Double X

J.K. Rowling n'a pas supporté que Theresa May soit qualifiée de «pute»

Repéré par Mélissa Bounoua, mis à jour le 10.06.2017 à 17 h 41

Repéré sur Mashable, Twitter, Daily Mail

L'auteure de la saga Harry Potter a défendu la Première ministre britannique après qu'un écrivain écossais l'a qualifiée de «pute» sur Twitter.

J. K. Rowling aux BAFTA au Royal Albert Hall à Londres, le 12 février 2017 | Justin TALLIS / AFP

J. K. Rowling aux BAFTA au Royal Albert Hall à Londres, le 12 février 2017 | Justin TALLIS / AFP

L'auteure des aventures de l'apprenti sorcier Harry Potter est particulièrement active sur Twitter. J.K. Rowling s'en est déjà pris à des soutiens de Trump, à l'homme d'affaires Rupert Murdoch après un message islamophobe, au gouverneur américain Mike Pence; elle soutient aussi Emma Watson (qui joue le personnage d'Hermione dans Harry Potter) pour ses engagements féministes.

Ce vendredi, c'est la Première ministre conservatrice Theresa May qu'elle défend après les élections générales du 8 juin en Grande-Bretagne, relève le site Mashable. Cela commence comme un simple désabonnement:

«Je viens de me désabonner d'un homme que je croyais intelligent et plein d'humour parce qu'il qualifié Theresa May de “pute”.»

J.K. Rowling ne s'est pas contentée d'un tweet, elle en a écrit quatorze pour détailler sa pensée et expliquer le comportement qu'elle condamne:

«Si vous ne pouvez pas être en désasccord avec une femme sans employer d'horribles insultes datées, allez vous faire voir vous et votre politique.»

«J'en ai marre des hommes “libéraux” dont le masque tombe chaque fois qu'une femme ne fait pas ce qu'ils veulent et qui emploient tout de suite des mots humiliants et vulgaires...»

«En faisant ça, Mr Liberal Cool Guy, vous vous associez, intelligemment ou non, avec les hommes qui envoie des images pornographiques violentes à des femmes...»

«... et des menaces de viol, qui essaient par tous les moyens d'intimider les femmes en politique et dans l'espace public, réél et numérique...»

«...“Salope”, “pute” et, bien sûr, le viol. Nous sommes trop horribles pour violer, ou nous avons besoin du viol, ou nous avons besoin de violer et de tuer.» 

«Chaque femme que je connais qui s'est permis d'exprimer une opinion publiquement a déjà subi ce genre de remarques au moins une fois,»

«ouvertement dans le but de l'humilier ou de l'intimider pour la simple raison qu'elle est une femme»

«Je me fiche que vous parliez de Theresa May, de Nicola Sturgeon, de Kate Hoey, de Yvette Cooper ou de Hillary Clinton.»

Et elle conclut:

«Le fait d'être une femme n'est pas un défaut de fabrication. Si votre réponse à une femme qui ne fait pas ce qui vous convient est de la désigner par un synonyme de sa vulve, ou de la comparer à une prostituée, de faire tout un cinéma et d'en être fier, alors vous n'êtes pas un libéral. Vous êtes sur le point de devenir comme n'importe quel mec qui se cache derrière son ombre.»

Le Daily Mail a trouvé le message en question et son auteur. John Niven, un écrivain écossais et soutien du candidat travailliste Jeremy Corbyn.

Aux élections de ce jeudi 8 juin, les conservateurs de Theresa May arrivent bien en tête mais avec seulement 316 sièges sur 650, sans majorité absolue. Notamment dopé par le vote des jeunes, le Labour de Jeremy Corbyn connaît un rebond avec 265 sièges, 33 de plus qu'en 2015.

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