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Non, ce n’est pas vous qui n’avez pas tenu votre régime: c’est le régime qui ne tient pas

Daphnée Leportois, mis à jour le 04.07.2017 à 8 h 32

C’est (neuro)scientifiquement et cognitivement prouvé. Les régimes ne peuvent pas fonctionner.

Près d’un tiers de la population a déjà effectué un régime amaigrissant | jeff_golden via Flickr CC License by

Près d’un tiers de la population a déjà effectué un régime amaigrissant | jeff_golden via Flickr CC License by

En ce début d'été, Slate publie une série anti-régimes. À lire aussi: Ce que j'ai appris sur moi en comptant tout ce que j’ai mangé et bu pendant deux mois.

Avec l’arrivée des beaux jours et des vacances d’été, les articles consacrés aux kilos à perdre pour pouvoir rentrer dans le maillot de bain sont légion. Un duo régime-corps «de rêve» qui n’a rien d’étonnant. Comme le relevait en 2014 un article scientifique sur la perception des régimes, la pression sociale à exhiber un corps mince pousse à vouloir maigrir. C’est ce dont témoigne Léa, 27 ans:

«Chez moi, le régime est extrêmement lié aux autres, à leurs regards. Depuis que j’ai l’âge de m’en souvenir, j’entends la même chose: “tu es super jolie, c’est dommage que tu aies ces kilos en trop” ou alors sa variante policée, “tu es belle quand même”. Lorsque l’on émet un “avis” sur mon physique, il est automatiquement lié à mes kilos, toujours. Même les hommes qui m’ont aimée et à qui j’ai plu. J’ai toujours entendu “moi, j’aime bien tes rondeurs” ou “ça ne me dérange pas, je préfère ça”, ce qui sous-entend que j’ai une particularité.»

Et elle n’est pas la seule. Ainsi, en 2012, 51% des femmes et 40% des hommes se trouvaient trop gro(se)s et 70% des femmes et 52% des hommes souhaitaient peser moins, révélait l’enquête NutriNet-Santé. Sans forcément avoir une surcharge pondérale, puisque 58% des femmes et 27% des hommes de poids normal souhaitaient peser moins. Or 75% de ces femmes et 45% de ces hommes qui se trouvaient trop gro(se)s et 67% de ces femmes et 39% de ces hommes qui souhaitaient peser moins avaient fait au moins un régime dans leur vie. Le problème, avec ces régimes, c’est qu’ils ne fonctionnent pas.

«L’impression d’être au régime toute ma vie»

«Toute ma vie, la plus grande peur de mes parents était que je sois grosse. Spoiler: quasi trente-deux ans plus tard, je le suis, raconte Éléonore. Des petites privations aux régimes drastiques, j’ai tout fait. À à peine 10 ans, dans mon journal intime, j’écrivais mes résolutions pour l’année suivante. La première sur la liste: faire un régime et perdre 5 kg. À l’adolescence, j’étais obsédée par la balance. Si je dépassais les 55 kg, mon monde s’écroulait. Mais, dès que je descendais à 53 en me privant, je remontais à 57 en mangeant normalement. Et ça a continué comme ça toute ma vie. Plus je faisais attention, plus je me privais, et plus je grossissais.» En toute logique, l’échec de ces régimes devrait conduire à la diminution de leur nombre. Dans les faits, c’est l’inverse qui se produit.

Plus je faisais attention, plus je me privais, et plus je grossissais

Éléonore, 31 ans

Près d’un tiers de la population a déjà effectué un régime amaigrissant, détaille la docteure Chantal Julia, chercheuse en épidémiologie nutritionnelle. Très exactement 26,7% des 48.435 individus ayant répondu aux questionnaires dédiés de l’étude NutriNet-Santé en 2012 ont déclaré avoir effectué au moins un régime dans les trois années précédentes. Or, «la probabilité de faire un régime est associée au fait d’en avoir déjà fait un avant». La preuve: plus d’une femme sur quatre et d’un homme sur sept ont suivi plus de cinq régimes au cours de leur vie. Et ce, en les jugeant en fin de compte infructueux: «plus de deux tiers des Nutrinautes ayant suivi plus de cinq régimes au cours de leur vie les jugent inefficaces».

