaucoup.

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Deidra & Laney Rob a Train (Sydney Freeland, 2017, 1h40)

Alors que leur mère est en prison, deux adolescentes se mettent à voler la marchandise de trains. La platitude du titre saisit assez bien la valeur de l'ensemble, qui se regarde sans réel plaisir.

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Coin Heist (Emily Higgins, 2017, 1h37)

Cette comédie légère qui suit quatre lycéens bien décidés à sauver leur établissement de la faillite se joue de ressorts très attendus. Les protagonistes n'en restent pas moins très attachants.

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La Filature (Renny Harlin, 2016, 1h30)

Gags et scènes d'action se disputent la vedette de cette comédie portée par le duo Jackie Chan-Johnny Knoxville quelque part entre la Russie et Macao autour d'une histoire à multiples rebondissements qui verra nos héros devenir alliés puis amis. Le vainqueur? Pas forcément le spectateur, non. Disons plutôt l'action, mais vraiment à l'usure.

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Les Mémoires d'un assassin international (Jeff Wadlow, 2016, 1h38)

Ça commence avec espièglerie façon Le Magnifique avec Belmondo, puis la grosse comédie d'action vient doucement reprendre le dessus sur le décalage entre ce que l'on souhaiterait être et ce que l'on est. Dommage.

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The Ivory Game (Kief Davidson & Richard Ladkani, 2016, 1h52)

L'Afrique, ses éléphants sauvages, son douloureux trafic d'ivoire. Construit comme une enquête, ce documentaire culmine dans une scène de caméra cachée en Chine où l'appareil enregistreur est repéré par ceux qui étaient espionnés. Le reste devrait peu vous surprendre.

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Mascots (Christopher Guest, 2016, 1h29)

Ce faux documentaire sur des mascottes sportives amenées à s'affronter dans un concours est à réserver aux amateurs d'humour absurde et pince-sans-rire. On est loin toutefois de l'hilarant niveau de malaise de The Office.

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XOXO (Christopher Louie, 2016, 1h32)

Ce petit film hédoniste sur de jeunes adultes se rendant à un festival de techno aux États-Unis a l'ambition de faire vivre l'événement de l'intérieur. Réalisé par un passionné à la vision très romancée, l'objet a la qualité de ses défauts: un goût très prononcé pour la légèreté.  

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Rebirth (Karl Mueller, 2016, 1h40)

Sorti sur Netflix le même jour que le documentaire Tony Robbins, sur un sujet proche mais avec un point de vue beaucoup plus mordant, Rebirth tente de venir marcher sur les plates-bandes de David Fincher période The Game/Fight Club. Autant dire que la comparaison est peu flatteuse pour Karl Mueller.

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The Do-Over (Steven Brill, 2016, 1h48)

Cette histoire de losers tentant de se faire passer pour morts, entre rebondissements poussifs et ersatz de scènes d'action, s'appuie sur un humour légèrement grinçant et bas du front. Adam Sandler, cet ami qui vous veut beaucoup trop de bien.

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Naman le brahmane (Qaushiq Mukherjee, 2016, 1h35)

Est-ce la barrière culturelle? Cette comédie indienne loufoque mêlant quiz show et débordements de testostérone m'a laissé totalement pantois. Netflix tient-il là son premier nanar? À réserver aux plus curieux.

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Pee-wee's Big Holiday (John Lee, 2016, 1h29)

Trente-et-un ans après le premier film de Tim Burton, revoilà le personnage loufoque toujours coincé quelque part entre son corps d'adulte et l'imaginaire de l'enfance. Est-ce moi qui ai vieilli? Le road trip vire ici à la farce un peu grotesque.

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The Ridiculous 6 (Frank Coraci, 2015, 2h)

Honni comme une sorte d'incarnation du diable –il n'y a qu'à voir la violence des critiques sur Rotten Tomatoes–, le premier film Netflix d'Adam Sandler, un drôle de western autour d'une histoire poussée de filiation, n'est pas la catastrophe annoncée. Il suscitera néanmoins difficilement plus que quelques sourires.

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My Own Man (David Sampliner, 2015, 1h22)

Ce documentaire à la première personne s'attaque à la question de la filiation et de la virilité. Sur le point de devenir père à 40 ans, David Sampliner s'interroge sur l'image de la masculinité qu'il renvoie et qu'il veut transmettre. Le face-à-face avec son père reste assez touchant.

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Virunga (Orlando von Einsiedel, 2014, 1h30)

Produit par Leonardo DiCaprio, ce documentaire engagé dénonce la corruption internationale qui pille les ressources de l'Afrique. L'ensemble est assez bavard. Les gorilles sont néanmoins très mignons. 

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The Short Game (Josh Greenbaum, 2013, 1h40)

Ce documentaire sur un prestigieux tournoi de golf pour enfants suit plusieurs compétiteurs en herbe venus de différents pays, de leur préparation à l'annonce des résultats. Une réflexion sur les bienfaits et les limites de cette obsession pour la gagne.

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Boris Bastide
Boris Bastide (106 articles)
Éditeur à Slate.fr
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