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- Par François Hollande
- François Hollande est ancien premier secrétaire du Parti socialiste.
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François Hollande
François Hollande est ancien premier secrétaire du Parti socialiste.
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Identité nationale: pour François Hollande, il faut que le débat cesse
Nicolas Sarkozy doit savoir «cesser» ce débat qui coûte cher à la France.
Selon un sondage du CSA publié par Le Parisien, un Français sur deux n'est pas satisfait de la manière dont se déroule le débat sur l'identité nationale et souhaite son arrêt (29%) ou sa suspension (21%), tandis que seul un Français sur trois souhaite qu'il se poursuive. Il semblerait que les Français aient changé d'avis sur la question: un autre sondage CSA du même type le 1er novembre avait trouvé que le débat était une «bonne chose» pour 60% des Français. François Hollande explique dans cet article pourquoi il faut selon lui arrêter ce débat.
***
Le débat sur l'identité nationale finit par coûter cher à la France. Dérapages ministériels, élucubrations d'élus UMP, divisions au sein de la majorité, embarras préfectoraux, incompréhensions européennes. Bref, une accumulation de bévues, de bourdes, de pataquès. Rien qui élève les consciences, rappelle les valeurs, porte les principes, donne à espérer sur le vivre ensemble.
Nicolas Sarkozy a cru sauver la mise de son ministre de l'Identité nationale en publiant un article dans Le Monde. Et plutôt que de parler de la France, il s'est réfugié en Suisse.
L'actualité, elle, charrie toutes les confusions. La burqa s'invite au Parlement, les Afghans sont raccompagnés dans leur pays en guerre au nom du droit d'asile, les jeunes des quartiers sont identifiés à des musulmans en casquette, l'Histoire est supprimée en classe de terminale scientifique au moment où elle est appelée en renfort de notre identité. Mieux vaut arrêter là .
C'est maintenant la responsabilité de Nicolas Sarkozy de savoir cesser le conflit, comme disait Thorez pour les grèves.
Je ne nie pas l'utilité d'une grande discussion sur la France, ses mémoires, son récit, ses valeurs, son avenir, bref, sur l'idée qu'on en a. Mais cette délibération doit être préparée soigneusement si elle doit être utile. Articulée autour de ce qui fait notre unité. Rien ne doit être simulé: ni les risques, ni les menaces et pas davantage les blessures. Des clivages peuvent apparaître sur des conceptions différentes de notre société, et de ce qui définit la France. Mais c'est aux citoyens qu'il reviendra, comme à chaque moment où ils sont consultés sur leur avenir, d'en décider. C'est à dire lors de l'élection présidentielle.
Aujourd'hui, plus long sera ce capharnaüm, plus coûteux sera-t-il pour le pays que nous aimons.
François Hollande
SI VOUS AVEZ AIMÉ CET ARTICLE, VOUS APPRÉCIEREZ PEUT-ÊTRE: «Jean-François Copé: identité nationale, réussir le débat»
Image de une: Pawel Kopczynsk/iReuters, supporters français en juin 2000
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Comments
bref
F. Hollande aime le mot bref : deux fois dans son court article que l'on aurait aimé moins... bref et plus argumenté, même si ce qu'il dit dit est frappé au coin du bon sens.
Surlevif
Embrouillage
M Hollande est encore favorable à M Sarkosy. Le politiquement correct de ce texte oublie de préciser qu'il s'agit d'un débat stratégiquement lancé par M Sarkosy lui-même, pour tenter de reprendre la main sur une opionion publique de moins en moins sensible à la propagande. Le risque pour la France, évoqué par M Hollande, consiste en l'abandon de ce débat par le pouvoir, pour le remplacer par une politique sécuritaire d'incitation aux débordements (sociaux, délinquants, mafieux, ) telle la campagne présidentielle de 2002, afin de maintenir un vote pro UMP des categoriees populaires et agées, Cette escalade mettra la violence au coeur des rapports sociaux et inter individus en France, risques si bien décrits par M Besson dans son brûlot anti Sarkosy de 2007, avant la trahison. Ce brûlot est à relire à l'aune des événements et lois passées depuis 2007, pour contater qu'il est souvent en deça de la réalité.
France
Ils disaient tous ma France
Ou la France éternelle
Et chacun te prenait un peu de plume à l'aile
Mais quand l'ennemi arriva
Les guérites étaient lÃ
Et plus les sentinelles
Ils disaient tous ma France
Ou la France éternelle
Moi je t'aimais et je ne disais rien
Je n'avais pas seize ans
France tu t'en souviens
Ils disaient tous ma France
Ou la France éternelle
Je n'ai rien dit moi j'étais trop enfant
J'ai pris le fusil de la sentinelle
Et puis c'est fini maintenant
France
Pardonne-moi si je te le rappelle
Je me sens si seul par moments
Ils disaient tous ma France
Ou la France éternelle
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Marianne Arnaud