«J’ai eu l’impression d’être au régime toute ma vie, complète Éléonore. Ça a commencé assez jeune, en CE2: un médecin qui faisait la visite médicale à l’école a noté sur mon carnet de santé que j’avais un problème de poids (il avait écrit un truc du genre “prépondérance abdominale à surveiller”). J’avais même pas 9 ans, un petit bidon d’enfant, mais moi j’ai entendu “t’as du bide, t’es grosse” et mes parents aussi. Donc à partir de ce moment-là, pour moi, il y avait deux façons de manger: faire un régime et maigrir, manger normalement et grossir.»

Rien à voir avec la volonté

Ce paradoxe s’explique. «Si le régime ne fonctionne pas, on considère que c’est de la faute de la personne qui l’a suivi, on se dit “c’est moi qui ai craqué”. Il y a peu de remise en question du principe lui-même du régime, qui pourtant est à l’origine de l’échec», pointe Chantal Julia. En atteste l’expérience de Léa:

«J’ai automatiquement repris tout ce que j’avais perdu, et plus, après chaque régime. C’est terrible, parce qu’on ressent un tel sentiment d’échec ensuite. À son niveau, d’abord, parce qu’on se sent faible. Et puis aux yeux des autres qui se faisaient un plaisir de te dire tout le temps “c’est fou, comme tu as maigri, ça te va bien”. Quand tu regrossis, personne ne te le dit mais qu’est-ce que ça se lit dans les yeux des gens...»

Alors que les fiascos des régimes n’ont rien à voir avec un manque de détermination, abonde Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm spécialisé en neurosciences cognitives et auteur de l’ouvrage L’anti-régime – Maigrir pour de bon (Belin, 2015): «Les gens croient toujours que c’est une question de volonté. Mais la volonté va se fracasser sur la physiologie. C’est un défaut de la structure du régime. Le coupable, c’est celui qui a prescrit le régime en sachant très bien qu’il ne fonctionne pas sur le long terme.» Pas étonnant, comme le fait remarquer Chantal Julia dans l’article cité plus haut sur la perception des régimes, que les régimes dits «commerciaux» n’acceptent pas d’être évalués selon des méthodes scientifiques et préfèrent s’appuyer sur des données empiriques pour établir leur efficacité.

J’ai automatiquement repris tout ce que j’avais perdu, et plus, après chaque régime. C’est terrible, parce qu’on ressent un tel sentiment d’échec

Léa, 27 ans

Alerte, réserves de graisse attaquées

Comme l’écrit dans son ouvrage Ville affamée – Comment l’alimentation façonne nos vies (2016, éditions Rue de l’échiquier) Carolyn Steel, «nous devons tous manger. D’une façon ou d’une autre, nous devrions tous être des experts en la matière –mais le sommes-nous? Notre environnement évolue plus vite que la capacité de nos corps à s’adapter: nous menons, pour la plupart, des vies sédentaires dans des bâtiments surchauffés, et pourtant nos appétits semblent se caler sur tout ce que l’industrie agroalimentaire peut nous balancer. Plusieurs études ont confirmé que notre instinct de survie est toujours intact, nous poussant à continuer à manger tout ce qu’on nous met sous le nez, que nous ayons faim ou non. Par conséquent, plus on nous propose de nourriture, plus nous avons tendance à manger. Autrement dit, les offres “Maxi format” et “1 acheté = 1 gratuit” séduisent ces parties de nos cerveaux qui n’ont pas évolué depuis le temps où nous vivions dans les déserts glacés et chassions le mammouth laineux».

Le problème se situe là, confirme Michel Desmurget. «Depuis des milliers d’années, le corps humain a plus souvent souffert de la famine que l’inverse. Il a donc développé une armée de défenses pour se protéger de la famine tandis qu’il n’y a pas de capteurs pour dire que nos artères sont en train de se boucher. Pour le cerveau, ce qui pose problème, ce n’est pas l’excès de graisse. La seule chose qui le terrifie, c’est de voir ses réserves de graisse attaquées.» Quand c’est le cas, il va résister. Et c’est ce qui va engendrer les difficultés pendant et surtout après le régime.

Le corps humain a plus souvent souffert de la famine que l’inverse. Il a donc développé une armée de défenses pour s’en protéger

Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm spécialisé en neurosciences cognitives

Déséquilibre à long terme

C’est d’abord le système hormonal qui va être déséquilibré. La ghréline, l’hormone de la faim, et la leptine, l’hormone de la satiété, vont être détraquées. «On va observer une diminution jusqu’à 95% de la concentration de la leptine dans le flux sanguin, poursuit le docteur en neurosciences. Même en mangeant comme un goret, on aura toujours faim et on ne sera jamais à satiété.» Et ce mécanisme est détérioré sur la durée. Une étude menée sur les participants de l’émission de téléréalité The Biggest Loser et dont les résultats sont parus dans la revue Obesity indique ainsi que, «tant que le poids initial n’a pas été restauré, le système ne lâche pas: le niveau de leptine est toujours déprécié, c’est un mécanisme sur le long terme», résume Michel Desmurget.

D’autres changements s’opèrent, toujours dans cette optique de protection de nos réserves de graisses: «Les signaux des capteurs d’étirement se trouvant dans l’estomac, qui disent qu’il est plus ou moins plein, vont être tempérés.» En outre, le corps va chercher à s’économiser, à faire la même chose, mais avec moins. «Admettons que vous ayez besoin de 1.200 calories pour fonctionner. Après un régime, le corps aura serré les boulons, vous en aurez besoin de 800.» De quoi forcément reprendre des kilos une fois le régime terminé et une alimentation normale reprise. D’autant que, ces rouages-là, qui fonctionnent sans relâche, vous n’avez absolument aucune prise dessus.

Calories approximatives

On pourrait se dire qu’il convient de compter les calories, comme l’a fait Henri, 28 ans, ou le fait encore Thaïs, 35 ans, tous deux à l’aide de l’application MyFitnessPal. Il suffit de rentrer sa taille, son poids, ses habitudes de déplacement et l’application recommande un nombre idéal de calories par jour pour parvenir à son objectif de perte de poids. Après tout, si le cerveau inconscient nous fait trop manger, pourquoi ne pas l’aider à compter un poids d’équilibre, définie comme «la valeur de consigne défendue par le système de régulation corporel» par le nutritionniste Jean-Philippe Zermati, président d’honneur du Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (Gros)? Sauf que ce n’est pas si simple et même «forcément perdu d’avance».

La restriction calorique et la frustration alimentaire ne sont pas tenables à long terme

Dr Chantal Julia, chercheuse en épidémiologie nutritionnelle

Avant tout, parce que «personne n’est capable de déterminer ses dépenses caloriques de tous les jours et de ne pas manger plus que ce qu’il convient, assène le spécialiste. Même une application, qui travaille à partir de bases de données et de la composition des aliments. Tout cela est bien trop approximatif. Il y a par exemple une différence entre une tranche de jambon de Paris et de jambon de Bayonne, et cela dépend aussi du boucher. Sans compter qu’il faudrait peser au gramme près.» C’est ce qu’a fait à quatre reprises Léa:

«Je pesais chacun des aliments car j’avais des programmes très précis: tant de grammes de féculents, tant de grammes de pain, tant de viande blanche, légumes à volonté... Donc je me promenais partout avec ma mini-balance de cuisine.»

Obsessions

Mais ce n’est pas la solution miracle. Au contraire. «La restriction calorique et la frustration alimentaire ne sont pas tenables à long terme», insiste la docteure Chantal Julia. Tout simplement parce que, «à partir du moment où le régime génère une frustration, il peut créer des compulsions alimentaires et davantage de rebond pondéral».

«Chaque fois qu’on m’a demandé de maigrir, j’ai grossi», écrit d'ailleurs la journaliste Gabrielle Deydier dans son livre On ne naît pas grosse. «Je réagis violemment à ces injonctions, je me braque, transforme la souffrance en frénésie alimentaire.»

C’est bien ce qu’exprime aussi Thaïs: «Ce que je déteste le plus dans les régimes, c’est la manière dont ça me rend obsédée de bouffe. Tu dois passer ta journée à réfléchir à ce que tu vas bouffer, comment, etc.» Si Henri dit ne pas s’être senti affecté par la nourriture des autres, il avoue en être venu à se dire «si je bois une deuxième pinte, il ne va pas falloir que je mange ce soir». Un raisonnement qu’il admet ne pas être des plus logiques après coup, et montre que dans les moments de détente le régime vient se rappeler à vos bons souvenirs.

L’alimentation occupe le champ mental, pas seulement trois fois par jour pendant les repas mais aussi pendant les courses, à chaque fois que l’on passe devant de la nourriture... Le cerveau n’est pas conçu pour: s’il fait ça, c’est au détriment d’autre chose

Jean-Philippe Zermati, président d’honneur du Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (Gros)

Le régime, comme le décrit Carolyn Steel dans son ouvrage, est un «acte qui, quel que soit son effet sur notre tour de taille, ne contribue guère à développer une attitude mentale positive. Il n’y a rien de mieux pour nous réduire à un état d’isolement sinistre et faire de la nourriture une obsession». Cette obsession gargantuesque est due à un changement de fonctionnement cérébral, précise Michel Desmurget: «Le cerveau va devenir hyper attentif à la nourriture. En temps normal, la conscience ne reçoit qu’une partie infime de ce que nous percevons. Le reste est filtré. Au régime, le cerveau fait remonter à la conscience, de manière exacerbée, toutes les infos relatives à la nourriture.» Résultat: «Vous voyez de la bouffe partout!»

Et non seulement la nourriture envahit tous vos sens mais les mécanismes inhibiteurs inconscients («ceux qui vous empêchent, quand vous voyez un morceau de chocolat, de vous jeter dessus comme un mort de faim», image le neuroscientifique) vont s’affaisser progressivement. Et avec eux toute résistance à la tentation. Vous pourrez continuer de vouloir suivre votre régime mais, au bout d’un moment, cette volonté intellectualisée sera mise à genoux par le cerveau lui-même. Puisque, pour lui, c’est la famine qui guette et donc «c’est une question de survie». «Quand elle s'oppose à la physiologie, la volonté ne gagne jamais», ponctue-t-il.

Épuisement

Sans compter que cet effort mental est épuisant. Quand on demande si le régime a compliqué la vie (courses, préparation des repas, repas avec des proches, repas pris à l’extérieur…) des Nutrinautes, ils répondent à 15,6% «oui, beaucoup» et à 21,3% «moyennement» pour les régimes restrictifs comme Dukan ou Atkins. Certes, «pendant le régime, étrangement, j’avais l’impression d’avoir une meilleure relation à la nourriture, tempère Léa. J’étais tellement fière de réussir à le faire et de voir les résultats sur moi que j’avais l’impression de sortir victorieuse de chaque repas. C’était presque un jeu amusant: comment j’allais faire pour manger équilibré même en situation de tentation, trouver des stratagèmes pour avoir l’impression de manger un truc qui me plaît. Mais il y a toujours un moment, à la fin, où cet état de grâce vole en éclats et c’est là que mon rapport à la nourriture redevient très conflictuel.»

Rien d’étonnant pour Jean-Philippe Zermati:

«L’alimentation occupe le champ mental, pas seulement trois fois par jour pendant les repas mais aussi pendant les courses, à chaque fois que l’on passe devant de la nourriture puisque l’on se demande si l’on peut ou pas, et dans quelle quantité. Le cerveau n’est pas conçu pour: s’il fait ça, c’est au détriment d’autre chose. Il y a donc une usure du contrôle: même pas besoin de facteur déclenchant, on s’arrête par épuisement.»

Comme le récapitule Thaïs, «c’est vraiment une perte de temps de cerveau disponible».

Le régime est un acte qui ne contribue guère à développer une attitude mentale positive. Il n’y a rien de mieux pour nous réduire à un état d’isolement sinistre

Carolyn Steel, auteure de Ville affamée – Comment l’alimentation façonne nos vies

Frustrations

Et peser chaque aliment que l’on va ingérer ou réfléchir à son apport calorique met de côté deux choses essentielles, pointe Jean-Philippe Zermati. La première, c’est «la fonction réconfortante et régulatrice de la nourriture». Mettre du contrôle là-dessus (même préventif en cas de non-problème de poids) est problématique. Cela engendre des frustrations. Ainsi, 17,4% des Nutrinautes ayant suivi un régime restrictif se sont déclarés beaucoup ou énormément frustrés quant au choix des aliments (et 19,4% moyennement). Lesquelles frustrations peuvent entraîner des compulsions. Mais aussi un état émotionnel fragile. «Je me pesais tous les matins. Et ça conditionnait mon humeur du jour. Voir 200 grammes en moins, c’était fou! Mais quand c’était 400 grammes en plus, j’étais dégoûté, pas fier de moi et me remettais en question…» illustre Henri.

«Si vous avez un coup de fatigue et mangez du chocolat, cela fera quelques calories en plus. Mais au repas d’après, il suffit de faire quelques calories en moins pour que ça passe comme une lettre à la Poste», poursuit le nutritionniste. Attention, cela ne vaut que si, au lieu d’être focalisé sur les apports caloriques et l’envie de contrôle du poids vous êtes à l’écoute de votre corps et de la sensation de satiété (et encore faut-il que celle-ci n’ait pas été détraquée précédemment). C’est pour cela que, «si vous avez un poids cliniquement normal, ne changez rien», s’exclame Michel Desmurget.

En revanche, si effectivement vous prenez progressivement du poids et devez en perdre, ne sautez en aucun cas sur le régime. «Tout ce qui est transitoire est lié à l’échec», argue-t-il. Sans être dans le contrôle absolu, qui vient pervertir jusqu’au cerveau et conduit justement à une perte de contrôle et une prise de poids, il s’agit de piéger son cerveau, d’éviter qu’il se mette en mode famine. Et pour cela, seuls des petits changements non frustrants et tenables à long terme sont envisageables. Pas que des restrictions minimales (même si supprimer deux carrés de chocolat par jour, c’est perdre 4 kg en un an, 6 en deux ans et 8 en quatre ans). Mais aussi le fait de se servir dans une petite assiette au lieu d’une grande pour influer sur le sentiment de satiété ou de manger à table plutôt que devant son ordinateur ou la télé pour davantage prêter attention au plaisir de ce que vous mangez.

C’est bien pour cela que Henri a simplement décidé de prendre le temps de cuisiner: «Ce n’est pas une corvée, c’est vraiment une récupération active.» Idem pour Éléonore: «Aujourd'hui, il faut que je perde du poids. Et j’ai, pour la première fois, je pense, une approche saine de cette question. Je ne me dis pas “je vais me mettre au régime”, mais “je vais adopter un régime alimentaire plus sain, cuisiner et me faire plaisir, découvrir de nouveaux produits ainsi qu'une façon différente de me nourrir”.»

Daphnée Leportois
Daphnée Leportois (44 articles)
Journaliste
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